Sunday, April 26, 2009

I've got a waterplant !

et un nouveau meuble de salle de bains pour la poser ^^

Sunday, April 19, 2009

10 things I hate about shopping

1. Ne pas trouver comment s’enfile un vêtement : ah non ça c’est une manche ; zut y’a un ruban qui pend ; à ton avis, ça s’attache comme un cache-cœur ?

2. Se tordre quelque chose en enfilant le vêtement. Le cou, le plus souvent, mais ça marche aussi très bien avec les épaules, voir même la cheville dans les bons jours.

3. Après avoir durement bataillé avec une robe bizarrement trop étroite, sortir de la cabine pour entendre la vendeuse dire « vous voulez de l’aide pour remonter la fermeture ? ». Ah, c’était donc ça le secret de l’enfilage facile : la fermeture éclair…

4. Se contorsionner dans tous les sens pour enlever une robe/jupe une taille trop petite, qu’on avait quand même réussi à enfiler. Rester coincée, et devoir demander de l'aide à la vendeuse.

5. Devoir expliquer à la vendeuse qui vient de passer la tête par le rideau que oui oui, tout va bien, mais qu’on apprécierait qu’elle n’ouvre pas grand le rideau quand on est en petite culotte.

6. Trouver la robe parfaite, bonne forme, bonne longueur, bonne couleur, et devoir y renoncer parce qu’il n’y a pas sa taille.

7. Essayer un vêtement, trouver qu’il ne va pas si mal, regarder l’occupante de la cabine voisine qui essaye le même, reposer le vêtement.

8. Voir celle-de-la-cabine-voisine se saisir de la robe qu’on vient de reposer, l’essayer et se pavaner entre deux miroirs.

9. L’écouter expliquer à une copine que « le réglisse, c’est exactement ma couleur, cette saison je ne porte plus que ça ». Lui attribuer plein de qualificatifs en –asse.

10. Malgré tout ça, réussir à trouver la robe parfaite (like, good colour, good length, good form, you name it), rentrer, montrer son achat à sa mère, pour obtenir comme réaction très flatteuse : « y’avait pas la taille du dessus ?»

Sunday, April 5, 2009

Cette fois ce n'est pas Londres

à Florence jusqu'au 15 avril.

Pas d'update d'ici là. Vous me direz, ça change pas grand chose.
Je vous répondrai "zut"

edit : je vous laisse avec une super blague à laquelle j'ai pensé ce matin sous la douche
si j'avais des jumelles, je les appelerai Pucci et Gucci

Sunday, March 22, 2009

Oh c'est trop mignon !!!!!



Ceci est un article qui ne sert à rien, et démontre à quel point passer un week-end sans sortir de chez soi, c'est mauvais pour la santé mentale.
Ne vous plaignez, vous avez échappé à un article très constructif sur le thème "Beth Ditto est moche et je l'aime pas"

Sunday, March 15, 2009

why don't you...

Cette semaine, le blog Coco's tea party (que je ne connaissais pas et qui est pas mal, surtout pour le Hit/Miss of the week) a fait son propre Why Don't You... Qui donne donc ceci :

Why don’t you...
* Dress up as Carine Roitfeld – just for one day...
-- ahahah. Yeah, sure.
* Buy a magazine you never normally do. Good ones to pick up are Plastique, Jalouse, Interview and Tank. I recently discovered I like Rolling Stone.
-- would buy if it was available in France. Instead I’ll decide next time I’ll go to a newsagent.
* Wear a hat all day.
-- Nan !
* Listen to Pull Up To The Bumper by Grace Jones. Loudly.
-- Done. Didn’t find any interest whatsoever.
* Watch your favourite movie of all time. Or watch my favourite: Clueless.
-- Thinking about it, I don’t think I can name my favourite movie. Highly disturbing.
* Splurge on a really good hardback fashion book you know you’ll love forever.
-- Keeping the idea for the next my bank account is healthy.
* Wear leopard print underwear.
-- non, pas trop…
* Make a list of the 5 designers you would most like to design your wedding dress. Even if you are already married/don’t want to get married/ not engaged.
-- Christian Lacroix – Lolita Lempicka – John Galliano – Christian Dior – YSL
Fictionnal, obviously, and no order or preference here
* Refer to everyone as ‘sweetie darling’ Absolutely Fabulous style. But stop when people get annoyed.
-- I’ll do it when I’ll get my new personality. Should be here soon btw, I ordered it last week.
* Rent of buy Marc Jacobs and Louis Vuitton on DVD. It's worth it just for the opening scene of Marc dressed as a pigeon.
-- WTF ?
* Post your own ‘Why Don’t You?’ post.
-- right now.


Donc, le mien

Why don’t you…

* listen to I don’t give a shit by Cocoon. Or que fait la vie by Vanessa Paradis.
* read the March chapter of a girl for all seasons and try and stick to the program.
* try a new cook recipe. One you’ll never have thought of doing because your kitchen is too small, your fridge is empty and you don’t have anyone to share it with.
* pick up the most expensive and daring pieces of clothes in your wardrobe (which does not go very far for some people) and wear it outside for a whole day.
* lie on your bed and look at the color of your hair in the sun.
* seriously think about how to change that room whose furniture you can’t bear anymore (because Ikea is never far from where you live)
* watch again Charmed. Even if it’s only to remember that Cole and Phoebe lasted longer than Buffy and Angel.
* lose one meaningless habit for a day. Don’t check your door one minute after locking it, wait until tomorrow to do the washing-up, and see that the world doesn’t collapse.
* buy a really expensive care cream. Kiehl’s hand cream or Estée Lauder Idealist on top of my list.
* wear a tiara for a whole day.
* do something truly unselfish and ungratifying.

image : Margot Motin

Wednesday, March 11, 2009

where do I stand ?

La première fois que JCC a invité Mareva Galanter chez lui, il lui a acheté un pull en cachemire pour être sûr qu'elle n'attrape pas froid.


James a attendu Elisa et lui a acheté une bouteille d'eau.

where do I stand ?

Tuesday, March 3, 2009

toute chose n'est pas...

alors je te signale que c'est assez injuste et scandaleux de me laisser des messages genre "mais euh je suis toute seule et tu t'occupes pas de moi". Parce que j'ai pas besoin de quelqu'un de plus pour me faire culpabiliser. Et aussi parce qu'on a été élevée par la même, alors moi aussi je sais faire si tu veux jouer à ça.
Alors non je réponds pas aux mails, mais juste parce que par principe je réponds pas aux mails qui contiennent un titre et même pas de corps de texte.
Tes MAJ je commente quand j'ai à dire, mais les épaulettes d'Ana Dello Russo (ou quelque soit l'écriture de son nom) provoque pas vraiment chez moi une loghorrée verbale.
Et je mets pas baucoup à jour, c'est vrai, mais parce que 1) j'ai pas le temps d'écrire les articles que je veux et j'ai pas envie de les bacler et 2) je réfléchis, et parfois ça me prend du temps.
Alors peut-être que je râle à rebours, mais si t'aimes pas les démonstrations d'affection publiques moi j'aime pas les reproches publiques, alors la prochaine fois tu trouveras un autre endroit pour me le dire.
Ceci dit, il y a très certainement un fond de vérité dans ce que tu dis.

Wednesday, February 25, 2009

Treasures & trinkets

Cette semaine, pas de queue au NHM, pas de costumes de tsar au V&A, pas de suicide ferroviaire et pas d'avion raté.
Juste des journées calmes et des soirées toute douces. Et des cours lents, et des td fastidieux, et une recherche de stage qui ne mène pas loin mais me permettra de ne pas trop m'en vouloir quand je travaillerai à la trésorerie cet été. Des recherches pour l'anglais, de la relecture du script des Interclubs, des comptes, des comptes et encore des comptes, pour trouver une preuve mathématique qu'aller en ville samedi, c'est raisonnable. Un frigo très vide qui, combiné aux cours, m'offre le choix entre mourir d'inanition ou mourir d'ennui. Des livres finis, des films regardés, une broderie qui restera inachevée, des boutons coccinelle qu'il faudrait acheter.
Et tout en dessous, l'envie de voir quelque chose de nouveau qui commence à refaire surface.

Friday, February 20, 2009

Lost in Jane Austen, Emma Campbell Webster

Pour quiconque a un jour lu "Pride and prejudice", Mr Darcy est l'homme idéal, et il suffit de se pencher sur le nombre de fantasmes littéraires et cinématographiques qu'il a généré en deux siècles d'existence pour s'en convaincre. En bonne midinette qui se respecte, Emma Campbell Webster a donc écrit le livre permettant à n'importe quelle lectrice de Jane Austen de réaliser son rêve : se glisser dans les robes taille empire d'Elizabeth Bennet et peut-être même obtenir une demande en mariage qui déchire son castor.
Le but de "Jane Austen et moi" est donc d'incarner une jeune fille "dotée d'une beauté passable et de talents modérés", à "l'esprit vif et la répartie facile".

"Vous avez la mission de faire un mariage de raison et d'amour, d'éliminer les prétendants indésirables et d'éviter les scandales de famille qui auraient de grandes chances de ruiner tout espoir d'un parti financièrement avantageux".

Le livre est basé sur le même principe qu'un livre dont vous êtes le héros : avec des choix en fin de page et des compétences à acquérir au fil des pages. A savoir Intelligence, Confiance, Relations et Fortune. Et bien sûr, Talents et Défauts, la première colonne se remplissant lamentablement moins vite que la deuxième. A mon stade de lecture, mes Talents se résument à : habileté à orner un éventail ; très observatrice ; sait plus ou moins jouer du piano. Et j'accumule brillament 18 défauts, dont rancunière ; ni style, ni goût, ni beauté ; sens de l'humour déplacé ; invitée se conduisant très mal. Bref, à ne pas lire si on est en pleine remise en question de ses capacités et talents.
Pour les péripéties en elles-même, je suis complétement incapable de dire si le livre s'adresse exclusivement à des critiques averties de Mr Bingley et ses soeurs. Parce que ne nous voilons pas la face, je ne vois pas pourquoi quelqu'un lirait un tel ouvrage sans avoir lu l'original auparavant. En même temps, le livre est fait de telle manière que si on a une mémoire suffisament performante, on peut coller parfaitement à toutes les péripéties de P&P sans jamais s'éloigner une seule fois de l'intrigue d'origine. Auquel cas oui, on finit par épouser Fitzwilliam, mais en même temps c'est pas très drôle ("oh mais quelle surprise, après mon refus Mr Collins va épouser Charlotte Lucas. Oh ben ça alors"). Bref, j'en ai été réduite à faire volontairement et en toute conscience n'importe quoi uniquement pour aller voir du pays (et accessoirement croiser le héros de Mansfield Park, qui se balade par là pour une raison mystérieuse : "oh pardon, c'est pas la bonne intrigue").
En gros le livre n'est fait ni pour celles qui n'ont jamais lu P&P, ni pour celles qui l'ont déjà lu. Et vaut avant tout pour toutes les fins alternatives où l'auteure a craqué, et pas qu'un peu, du genre

"Mr Elton ne veut absolument pas vous laisser partir, et reste galament sur le chemin de votre voiture, bras écartés, et exige que le cocher s'arrête sur le champ. Il donne une telle frayeur aux chevaux qu'ils paniquent et se cabrent. [...] Mr Elton [...] est piétiné à mort. Tout le monde vous tient pour responsable. Vous êtes jugées et emprisonnées pour avoir sans le moindre remord tué un ecclésiastique."

et encore, je vous épargne celle où Lizzy se romp le cou en glissant, ou celle où elle épouse Mr Collins et le tue à coups de dictionnaire au bout de deux mois de mariage insupportable...

Wednesday, February 11, 2009

Slut, a one word poem

Donc l'INSA fait grève jusqu'à jeudi soir. Mon taux d'intêrét est largement diminué par le fait que je suis malade, et se limite à "chic, j'aurai le temps d'aller chez le médecin demain matin" - ouais parce que j'attends pas d'être à Londres pour me dire "tiens, je devrais peut-être voir un médecin". Et puis 2 jours de suite à 39 de fièvre, je tente pas le diable... Avec un peu de chance la prof de sport aussi fera grève (même si je ne vois pas trop quelle excuse valable elle pourrait trouver pour). Et au pire, je récupère un certificat médical.
Bref, à la place du TP de nano on a eu droit à un magnifique exposé sur"pourquoi on fait grève" - ce qui ne m'était pas forcément superflu, puisque je me suis dispensée de toutes les AG pour nidifier au chaud sous ma couette. Très intéressant, même si ça sonnait beaucoup comme "c'était mal avant, ça sera pas mieux ensuite". Toujours est-il que chaque fois qu'ils parlaient de la recherche fondamentale, je pouvais pas m'empêcher de penser à l'épisode de The West Wing où Toby s'agace contre la représentante de je-ne-sais-plus-quoi, qui veut couper les subventions de certains artistes. Et Toby de conclure qu'on ne peut pas juger de ce qui fera date ou pas.
A part ça j'ai commencé Olivia Joules and the hyperactive imagination ; Twilight c'est tout nul ; et c'est à peu près tout, considérant ma sur-activité des derniers jours.

Tuesday, February 10, 2009

je koalate





Je devais passer ma journée banalisée à chercher un stage (wouhou), repasser (wouhou), râler ici contre certaine personne (ahah) et aller au ciné (^^). A la place je suis restée dans mon lit pour cause de crève carabinée et de 39 de fièvre.
J'ai passé la nuit à délirer, et à me réveiller par intervalle de 2h. Et j'ai fait toute la nuit le même rêve, où je me voyais allongée dans mon lit avec une bulle au dessus de ma tête, comme les rêves sont représentés dans les BD. Sauf que là, la bulle était phgocytée par une espèce d'immonde bestiole avec plein de tentacules, qui l'étouffaient et l'empêchaient de se développer correctement.
Bref, j'ai perdu ma journée et je ne sais même pas si je vais au cinéma ce soir.

image : Koala by cocokun

Saturday, February 7, 2009

thinking outside the box

Petit rappel des faits, pour tous ceux qui ne suivraient pas. Au deuxième semestre, en anglais, on doit choisir un module. Avec la chance qui me caractérise, je n’ai pas eu mon premier vœu, je me suis contentée du deuxième, à savoir Kid stuff. Ou comment convaincre les petits nenfants de retourner jouer dehors pour acquérir des réflexes de survie.

“Your challenge: to design new and exciting outdoor environments, games, tree-houses, play structures games and toys so that young people will want to take part in these activities. You will use environmental friendly materials wherever possible. You will be working in team, […] producing a portfolio of ideas to make being outdoor “cool” again”.

Bref, mon amour des enfants concilié à ma passion pour les activités en extérieur, le tout pour 2h30 de pur bonheur hebdomadaire en compagnie d’autres étudiants au niveau d’anglais plus que varié (pour employer un doux euphémisme). Il manque juste un côté tiers-mondiste pour que ma félicité soit totale. Tout ça pour dire qu’au bout d’une demi-heure de cours, j’avais envie de m’ouvrir les veines avec la feuille d’émargement. A la place, j’ai sagement observé mon voisin, qui a passé tout le cours à tirer sur les trois poils qu’il a au bout du menton (ça aurait pu donner : « kid stuff : discovering your facial hair » si la tranche d’âge avait correspondu).

Toujours est-il que la prof a eu l’idée délirante de nous faire présenter notre voisin et une activité créative qu’il avait eue dans sa vie. Et quand je dis « créative », elle tapait très large, parce qu’elle acceptait aussi « j’ai repeint les fenêtres chez mon grand-père ». Ce qui donnait donc à peu près ceci :

Il paraît que dans une réception […] quand on présente les gens les uns aux autres, on signale un ou deux détails sur chacun, pour qu’ils aient un sujet de conversation quand on les quitte. Par exemple : « John vient de Nouvelle-Zélande, c’est un fou de planche à voile. », ou : « Gina a une passion pour le parachutisme, elle vit sur une péniche. »

Le journal de Bridget Jones

Helen Fielding

Ou en version INSA : « This is Brice, and when he was nine he built a boat » ; « this is Thomas and when he was twelve he wrote a novel, but then the computer died and he lost it” (là on tient un bon début de psychanalise) ; “This is Julien and when he was in high-school, he painted a tree” (me demandez pas, je veux pas savoir) ; “this is Sophie, and she redecorated her father’s office” (on dirait la soeur de Rachel dans Friends)… And so on.

Et ensuite on a du s’entraîner à penser “outside the box”, à comprendre que quand on veut imaginer un moyen pour s’asseoir, on doit l’appeler “seating device” et pas “chair” parce que “chair” c’est limitatif et blablablabla. Et donc pour nous perfectionner dans ce genre de raisonnement, on a du répondre à 25 questions du genre :

A woman lives on the tenth floor of a block of flats. Every morning she takes the lift down to the ground floor and goes to work. In the evening, she gets into the lift and, if there is someone in the lift she goes back to her floor directly. Otherwise, she goes to the eighth floor and walks up to flight of stairs to her flat. How do you explain this ?

A cowboy rode into town on Friday, spent one night there, and left on Friday. How do you account for this ?

Sur ces questions trépidantes, je m’en vais faire mon ménage.

Thursday, January 29, 2009

i feel guilty

parce que j'ai partiel d'AN demain et que j'arrive à faire 0 annale
parce que les parents arrivent vendredi, alors que j'ai juste envie de passer un week-end tranquille
parce que je ne fais pas les choses que je devrais faire
parce que je fais celles que je ne devrais pas faire
parce que Vogue m'agace
parce que Juliette Benzoni peut aller se faire voir. Toutes ses consoeurs aussi, d'ailleurs
parce que je ne brode plus
parce que je me pose trop de questions
parce que les personnes que j'ai envie de voir ne sont pas ici
parce que j'ai perdu Clémence
parce qu'il y a trop de choses que je ne sais pas
parce que je suis fatiguée
parce que Mathilde a tort. et Laurène encore plus
parce que j'ai eu tort encore plus souvent et que je m'en veux
parce que s'apitoyer sur son sort, ça n'aide jamais

and because i'm no better

Monday, January 19, 2009

a kiss with a fist is better than none

comme mes révisions me tiendront lieu d'occupation principale pour les 2 semaines à venir (trop crédible...), il va falloir vous passer de MAJ pour encore quelque temps. je sais, trop dur...

Sunday, January 11, 2009

la dure vie d'une journaliste de mode

Ce qu’il y a de marrant dans les journaux féminins, c’est que les articles sur les actrices/chanteuses/mannequins/wannabe-it-girls sont toujours dithyrambiques. La journaliste aura toujours l’air convaincu du bien fondé du régime vanté par l’interviewée (« oh, uniquement des graines non germées à tous les repas, quelle idée fantastique »), même si elle pense le contraire (« non mais quelle freak control, à obliger sa fille de 5 ans à avoir un gâteau d’anniversaire végétalien ». et d’ailleurs c’est quoi, végétalien ? parce que j’étais persuadée que ça se rapprochait de végétarien, en plus strict, mais clairement non, parce que je vois pas trop comment un gâteau d’anniversaire peut être végétarien : « non, non, merci, jamais de lapin dans la tarte au citron pour moi »). Elle s’émerveillera toujours de ce que la mannequin mange normalement (« Maria-Carla qui mange un cake à la semoule, mais c’est fantastique » - à mon avis il faut vraiment avoir envie de montrer qu’on mange normalement pour avaler un truc aussi bourratif), même si elle l’a entendue 10 minutes plus tôt se vanter de peser chaque aliment avant de le manger, même pour le dentifrice et les chewing-gum. Elle compatira chaque fois que la pauvre chanteuse se plaint parce que « tout le monde m’offre des vêtements, j’aimerais bien en acheter moi-même parfois, comme les gens normaux, tu comprends ? », alors qu’elle-même est sur liste d’attente pour avoir l’écharpe imprimé léopard Louis Vuitton (grand mystère aussi, les listes d’attente. Pour un Birkin d’accord, c’est pas comme si il allait se démoder d’ici le mois prochain. Mais trois mois d’attente pour une écharpe ? alors qu’elle sera, selon les critères en vigueur, complètement banale à cette date ?) ou a du renoncer à des vacances à Marrakech pour s’acheter une paire de Manolos.

La journaliste admirera béatement la mannequin qui se vante de continuer à suivre un parcours scolaire normal tout en faisant la couverture de Vogue. Surtout les mannequins anglaises de moins de 18 ans, parce qu’on sait tous que le système scolaire britannique est terriblement accaparant. Ou celle qui ont 19 ans et déclarent avoir « la sensation d’avoir déjà fait le tour de la profession », puisqu’elles ont « défilé à Paris, New-York, Londres et Milan. Alors qu’est-ce qu’il me reste à voir maintenant ? ». Non, elles ont plutôt l’intention de « se consacrer aux autres, à toutes ces pauvres estoniennes (ou une quelconque nationalité de l’Est, pourvu qu’elles soient blondes, grandes et aux côtes saillantes) qui n’ont pas eu autant de chance que moi. Oui, je ressens durement leur malheur, étant passé par là. 18 ans est l’âge de ma maturité, et je veux m’investir dans une association humanitaire ». « Oh, ah » dit la journaliste. Battements de cils modestes de la mannequin : « j’ai accepté de devenir égérie de cette marque de maquillage pour financer mon projet et parce que ma grand-mère a.do.rait cette marque. A chaque achat 20 cts seront reversé à mon association, I Love Poor Ukranian Babies. Je me suis beaucoup investie dans ce projet, de la création jusqu’au photoshoot » - comprendre qu’elle est passé au labo, a déclaré en voyant un échantillon « oh c’est joli comme couleur », le-dit échantillon ayant donc ensuite été choisi pour le fond de teint. Au mieux, on lui aura demandé de décorer les boîtiers – ce qui donne des résultats mitigés, allant du dessin pas si moche à l’imprimé léopard (parce que c’est bien connu, il faut avoir un sens inné de l’art pour recouvrir un poudrier de tissu tacheté).

Parfois, la journaliste doit aussi interroger une It-Girl. La it-Girl étant par définition une fille qui ne fait rien, à par changer de vêtements pour lancer des tendances. Age moyen : 20 ans (la plus vieille étant tout de même Kate Moss, et une des plus jeunes Taylor Momsen). La pauvre enfant se débat dans les affres de sa dure vie (« j’ai rompu avec mon copain, ça allait faire 1 an dans 8 mois qu’on sortait ensemble. C’est tellement dur, je crois que je ne pourrai plus jamais aimer. ») tout en essayant de prouver au monde entier qu’elle ne fait pas la Une des magazines uniquement parce qu’elle va en boîte en petit culotte (ou en jupe et sans petite culotte, c’est selon) ou parce que son père est le chanteur à grosse bouche d’un groupe mondialement connu et sa mère une mannequin exotique (le top du top étant la mannequin égérie du swinging London ayant fait un overdose quand la it-Girl avait 5 ans). La journaliste a alors la tâche exténuante de dissimuler au monde entier la triste vérité, c'est-à-dire qu’une fille de 16 ans, chaussures Balenciaga aux pieds ou pas, ça a pas grand-chose d’intéressant à dire.

Mais jamais, jamais la journaliste n’avouera dans son article qu’elle est verte de jalousie parce que la personne qu’elle interviewe a commencé sa vie en Russie à fouiller les poubelles, est devenue une mannequin mondialement connue qui justifie l’existence de Prada (i.e. Muccia crée des vêtements qui vont effectivement à des personnes), en a profité pour épouser un lord anglais avec qui elle file le parfait amour depuis 10 ans, et a trois enfants sans augmentation proportionnel de son tour de hanche. Et surtout aussi parce que cette mannequin, en plus d’être belle et riche, en plus, en plus, elle est gentille.


et pour ceux qui se demanderaient, c'est pas juste moi qui craque le dimanche après-midi : les anecdotes citées ne sont pas inventées. et pour ceux qui s'ennuient, vous pouvez essayer de retrouver de qui je parle ^^.

Wednesday, January 7, 2009

pagaille vestimentaire

Oui je sais, je MAJ pas beaucoup en ce moment, mais j'ai pas vraiment le temps/la motivation. Et j'ai toujours pas trouvé ce que je fais pour le 400ème post, alors je me presse pas trop. En tout cas, rien de bien intéressant à raconter.
Toujours pas envoyé mes cartes de voeux, c'est pas encore cette année que je te ferai concurrence au rang de Little Miss Perfect. Pas fini mes lettres de motivation non plus ; en même temps j'ai cherché un peu et je trouve zéro renseignement sur la structure des entreprises, alors je sèche toujours pour le paragraphe d'intro.
J'ai reçu Cosmo aujourd'hui et y'a Blake Lively en couverture, ça m'a fait un choc ; presque autant que d'apprendre que Taylor Momsen a seulement 15 ans (quand tu vois comment elle s'habille c'est malsain je trouve ; à 15 ans tu lances pas des tendances en portant la it-dress du moment avec les chaussures Balenciaga - la photo pour ceux qui ne mettraient pas un visage sur son nom).
Et hier j'ai croisé une fille trop mal habillée (oui c'était hier, donc c'est pas juste la couverture de Cosmo...). Elle portait un jogging en polyester rouge avec un manteau en laine rouge, un Pliage noir (comme quoi, la démocratisation des marques a pas que du bon), et un piercing au menton quasiment invisible tellement elle avai le bas du visage dodu...
Oui, ma vie est passionante.

Sunday, December 28, 2008

the ghost of current christmas

Emmenés
  • grille-pain x2, l’un pour être réparé par le MacGyver octogénaire familial, l’autre banalement destiné à être utilisé au petit-déjeuner – parce que MacGyver répare et conserve, même le grille-pain trentenaire avec de l’amiante (d’après M. qui a donc décidé qu’elle ne risquerait plus sa santé à l’utiliser).
  • foie gras / vin / mandarines – pas au cas où on se retrouverait coincé dans la voiture par 3m de neige (puisque de neige point de flocon cette année), juste parce que demander au grand-père de faire toutes les courses de Noël serait réellement un excès d’optimisme frisant la stupidité.
  • couvertures, le grand-père ayant découvert les joies des économies par la méthode du « moins je chauffe la maison moins je paye », et faisant face à nos récriminations de riches surchauffées par l’octroi de couvertures datant facilement de la ruée vers l’or.
  • cadeaux – mais pas trop, hein, puisque comme nous le rappelle P. depuis 10 minutes en gesticulant sauvagement (à son age, vraiment, c’est pas prudent), « y’a plus de place dans le coffre » - mais non, j’ai même pas encore décidé quelles chaussures j’emmène !
  • Elle, pour élever le cœur et l’esprit vers les choses importantes de la vie, en cette fin d’année
  • broderie, tissu rouge à pois noirs, pelotes de laine marron et autre nécessaire à macramé pour hippie débutante – puisque le soir au coin du feu ou l’après-midi a la maison de retraite, il faut bien s’occuper un peu.
  • poly de cours (QFM, microcaract) parce que, malgré le fait que mon partiel le plus proche soit dans 3 semaines, j’ai réellement l’intention de faire croire a quelqu’un que je vais réviser pendant les vacances.
  • tenues de Noel – dont ma robe, à cause de laquelle M. a passé la journée d’hier à me poursuivre partout dans la maison à coup de “lève pas les bras !”.
  • DVD – parce que la broderie ne garde éveillée qu’un temps, et que Mr Darcy garde éveillée bien plus longtemps.
Sorely missing, no matter what : Christmas spirit

Tuesday, December 23, 2008

bobble


Je suis à Nevers, je n'ai strictement rien à faire, M. est mutique et ma soeur vient de gagner la tête d'un épagneul après son passage chez le coiffeur. Bref, je m'ennuiiiiiiiiiiiis ! et j'ai donc entrepris de faire la liste de tous les livres de chick lit' que j'ai un jour lu dans ma vie. C'est donc chose faite dans les 4 articles qui suivent (à noter qu'il faut mieux commencer par le dernier pour respecter l'ordre alphabétique). Que j'ai aussi écrit pour tenter de montrer que si le genre possède, c'es vrai un certain nombre de faiblesse et de clichés, il est quand même suffisament varié et bien écrit pour satisfaire tout le monde.

Lisez bien, il y aura des questions ^^.

petit précis de chick lit' - tome 4

Sykes Plum, Bergdorf blondes – dont la morale pourrait être « Mummy knows better ». Pas vraiment plus de souvenirs, parce qu’il n’y a rien de plus à se rappeler.

Sykes Plum, Débutantes divorcées – le livre qu’il fallait pour répondre à la question qui agite toutes les socialites : quand le divorce est plus à la mode que le mariage, comment rester marier ? surtout quand vous êtes persuadés que votre mari vous trompe au bout d’un mois de mariage ? Plum Sykes répond à la question en 280 pages aussi légères et éphémères que les bulles de champagne que boivent ses héroïnes.

Tessaro Kathleen, Elegance – Ou comment la vie d’une femme effacée, mariée à un homosexuel refoulé, est bouleversée par la découverte de Mme Darriaux et de son « guide to elegance ». L’histoire en elle-même n’a rien d’exceptionnelle, mais se démarque par sa construction originale : chaque chapitre commence par un article de Mme Darriaux, plus ou moins lié aux péripéties prochaines.

Weiner Jennifer, Chaussure à son pied – parce que parfois, les seuls points commun entre 2 sœurs sont une pointure et un chagrin trop lourd à porter toute seule, et que c’est suffisant pour en tirer une bonne histoire. Le premier roman de Jenifer Weiner, très bonne romancière et grande militante de la taille L dans les livres de CL. Très bien ne serait-ce que pour découvrir les poèmes d’Elizabeth Bishop.

Weiner Jennifer, Crime et couche-culottes – un assassinat dans une banlieue idyllique permet à une mère de famille plus qu’imparfaite (mais tellement plus aimante que toutes les autres mères psycho-rigides des alentours, bien sûr) de réfléchir sur le thème « peut-on vraiment être heureuse si on abandonne sa carrière pour ses enfants ? ». Sujet mieux traité que dans « and what do you do ? », avec cependant une fin tout aussi insatisfaisante et triste.

Weisberger Lauren – le diable s’habille en Prada
Weisberger Lauren – People or not people

Zola Emile, Au bonheur des dames – Une héroïne pauvre mais belle et vertueuse, rivale d’une marquise pour les beaux yeux du patron du Bonheur des Dames, qui faisait jusqu’à là le malheur de la gente féminine parisienne par son refus de se marier. Ajoutez à ça une bonne dose de gants en daim, des étalages d’ombrelles chinoises, des avalanches de jupons en dentelle de Calais à chaque étage du grand magasin. Si c’est pas de la Chick’ lit’, je ne sais pas ce qui en est.

petit précis de chick lit' - tome 3

Lisa Lutz, Spellman & Associés – pas exactement un roman de CL à proprement parler, puisque l’héroïne s’habille dans les surplus de l’armée, ne s’épile pas les jambes, et passe ses nuits dans la voiture à décuver. En plus elle est détective privé dans une famille de détectives privés tous plus allumés les uns que les autres, même la petite dernière à laquelle l’oncle a appris à ouvrir une serrure avec une épingle à cheveux pour ses dix ans. Drôle mais pas autant que le promet la quatrième de couverture, avec une intrigue policière un peu bateau, surtout si on a déjà vu Veronica Mars.

McLaughlin Emma & Kraus Nicola, Citizen girl – Une héroïne agaçante, des clichés sur le milieu de la pub et une intrigue des plus crasses : à éviter absolument, ne serait-ce que pour s’épargner la lecture d’un chapitre entier sur le thème : « d’accord, je gagne plein d’argent, mais je vois moins mes parents. Dois-je vraiment garder ce boulot ? et personne ne me comprend ! »

McLaughlin Emma & Kraus Nicola, Nanny, journal d’une baby-sitter – ou comment devenir baby-sitter chez de riches New-Yorkais, et abdiquer toute vie personnelle pour se mettre entièrement à la disposition des lubies de sa patronne, qui se révélera rapidement être une mégère psychotique et dominatrice. Inspiré d’anecdotes réelles.

Morton Camilla, A girl for all seasons – Pour savoir quel est le meilleure mois pour partir à la chasse au solitaire, lire « songe d’une nuit d’été » ou commencer l’apprentissage d’une nouvelle langue. Et si vous êtes capables d’organiser vous-même votre vie, vous pourrez toujours y découvrir tout un tas d’anecdotes sur le Royaume-Uni (saviez-vous que le baiser y avait été banni au 16ème siècle pour prévenir la propagation des microbes ?).

Morton Camilla, A girl’s guide to everything – Si vous ne savez pas vous servir d’un appareil photo, que vous vous demandez comment faire vos courses tout seul ou que vous hésitez à choisir la musique qui accompagnera votre habillage matinale, ce livre est pour vous. Sinon, il y a de jolis dessins, et il peut à l’occasion donner de bonnes idées (à condition d’étudier attentivement la table des matières)

Pearson Allison, Je ne sais pas comment elle fait – le livre qui tente de répondre à l’éternelle question « can you have it all? ». Pas vraiment, si on en juge par l’héroïne, executive woman qui tente aussi d’être une bonne mère/épouse. Très bien écrit, avec en bonus une bonne fin parce que pas totalement rose bonbon pour une fois.

Rennison Louise, Mon nez, mon chat, l’amour et moi – Bridget Jones pour les 14 ans. Vous saurez tout sur la vie de Georgia Nicholson, débordante de « maturosité et féminité », désespérément amoureuse d’un Super-Canon mais brimée par des parents qui l’empêchent de sortir après minuit. Je sais que ça a pas l’air comme ça, mais c’est hilarant (et les 5 tomes suivant aussi).