Wednesday, February 25, 2009

Treasures & trinkets

Cette semaine, pas de queue au NHM, pas de costumes de tsar au V&A, pas de suicide ferroviaire et pas d'avion raté.
Juste des journées calmes et des soirées toute douces. Et des cours lents, et des td fastidieux, et une recherche de stage qui ne mène pas loin mais me permettra de ne pas trop m'en vouloir quand je travaillerai à la trésorerie cet été. Des recherches pour l'anglais, de la relecture du script des Interclubs, des comptes, des comptes et encore des comptes, pour trouver une preuve mathématique qu'aller en ville samedi, c'est raisonnable. Un frigo très vide qui, combiné aux cours, m'offre le choix entre mourir d'inanition ou mourir d'ennui. Des livres finis, des films regardés, une broderie qui restera inachevée, des boutons coccinelle qu'il faudrait acheter.
Et tout en dessous, l'envie de voir quelque chose de nouveau qui commence à refaire surface.

Friday, February 20, 2009

Lost in Jane Austen, Emma Campbell Webster

Pour quiconque a un jour lu "Pride and prejudice", Mr Darcy est l'homme idéal, et il suffit de se pencher sur le nombre de fantasmes littéraires et cinématographiques qu'il a généré en deux siècles d'existence pour s'en convaincre. En bonne midinette qui se respecte, Emma Campbell Webster a donc écrit le livre permettant à n'importe quelle lectrice de Jane Austen de réaliser son rêve : se glisser dans les robes taille empire d'Elizabeth Bennet et peut-être même obtenir une demande en mariage qui déchire son castor.
Le but de "Jane Austen et moi" est donc d'incarner une jeune fille "dotée d'une beauté passable et de talents modérés", à "l'esprit vif et la répartie facile".

"Vous avez la mission de faire un mariage de raison et d'amour, d'éliminer les prétendants indésirables et d'éviter les scandales de famille qui auraient de grandes chances de ruiner tout espoir d'un parti financièrement avantageux".

Le livre est basé sur le même principe qu'un livre dont vous êtes le héros : avec des choix en fin de page et des compétences à acquérir au fil des pages. A savoir Intelligence, Confiance, Relations et Fortune. Et bien sûr, Talents et Défauts, la première colonne se remplissant lamentablement moins vite que la deuxième. A mon stade de lecture, mes Talents se résument à : habileté à orner un éventail ; très observatrice ; sait plus ou moins jouer du piano. Et j'accumule brillament 18 défauts, dont rancunière ; ni style, ni goût, ni beauté ; sens de l'humour déplacé ; invitée se conduisant très mal. Bref, à ne pas lire si on est en pleine remise en question de ses capacités et talents.
Pour les péripéties en elles-même, je suis complétement incapable de dire si le livre s'adresse exclusivement à des critiques averties de Mr Bingley et ses soeurs. Parce que ne nous voilons pas la face, je ne vois pas pourquoi quelqu'un lirait un tel ouvrage sans avoir lu l'original auparavant. En même temps, le livre est fait de telle manière que si on a une mémoire suffisament performante, on peut coller parfaitement à toutes les péripéties de P&P sans jamais s'éloigner une seule fois de l'intrigue d'origine. Auquel cas oui, on finit par épouser Fitzwilliam, mais en même temps c'est pas très drôle ("oh mais quelle surprise, après mon refus Mr Collins va épouser Charlotte Lucas. Oh ben ça alors"). Bref, j'en ai été réduite à faire volontairement et en toute conscience n'importe quoi uniquement pour aller voir du pays (et accessoirement croiser le héros de Mansfield Park, qui se balade par là pour une raison mystérieuse : "oh pardon, c'est pas la bonne intrigue").
En gros le livre n'est fait ni pour celles qui n'ont jamais lu P&P, ni pour celles qui l'ont déjà lu. Et vaut avant tout pour toutes les fins alternatives où l'auteure a craqué, et pas qu'un peu, du genre

"Mr Elton ne veut absolument pas vous laisser partir, et reste galament sur le chemin de votre voiture, bras écartés, et exige que le cocher s'arrête sur le champ. Il donne une telle frayeur aux chevaux qu'ils paniquent et se cabrent. [...] Mr Elton [...] est piétiné à mort. Tout le monde vous tient pour responsable. Vous êtes jugées et emprisonnées pour avoir sans le moindre remord tué un ecclésiastique."

et encore, je vous épargne celle où Lizzy se romp le cou en glissant, ou celle où elle épouse Mr Collins et le tue à coups de dictionnaire au bout de deux mois de mariage insupportable...

Wednesday, February 11, 2009

Slut, a one word poem

Donc l'INSA fait grève jusqu'à jeudi soir. Mon taux d'intêrét est largement diminué par le fait que je suis malade, et se limite à "chic, j'aurai le temps d'aller chez le médecin demain matin" - ouais parce que j'attends pas d'être à Londres pour me dire "tiens, je devrais peut-être voir un médecin". Et puis 2 jours de suite à 39 de fièvre, je tente pas le diable... Avec un peu de chance la prof de sport aussi fera grève (même si je ne vois pas trop quelle excuse valable elle pourrait trouver pour). Et au pire, je récupère un certificat médical.
Bref, à la place du TP de nano on a eu droit à un magnifique exposé sur"pourquoi on fait grève" - ce qui ne m'était pas forcément superflu, puisque je me suis dispensée de toutes les AG pour nidifier au chaud sous ma couette. Très intéressant, même si ça sonnait beaucoup comme "c'était mal avant, ça sera pas mieux ensuite". Toujours est-il que chaque fois qu'ils parlaient de la recherche fondamentale, je pouvais pas m'empêcher de penser à l'épisode de The West Wing où Toby s'agace contre la représentante de je-ne-sais-plus-quoi, qui veut couper les subventions de certains artistes. Et Toby de conclure qu'on ne peut pas juger de ce qui fera date ou pas.
A part ça j'ai commencé Olivia Joules and the hyperactive imagination ; Twilight c'est tout nul ; et c'est à peu près tout, considérant ma sur-activité des derniers jours.

Tuesday, February 10, 2009

je koalate





Je devais passer ma journée banalisée à chercher un stage (wouhou), repasser (wouhou), râler ici contre certaine personne (ahah) et aller au ciné (^^). A la place je suis restée dans mon lit pour cause de crève carabinée et de 39 de fièvre.
J'ai passé la nuit à délirer, et à me réveiller par intervalle de 2h. Et j'ai fait toute la nuit le même rêve, où je me voyais allongée dans mon lit avec une bulle au dessus de ma tête, comme les rêves sont représentés dans les BD. Sauf que là, la bulle était phgocytée par une espèce d'immonde bestiole avec plein de tentacules, qui l'étouffaient et l'empêchaient de se développer correctement.
Bref, j'ai perdu ma journée et je ne sais même pas si je vais au cinéma ce soir.

image : Koala by cocokun

Saturday, February 7, 2009

thinking outside the box

Petit rappel des faits, pour tous ceux qui ne suivraient pas. Au deuxième semestre, en anglais, on doit choisir un module. Avec la chance qui me caractérise, je n’ai pas eu mon premier vœu, je me suis contentée du deuxième, à savoir Kid stuff. Ou comment convaincre les petits nenfants de retourner jouer dehors pour acquérir des réflexes de survie.

“Your challenge: to design new and exciting outdoor environments, games, tree-houses, play structures games and toys so that young people will want to take part in these activities. You will use environmental friendly materials wherever possible. You will be working in team, […] producing a portfolio of ideas to make being outdoor “cool” again”.

Bref, mon amour des enfants concilié à ma passion pour les activités en extérieur, le tout pour 2h30 de pur bonheur hebdomadaire en compagnie d’autres étudiants au niveau d’anglais plus que varié (pour employer un doux euphémisme). Il manque juste un côté tiers-mondiste pour que ma félicité soit totale. Tout ça pour dire qu’au bout d’une demi-heure de cours, j’avais envie de m’ouvrir les veines avec la feuille d’émargement. A la place, j’ai sagement observé mon voisin, qui a passé tout le cours à tirer sur les trois poils qu’il a au bout du menton (ça aurait pu donner : « kid stuff : discovering your facial hair » si la tranche d’âge avait correspondu).

Toujours est-il que la prof a eu l’idée délirante de nous faire présenter notre voisin et une activité créative qu’il avait eue dans sa vie. Et quand je dis « créative », elle tapait très large, parce qu’elle acceptait aussi « j’ai repeint les fenêtres chez mon grand-père ». Ce qui donnait donc à peu près ceci :

Il paraît que dans une réception […] quand on présente les gens les uns aux autres, on signale un ou deux détails sur chacun, pour qu’ils aient un sujet de conversation quand on les quitte. Par exemple : « John vient de Nouvelle-Zélande, c’est un fou de planche à voile. », ou : « Gina a une passion pour le parachutisme, elle vit sur une péniche. »

Le journal de Bridget Jones

Helen Fielding

Ou en version INSA : « This is Brice, and when he was nine he built a boat » ; « this is Thomas and when he was twelve he wrote a novel, but then the computer died and he lost it” (là on tient un bon début de psychanalise) ; “This is Julien and when he was in high-school, he painted a tree” (me demandez pas, je veux pas savoir) ; “this is Sophie, and she redecorated her father’s office” (on dirait la soeur de Rachel dans Friends)… And so on.

Et ensuite on a du s’entraîner à penser “outside the box”, à comprendre que quand on veut imaginer un moyen pour s’asseoir, on doit l’appeler “seating device” et pas “chair” parce que “chair” c’est limitatif et blablablabla. Et donc pour nous perfectionner dans ce genre de raisonnement, on a du répondre à 25 questions du genre :

A woman lives on the tenth floor of a block of flats. Every morning she takes the lift down to the ground floor and goes to work. In the evening, she gets into the lift and, if there is someone in the lift she goes back to her floor directly. Otherwise, she goes to the eighth floor and walks up to flight of stairs to her flat. How do you explain this ?

A cowboy rode into town on Friday, spent one night there, and left on Friday. How do you account for this ?

Sur ces questions trépidantes, je m’en vais faire mon ménage.

Thursday, January 29, 2009

i feel guilty

parce que j'ai partiel d'AN demain et que j'arrive à faire 0 annale
parce que les parents arrivent vendredi, alors que j'ai juste envie de passer un week-end tranquille
parce que je ne fais pas les choses que je devrais faire
parce que je fais celles que je ne devrais pas faire
parce que Vogue m'agace
parce que Juliette Benzoni peut aller se faire voir. Toutes ses consoeurs aussi, d'ailleurs
parce que je ne brode plus
parce que je me pose trop de questions
parce que les personnes que j'ai envie de voir ne sont pas ici
parce que j'ai perdu Clémence
parce qu'il y a trop de choses que je ne sais pas
parce que je suis fatiguée
parce que Mathilde a tort. et Laurène encore plus
parce que j'ai eu tort encore plus souvent et que je m'en veux
parce que s'apitoyer sur son sort, ça n'aide jamais

and because i'm no better

Monday, January 19, 2009

a kiss with a fist is better than none

comme mes révisions me tiendront lieu d'occupation principale pour les 2 semaines à venir (trop crédible...), il va falloir vous passer de MAJ pour encore quelque temps. je sais, trop dur...

Sunday, January 11, 2009

la dure vie d'une journaliste de mode

Ce qu’il y a de marrant dans les journaux féminins, c’est que les articles sur les actrices/chanteuses/mannequins/wannabe-it-girls sont toujours dithyrambiques. La journaliste aura toujours l’air convaincu du bien fondé du régime vanté par l’interviewée (« oh, uniquement des graines non germées à tous les repas, quelle idée fantastique »), même si elle pense le contraire (« non mais quelle freak control, à obliger sa fille de 5 ans à avoir un gâteau d’anniversaire végétalien ». et d’ailleurs c’est quoi, végétalien ? parce que j’étais persuadée que ça se rapprochait de végétarien, en plus strict, mais clairement non, parce que je vois pas trop comment un gâteau d’anniversaire peut être végétarien : « non, non, merci, jamais de lapin dans la tarte au citron pour moi »). Elle s’émerveillera toujours de ce que la mannequin mange normalement (« Maria-Carla qui mange un cake à la semoule, mais c’est fantastique » - à mon avis il faut vraiment avoir envie de montrer qu’on mange normalement pour avaler un truc aussi bourratif), même si elle l’a entendue 10 minutes plus tôt se vanter de peser chaque aliment avant de le manger, même pour le dentifrice et les chewing-gum. Elle compatira chaque fois que la pauvre chanteuse se plaint parce que « tout le monde m’offre des vêtements, j’aimerais bien en acheter moi-même parfois, comme les gens normaux, tu comprends ? », alors qu’elle-même est sur liste d’attente pour avoir l’écharpe imprimé léopard Louis Vuitton (grand mystère aussi, les listes d’attente. Pour un Birkin d’accord, c’est pas comme si il allait se démoder d’ici le mois prochain. Mais trois mois d’attente pour une écharpe ? alors qu’elle sera, selon les critères en vigueur, complètement banale à cette date ?) ou a du renoncer à des vacances à Marrakech pour s’acheter une paire de Manolos.

La journaliste admirera béatement la mannequin qui se vante de continuer à suivre un parcours scolaire normal tout en faisant la couverture de Vogue. Surtout les mannequins anglaises de moins de 18 ans, parce qu’on sait tous que le système scolaire britannique est terriblement accaparant. Ou celle qui ont 19 ans et déclarent avoir « la sensation d’avoir déjà fait le tour de la profession », puisqu’elles ont « défilé à Paris, New-York, Londres et Milan. Alors qu’est-ce qu’il me reste à voir maintenant ? ». Non, elles ont plutôt l’intention de « se consacrer aux autres, à toutes ces pauvres estoniennes (ou une quelconque nationalité de l’Est, pourvu qu’elles soient blondes, grandes et aux côtes saillantes) qui n’ont pas eu autant de chance que moi. Oui, je ressens durement leur malheur, étant passé par là. 18 ans est l’âge de ma maturité, et je veux m’investir dans une association humanitaire ». « Oh, ah » dit la journaliste. Battements de cils modestes de la mannequin : « j’ai accepté de devenir égérie de cette marque de maquillage pour financer mon projet et parce que ma grand-mère a.do.rait cette marque. A chaque achat 20 cts seront reversé à mon association, I Love Poor Ukranian Babies. Je me suis beaucoup investie dans ce projet, de la création jusqu’au photoshoot » - comprendre qu’elle est passé au labo, a déclaré en voyant un échantillon « oh c’est joli comme couleur », le-dit échantillon ayant donc ensuite été choisi pour le fond de teint. Au mieux, on lui aura demandé de décorer les boîtiers – ce qui donne des résultats mitigés, allant du dessin pas si moche à l’imprimé léopard (parce que c’est bien connu, il faut avoir un sens inné de l’art pour recouvrir un poudrier de tissu tacheté).

Parfois, la journaliste doit aussi interroger une It-Girl. La it-Girl étant par définition une fille qui ne fait rien, à par changer de vêtements pour lancer des tendances. Age moyen : 20 ans (la plus vieille étant tout de même Kate Moss, et une des plus jeunes Taylor Momsen). La pauvre enfant se débat dans les affres de sa dure vie (« j’ai rompu avec mon copain, ça allait faire 1 an dans 8 mois qu’on sortait ensemble. C’est tellement dur, je crois que je ne pourrai plus jamais aimer. ») tout en essayant de prouver au monde entier qu’elle ne fait pas la Une des magazines uniquement parce qu’elle va en boîte en petit culotte (ou en jupe et sans petite culotte, c’est selon) ou parce que son père est le chanteur à grosse bouche d’un groupe mondialement connu et sa mère une mannequin exotique (le top du top étant la mannequin égérie du swinging London ayant fait un overdose quand la it-Girl avait 5 ans). La journaliste a alors la tâche exténuante de dissimuler au monde entier la triste vérité, c'est-à-dire qu’une fille de 16 ans, chaussures Balenciaga aux pieds ou pas, ça a pas grand-chose d’intéressant à dire.

Mais jamais, jamais la journaliste n’avouera dans son article qu’elle est verte de jalousie parce que la personne qu’elle interviewe a commencé sa vie en Russie à fouiller les poubelles, est devenue une mannequin mondialement connue qui justifie l’existence de Prada (i.e. Muccia crée des vêtements qui vont effectivement à des personnes), en a profité pour épouser un lord anglais avec qui elle file le parfait amour depuis 10 ans, et a trois enfants sans augmentation proportionnel de son tour de hanche. Et surtout aussi parce que cette mannequin, en plus d’être belle et riche, en plus, en plus, elle est gentille.


et pour ceux qui se demanderaient, c'est pas juste moi qui craque le dimanche après-midi : les anecdotes citées ne sont pas inventées. et pour ceux qui s'ennuient, vous pouvez essayer de retrouver de qui je parle ^^.

Wednesday, January 7, 2009

pagaille vestimentaire

Oui je sais, je MAJ pas beaucoup en ce moment, mais j'ai pas vraiment le temps/la motivation. Et j'ai toujours pas trouvé ce que je fais pour le 400ème post, alors je me presse pas trop. En tout cas, rien de bien intéressant à raconter.
Toujours pas envoyé mes cartes de voeux, c'est pas encore cette année que je te ferai concurrence au rang de Little Miss Perfect. Pas fini mes lettres de motivation non plus ; en même temps j'ai cherché un peu et je trouve zéro renseignement sur la structure des entreprises, alors je sèche toujours pour le paragraphe d'intro.
J'ai reçu Cosmo aujourd'hui et y'a Blake Lively en couverture, ça m'a fait un choc ; presque autant que d'apprendre que Taylor Momsen a seulement 15 ans (quand tu vois comment elle s'habille c'est malsain je trouve ; à 15 ans tu lances pas des tendances en portant la it-dress du moment avec les chaussures Balenciaga - la photo pour ceux qui ne mettraient pas un visage sur son nom).
Et hier j'ai croisé une fille trop mal habillée (oui c'était hier, donc c'est pas juste la couverture de Cosmo...). Elle portait un jogging en polyester rouge avec un manteau en laine rouge, un Pliage noir (comme quoi, la démocratisation des marques a pas que du bon), et un piercing au menton quasiment invisible tellement elle avai le bas du visage dodu...
Oui, ma vie est passionante.

Sunday, December 28, 2008

the ghost of current christmas

Emmenés
  • grille-pain x2, l’un pour être réparé par le MacGyver octogénaire familial, l’autre banalement destiné à être utilisé au petit-déjeuner – parce que MacGyver répare et conserve, même le grille-pain trentenaire avec de l’amiante (d’après M. qui a donc décidé qu’elle ne risquerait plus sa santé à l’utiliser).
  • foie gras / vin / mandarines – pas au cas où on se retrouverait coincé dans la voiture par 3m de neige (puisque de neige point de flocon cette année), juste parce que demander au grand-père de faire toutes les courses de Noël serait réellement un excès d’optimisme frisant la stupidité.
  • couvertures, le grand-père ayant découvert les joies des économies par la méthode du « moins je chauffe la maison moins je paye », et faisant face à nos récriminations de riches surchauffées par l’octroi de couvertures datant facilement de la ruée vers l’or.
  • cadeaux – mais pas trop, hein, puisque comme nous le rappelle P. depuis 10 minutes en gesticulant sauvagement (à son age, vraiment, c’est pas prudent), « y’a plus de place dans le coffre » - mais non, j’ai même pas encore décidé quelles chaussures j’emmène !
  • Elle, pour élever le cœur et l’esprit vers les choses importantes de la vie, en cette fin d’année
  • broderie, tissu rouge à pois noirs, pelotes de laine marron et autre nécessaire à macramé pour hippie débutante – puisque le soir au coin du feu ou l’après-midi a la maison de retraite, il faut bien s’occuper un peu.
  • poly de cours (QFM, microcaract) parce que, malgré le fait que mon partiel le plus proche soit dans 3 semaines, j’ai réellement l’intention de faire croire a quelqu’un que je vais réviser pendant les vacances.
  • tenues de Noel – dont ma robe, à cause de laquelle M. a passé la journée d’hier à me poursuivre partout dans la maison à coup de “lève pas les bras !”.
  • DVD – parce que la broderie ne garde éveillée qu’un temps, et que Mr Darcy garde éveillée bien plus longtemps.
Sorely missing, no matter what : Christmas spirit

Tuesday, December 23, 2008

bobble


Je suis à Nevers, je n'ai strictement rien à faire, M. est mutique et ma soeur vient de gagner la tête d'un épagneul après son passage chez le coiffeur. Bref, je m'ennuiiiiiiiiiiiis ! et j'ai donc entrepris de faire la liste de tous les livres de chick lit' que j'ai un jour lu dans ma vie. C'est donc chose faite dans les 4 articles qui suivent (à noter qu'il faut mieux commencer par le dernier pour respecter l'ordre alphabétique). Que j'ai aussi écrit pour tenter de montrer que si le genre possède, c'es vrai un certain nombre de faiblesse et de clichés, il est quand même suffisament varié et bien écrit pour satisfaire tout le monde.

Lisez bien, il y aura des questions ^^.

petit précis de chick lit' - tome 4

Sykes Plum, Bergdorf blondes – dont la morale pourrait être « Mummy knows better ». Pas vraiment plus de souvenirs, parce qu’il n’y a rien de plus à se rappeler.

Sykes Plum, Débutantes divorcées – le livre qu’il fallait pour répondre à la question qui agite toutes les socialites : quand le divorce est plus à la mode que le mariage, comment rester marier ? surtout quand vous êtes persuadés que votre mari vous trompe au bout d’un mois de mariage ? Plum Sykes répond à la question en 280 pages aussi légères et éphémères que les bulles de champagne que boivent ses héroïnes.

Tessaro Kathleen, Elegance – Ou comment la vie d’une femme effacée, mariée à un homosexuel refoulé, est bouleversée par la découverte de Mme Darriaux et de son « guide to elegance ». L’histoire en elle-même n’a rien d’exceptionnelle, mais se démarque par sa construction originale : chaque chapitre commence par un article de Mme Darriaux, plus ou moins lié aux péripéties prochaines.

Weiner Jennifer, Chaussure à son pied – parce que parfois, les seuls points commun entre 2 sœurs sont une pointure et un chagrin trop lourd à porter toute seule, et que c’est suffisant pour en tirer une bonne histoire. Le premier roman de Jenifer Weiner, très bonne romancière et grande militante de la taille L dans les livres de CL. Très bien ne serait-ce que pour découvrir les poèmes d’Elizabeth Bishop.

Weiner Jennifer, Crime et couche-culottes – un assassinat dans une banlieue idyllique permet à une mère de famille plus qu’imparfaite (mais tellement plus aimante que toutes les autres mères psycho-rigides des alentours, bien sûr) de réfléchir sur le thème « peut-on vraiment être heureuse si on abandonne sa carrière pour ses enfants ? ». Sujet mieux traité que dans « and what do you do ? », avec cependant une fin tout aussi insatisfaisante et triste.

Weisberger Lauren – le diable s’habille en Prada
Weisberger Lauren – People or not people

Zola Emile, Au bonheur des dames – Une héroïne pauvre mais belle et vertueuse, rivale d’une marquise pour les beaux yeux du patron du Bonheur des Dames, qui faisait jusqu’à là le malheur de la gente féminine parisienne par son refus de se marier. Ajoutez à ça une bonne dose de gants en daim, des étalages d’ombrelles chinoises, des avalanches de jupons en dentelle de Calais à chaque étage du grand magasin. Si c’est pas de la Chick’ lit’, je ne sais pas ce qui en est.

petit précis de chick lit' - tome 3

Lisa Lutz, Spellman & Associés – pas exactement un roman de CL à proprement parler, puisque l’héroïne s’habille dans les surplus de l’armée, ne s’épile pas les jambes, et passe ses nuits dans la voiture à décuver. En plus elle est détective privé dans une famille de détectives privés tous plus allumés les uns que les autres, même la petite dernière à laquelle l’oncle a appris à ouvrir une serrure avec une épingle à cheveux pour ses dix ans. Drôle mais pas autant que le promet la quatrième de couverture, avec une intrigue policière un peu bateau, surtout si on a déjà vu Veronica Mars.

McLaughlin Emma & Kraus Nicola, Citizen girl – Une héroïne agaçante, des clichés sur le milieu de la pub et une intrigue des plus crasses : à éviter absolument, ne serait-ce que pour s’épargner la lecture d’un chapitre entier sur le thème : « d’accord, je gagne plein d’argent, mais je vois moins mes parents. Dois-je vraiment garder ce boulot ? et personne ne me comprend ! »

McLaughlin Emma & Kraus Nicola, Nanny, journal d’une baby-sitter – ou comment devenir baby-sitter chez de riches New-Yorkais, et abdiquer toute vie personnelle pour se mettre entièrement à la disposition des lubies de sa patronne, qui se révélera rapidement être une mégère psychotique et dominatrice. Inspiré d’anecdotes réelles.

Morton Camilla, A girl for all seasons – Pour savoir quel est le meilleure mois pour partir à la chasse au solitaire, lire « songe d’une nuit d’été » ou commencer l’apprentissage d’une nouvelle langue. Et si vous êtes capables d’organiser vous-même votre vie, vous pourrez toujours y découvrir tout un tas d’anecdotes sur le Royaume-Uni (saviez-vous que le baiser y avait été banni au 16ème siècle pour prévenir la propagation des microbes ?).

Morton Camilla, A girl’s guide to everything – Si vous ne savez pas vous servir d’un appareil photo, que vous vous demandez comment faire vos courses tout seul ou que vous hésitez à choisir la musique qui accompagnera votre habillage matinale, ce livre est pour vous. Sinon, il y a de jolis dessins, et il peut à l’occasion donner de bonnes idées (à condition d’étudier attentivement la table des matières)

Pearson Allison, Je ne sais pas comment elle fait – le livre qui tente de répondre à l’éternelle question « can you have it all? ». Pas vraiment, si on en juge par l’héroïne, executive woman qui tente aussi d’être une bonne mère/épouse. Très bien écrit, avec en bonus une bonne fin parce que pas totalement rose bonbon pour une fois.

Rennison Louise, Mon nez, mon chat, l’amour et moi – Bridget Jones pour les 14 ans. Vous saurez tout sur la vie de Georgia Nicholson, débordante de « maturosité et féminité », désespérément amoureuse d’un Super-Canon mais brimée par des parents qui l’empêchent de sortir après minuit. Je sais que ça a pas l’air comme ça, mais c’est hilarant (et les 5 tomes suivant aussi).

petit précis de chick lit' - tome 2

Girod de l’Ain Alix, Sainte futile – Ou comment rencontrer Dieu, découvrir qu’il ressemble à Karl Lagerfeld et apprendre que futile rime avec utile. Un roman plein de bons sentiments et de second degré, gentille satire de la presse féminine, écrit par une de ses journalistes les plus connue et les plus drôles.

Harvey Sarah, La cerise sur le gâteau – Grace va épouser un homme qui porte des vestes en tweed et a une raie bien droite en plein milieu du crâne. Ses amis s’unissent pour l’empêcher de commettre l’erreur de sa vie, se débattent dans des problèmes financiers inextricables et trouvent aussi chaussette à leur pied. Les meilleurs clichés du genre en un seul livre. Parfait pour lire à plan ventre sur le tapis du salon, les soirs de Noël où on s’ennuie.

Hochberg Agathe, ce crétin de prince charmant – Parce que les filles ne sont jamais contentes : celles qui sont célibataires aimeraient rencontrer quelqu’un, et celles qui sont casées voudraient bien être célibataire le temps d’une soirée. Ni optimiste ni kitsch, juste un échange de mails très bien écrit sur le sujet.

Karasyov Carrie & Kargman Jill, Chic et choc à New-York – Qui ne sont PAS deux hamsters à New-York, la méprise venant encore une fois de la traduction plus que lointaine du titre anglais. Les humiliations de Mélanie Korn, ex-hôtesse de l’air et nouvelle riche qui tente de s’intégrer aux upper East-Siders sans avoir compris qu’avoir de l’argent n’apporte ni bon goût ni reconnaissance. Rassurez-vous, il y a une morale simpliste. Pas le mieux du genre, je le reconnais.

Kinsella Sophie, les confessions d’une accro du shopping – Un des premiers livres de CL après Bridget Jones. A tout problème Becky ne connaît qu’une solution : le shopping. Clairement, il y a des ennuis financiers dans l’air, et aussi une histoire d’amour (mais ça, on le sait dès la page 20, alors qu’elle ne le découvre qu’à la page 280). Très bon malgré une héroïne parfois légèrement horripilante.

Kinsella Sophie, les petits secrets d’Emma – Emma a peur de l’avion, et déballe tous ses secrets à un parfait inconnu au cours d’un vol mouvementé. Bin sûr l’inconnu ne l’est pas tant que ça, et Emma apprendra à ses dépends qu’on ne raconte jamais ses secrets impunément. Et je vous laisse deviner avec qui elle est à la fin du livre… lu en une journée cet été.

Long Sarah, And what do you do? - Voilà une héroïne qui a réglé l’éternelle question “can you have it all” en se consacrant à ses enfants et en laissant son mari travailler. Mais à l’approche de la quarantaine, elle se désespère de son derrière pachydermique et de ses cheveux ternes. Et découvre un matin que son mari français (et donc volage) a une liaison. Voilà exactement l’événement qu’il fallait pour secouer Laura et faire avancer l’histoire. Ouf, on a cru rester 400 pages sur des problèmes d’au-pair suédoise allergique à la pulpe de tomates !

petit précis de chick lit' - tome 1

Abécassis Eliette, les tribulations d’une jeune divorcée – Déborah a 28 ans, des copines passablement allumées, un amour immodéré de la glace au chocolat et un humour à faire rire Goebbels. Déborah cherche l’amour aussi. Rien de bien exceptionnel, sauf que Déborah est divorcée-deux-enfants, ce qui donne une histoire un poil plus originale que les autres – et surtout, à hurler de rire.

Ahern Cecilia, PS : I love you – Ou comment surmonter la mort de son mari grâce aux lettres qu’il a rédigé durant la phase terminale de son cancer, où il vous conseille d’acheter une lampe ou de s’inscrire au karaoké. Une sorte de «girl for all seasons » (voir plus bas) mortuaire. Bon en livre, insupportable en film.

Austen Jane – la première écrivaine de chick’ lit’, qui a réussi à passer à la postérité en écrivant des livres centrés uniquement sur des intrigues « m’épousera-t-il ? », et à qui on doit un des meilleurs héros qui existe, j’ai nommé Fitzwilliam Darcy. Pour ceux qui n’en auraient jamais lu, jetez-vous sur « Pride and prejudices », ou sur sa brillante adaptation par la BBC.

Brontë Charlotte, Jane Eyre – Jane est pauvre, Jane n’est pas belle, mais Jane est douce, vertueuse et brillante. Elle est envoyée comme préceptrice à Thornhill, domaine du sombre et séduisant M. de Rochester, où se répercute la nuit des cris étranges. Avec un final fantastiquement kitsch et réjouissant, parfaitement rendu dans le film avec Charlotte Gainsbourg.

Bagieu Pénélope, ma vie est tout à fait fascinante – parce que la chick lit’, ça peut aussi être de la BD, et que Pénélope le démontre brillamment tous les jours sur son blog.

Cutler Jessica, sexe au Capitole – Jessica arrive à Washington pour gagner plein d’argent, se retrouve secrétaire parmi tant d’autres dans un bureau sénatorial, se prostitue pour arrondir ses fins de mois et pouvoir s’acheter de la coke, en fait un blog, qui fait scandale et est publié en livre. Acheté et ramené en boutique dans la même journée, tellement la fille est pas intéressante (en plus, elle critique Tiffany’s…).

Daswani Kavita, Mariage à l’indienne – Parce qu’il n’y a pas que les anglo-saxonnes qui, à 30 ans, commencent à s’angoisser à l’idée de ne toujours pas avoir trouvé d’homme idéal. Les indiennes aussi, surtout quand la tradition voudrait qu’elles soient mariées depuis au moins 12 ans.

Fielding Helen, le journal de Bridget Jones – le premier, l’inimitable et le plus drôle. Les tribulations de Bridget, londonienne trentenaire amoureuse de son patron beau et coureur de jupons et que sa mère tente désespérément de caser avec un riche avocat récemment divorcé. Des rebondissements ouvertement pillés à Jane Austen et une écriture sous forme de journal intime hilarante. La suite est bien aussi, et les films rendent justice aux livres.

Saturday, December 20, 2008

happy holiday, that's what I'm aiming at


sorry I didn't update more lately.
back in Nevers so I should have plenty of time to do so - and with many spelling mistakes since I have my sister's english keyboard ^^. 
Anyway, wish you all a happy holiday.

photo :
DreAminginDigITal

Thursday, December 11, 2008

toutes ces questions indispensables auxquelles il faut que je réponde avant Noël

  • est-ce que je porte deux années de suite la même tenue pour les fêtes ?
  • est-ce que je peux raisonnablement achever mon compte en banque pour acheter une nouvelle robe chez Tara Jarmon/Antoine & Lili ?
  • et une paire de bottes aussi ?
  • est-ce que je suis une mauvaise amie et j'offre à Laurène son cadeau d'anniversaire comme cadeau de Noël ?
  • est-ce que je suis réellement obligée d'offrir un cadeau aux grands-parents ? non parce que si ça se trouve ils seront morts d'ici 15 jours
  • ma soeur aimera-t-elle son cadeau ?
  • est-ce que je travaille un minimum avant les vacances ?
  • est-ce que je tente de passer un réveillon un minimum intéressant ?

vous le saurez en lisant les articles suivants...

Monday, December 8, 2008

je vais bien, ne t'en fais pas

Les questions qu'il ne faut pas me poser...

...parce que j'ai toujours envie de répondre n'importe quoi.
Alors, c’est bon ?
Non, y’a trop de sel, la viande est mal décongelée, la sauce est visqueuse et les légumes sont déjà froids. Mais puisque tu es ma grand-mère et que c’est Noël, on va dire que tout est délicieux.
C’est parfait.

T’es là ?
Uniquement corporellement. J’améliore mes activités somnambulistes, et maintenant je peux tenir une conversation à distance sans même être réveillée.
A ton avis ?

T’as fermé les fenêtres ? (ou une quelconque autre tâche ménagère)
Comme la météo annonçait de la pluie, j’ai laissé ouvertes toutes les fenêtres. Et pour minimiser les difficultés des gens qui pourraient vouloir rentrer dans la maison, j’ai aussi laissé la porte ouverte et stabiloté des petites flèches là où il y a des trucs intéressants.
Soupire – hausse les épaules (à ce niveau-là ça mérite même plus une réponse orale)

Quel genre de leader êtes-vous ?
Y’a un personnage politique que j’aime bien pour ses capacités de leader. Vous savez, celui avec une moustache. Non, le grand. Staline, c’est ça. Il avait des idées sympa je trouve. En plus il était bien à l’écoute de ses partisans, et équitable. Oui, si je devais m’inspirer de quelqu’un, je dirais Staline, définitivement.
Euh…

Quel est le dernier livre que vous avez lu ?
« débutantes divorcées », de Plum Sykes. C’est une très bon livre, très profond, où l’auteur nous fait partager avec brio les soucies des ses héroïnes new-yorkaises, aux maris toujours absents et soumises à une pression quotidienne pour porter avant tout le monde le nouveau sac Louis Vuitton.
« Marie-Antoinette », d’Antonia Fraser. C’est un très bon livre, très fouillé, où l’auteur nous fait partager avec brio les tragédies de son héroïne autrichienne, au mari toujours indécis et soumise quotidiennement aux calomnies.

Saturday, December 6, 2008

courses de Noël

Courses de Noël aujourd’hui. En théorie censées amener l’esprit de Noël, avec la neige, les clochettes, les rennes trop kawaï et l’overdose annuelle de rouge, vert, argenté et doré. Et qui en réalité font tout le contraire. On ressort toujours des courses de Noël rouge, échevelé ; on hait le monde entier, les grands-mères qui n’avancent pas et les vendeuses qui tentent à tout prix de te refourguer la carte de fidélité (et font la gueule si tu la refuses) ; et on se promet que la première personne qui fait une réflexion sur les cadeaux qu’on a laborieusement achetés, on ne lui adressera plus jamais la parole.


et une photo pour aérer le pavé de texte qui arrive ; et dire au passage que les déco de Noël sont roses, cette année !

Certes, je suis pas partie avec les conditions optimales : un samedi en début d’après-midi, deux semaines avant Noël. Achats prévus : cadeau pour Lucie ; cadeau pour Mathilde/Laurène/Héloïse ; cadeau pour les grands-parents. Accessoirement aussi, et pour mon usage personnel : une paire de chuassettes (depuis quand ça existe plus en petites tailles, des chaussettes ?) et du mascara (et là il faut être réellement motivée pour aller aux Galeries Lafayette et attendre vingt minutes au stand Dior que la vendeuse te remarque, t’adresse un sourire plein d’espoir, qu’elle efface bien vite quand elle réalise que tu veux juste acheter un malheureux tube de mascara et pas dépenser 100€ pour un coffret-promo-trop-bien-c’est-Noël – tout ça 15 jours avant Noël).

Premier arrêt : Séphora, où y’a des paillettes pour faire festif, et des vendeuses avec des faux cils pour faire peur aux clients. 10cm de poils synthétiques rouges et noirs collés là où ils n’ont pas leur place, c’est assez surprenant quand on s’y attend pas (mais le résultat est sympa, une fois le mouvement de recul initial réprimé). Chercheuhcherche, et trouveuhtrouve – mais pas grâce à la vendeuse-qui-ne-sert-à-rien, celle à qui tu dis « bonjour je voudrais un cadeau pour bidule et comme ça si possible » et qui te montre les galets effervescent pour le bain (c’est pas faux, y’avait « bain » dans ma description ; un mot de retenu dans tout une phrase, c’est pas si mal !). Ensuite emballage du cadeau – et ce qui est merveilleux, c’est de réaliser que le paquet, tu le fais mieux que la vendeuse. Et aussi sentir toute la tendresse de la cliente qui attend derrière toi à la caisse, et qui réalise que tu viens de lui rajouter 10 minutes d’attente parce que la caissière à deux mains gauches et des ciseaux qui coupent pas. Les courses de Noël font vraiment ressortir le meilleur de l’homme.

Balade dans les rues pour trouver les cadeaux suivants, et à défaut d’idées je croise plein de stéréotypes d’êtres humains. La mère et ses sacs cadeaux énormes « la grande récré », qui s’égosille au téléphone après son mari qui n’est toujours pas venu la chercher alors que ça fait ¾ d’heure qu’elle attend au Capitole. Le mari, justement, qui pensait avoir trouvé un cadeau pour ses parents/le voisin/le plombier tout seul, et se fait engueuler parce que ça va pas du tout, mais comment t’as pu acheter ça mon pauvre ami ? Le pauvre enfant brimé qui n’a pas pu avoir le cadeau qu’il voulait, et donc pleure des vrais larmes de crocodile, et finit par se prendre une fessée par sa mère, elle authentiquement désespérée à l’idée que si le jour où Jean-Jacques l’a demandée en mariage, elle avait dit non, son seul souci avant Noël serait de se trouver une nouvelle robe et pas d’acheter un cadeau à belle-maman, un gosse insupportable pendu au bras. Le couple de petits vieux, cauchemars de la vendeuse et du client en recherche de cadeaux : hésitent, bouchonnent tout le monde, font semblant d’être fatigués pour gruger aux caisses, monopolisent trois vendeuses pour finalement décider d’attendre encore un peu.

Bref, après cette petite visite au zoo, direction Kitakay, ma boutique-bouée-de-survie, celle où je finis toujours par trouver quelque chose à acheter, même sans idée. C’est bien simple, il suffit d’avoir envie d’un objet de déco, et il y est !

y'a un côté pas kitsh, aussi, mais la photo est moche.

Et cette fois encore, j’ai trouvé on bonheur et même plus encore – mais la chose fantastique avec les courses de Noël, c’est qu’on peut toujours se dire « bah, je trouverais bien quelqu’un à qui l’offrir ! Au pire je le garderai pour moi ! ». En fait les courses de Noël c’est pas si mal ^^.