A la rentrée, je suis tjs touchée par 2 fléaux endémiques (autre que la reprise des cours, s'entend) : je deviens associale ET dilettante. Le premier n'a pas encore pointé son museau mais le deuxième est bien là. Non, j'ai pas écrit aux grands-parents, j'ai pas non plus fini mon abcdaire, j'ai mis 4h à me décider à finir mon ménage (alors qu'il me restait juste la sdb à nettoyer, plus stupide comme atternoiement y'a pas), et j'ai tjs pas écrit le CR du mariage de Carole. Par contre, j'ai pu vérifier la prononciation de "persil" et "nombril" (pour le 1er, le -l et muet, pr le 2nd c'est comme on veut - c'était l'instant phonétique, et nous accorderons tous une pensée émue à ma prof d'anglais de lycée, qui a essayé de me l'apprendre pdt 3 ans. L'eau aurait eu plus d'effet sur les plumes d'un canard) et j'ai été au ciné voir "Mamma mia" (qui est bien meilleur quand on connaît par coeur les chansons).J'ai aussi changé l'ampoule de la lampe au-dessus de mon lit. Traduction : je suis restée perchée 15 minutes sur mon lit à tenter de revisser l'applique.
Je voulais mettre à jour, mais la vérité c'est que j'écris comme un pied. La totalité des critiques de livres que j'avais écrites sont parties à la poubelle, et ça fait pareil pour le mariage
Sunday, September 14, 2008
Thursday, September 11, 2008
after september comes october

Septembre, mois des school shoes, d’Elizabeth Arden et des utopies pour Camilla Morton. 10 septembre, jour de naissance d’Elsa Schiaparelli . Et depuis environ 17 ans, mais pour seulement 2 ans encore, jour de la rentrée. Qui n’était pas si mal, cette année – autant qu’une rentrée peut l’être, accompagnée qu’elle l’est de son lot de personnages désagréables et de prof portant sandales ET chaussettes. De toute façon une rentrée c’est toujours bien quand on retrouve des amis.
Et le mois prochain sera forcément bon, puisque c’est celui d’Holly Golightly, des diamants , de Tiffany’s (comment pourrait-il en être autrement ?), du vintage, des perles et de Jacky Kennedy Onassis. Quel meilleur mois pour un anniversaire ?
Et le mois prochain sera forcément bon, puisque c’est celui d’Holly Golightly, des diamants , de Tiffany’s (comment pourrait-il en être autrement ?), du vintage, des perles et de Jacky Kennedy Onassis. Quel meilleur mois pour un anniversaire ?
photo
Tuesday, September 9, 2008
mes vacances qu'elles ont été trop bien tout le monde me les envie
je suis revenue début juillet en passant par la Dordogne
j'ai travaillé à la trésorerie de l'hôpital pendant 1 mois à faire des liasses de "moins de 5kg et 10cm"
j'ai fêté mon anniversaire avec presque 2 mois d'avance, et j'en ai profité pour faire l'acquisition d'un Mini Rival

j'ai été à Paris 3 jours (et j'ai dépensé une somme d'argent proprement scandaleuse)

j'ai bataillé avec la machine à coudre pour me faire une nouvelle housse d'édredon (adieu, housse en polyester rose)

j'ai été au mariage de Carole (comment ça, il faisait froid ?). Plus sur le sujet bientôt, d'ailleurs.

et sinon, je n'ai absolument rien fait
j'ai fêté mon anniversaire avec presque 2 mois d'avance, et j'en ai profité pour faire l'acquisition d'un Mini Rival
j'ai été à Paris 3 jours (et j'ai dépensé une somme d'argent proprement scandaleuse)
j'ai bataillé avec la machine à coudre pour me faire une nouvelle housse d'édredon (adieu, housse en polyester rose)
j'ai été au mariage de Carole (comment ça, il faisait froid ?). Plus sur le sujet bientôt, d'ailleurs.
et sinon, je n'ai absolument rien fait
Sunday, September 7, 2008
Tuesday, September 2, 2008
Monday, September 1, 2008
10 things I hate about her
Je déteste son refus de reconnaître que porter les bons vêtements, ça facilite la vie. Et je déteste aussi son obstination à mal s’habiller, malgré près de 10 ans de lecture de Elle. Ça irait sans doute à l’encontre de son Ethique du vêtement moche, dont le manuel est offert pour tout achat d’un chemisier en polyester.
Je déteste sa manie d’économiser sur les produits de beauté : les crèmes hydratantes, le fard à paupière et même la crème solaire. Utiliser le même mascara depuis que j’ai 5 ans et attendre qu’un parfum se soit à moitié évaporer avant de le porter, elle sait faire. Profiter de l’huile prodigieuse Nuxe que je lui ai offert à Noël dernier avant qu’elle n’ait ranci, elle en est incapable.
Je déteste tout particulièrement son rire débile et hypocrite quand on a des invités à la maison. Je déteste globalement la manière dont elle se conduit dans ces cas-là, avec sa frénésie de ménage (bien sûr, ranger le placard à chaussures est indispensable, je vais enfermer la grand-mère dedans si elle me parle encore de la guerre avant le dessert), sa désorganisation maladive (franchement, qui se lève à 6h pour un déjeuner familial, et n’est même pas habillé quand ils arrivent ?) et la manière dont elle joue la mère parfaite, tellement compréhensive et proche de ses filles, alors que cinq minutes plus tôt elle nous a engueulées comme du poisson pourri parce qu’on n’avait pas sorti les dessous de bouteilles.
Je déteste encore plus son habitude de repasser derrière nous, pour vérifier qu’on a bien vider le lave-vaisselle ou suspendu correctement notre pyjama au porte-manteau. Je ne supporte pas qu’elle nous dise « il faut faire ça, ça et ça » et qu’elle nous appelle dans la matinée pour vérifier qu’on l’a fait correctement. D’abord parce que ça montre un manque de confiance parfaitement injustifié, ensuite parce que ça donne l’impression que je range ma chambre parce qu’elle me l’a demandée, alors que j’allais le faire de toute manière.
Je déteste toutes ces journées où on étend la lessive, lance une deuxième machine, ramasse le linge sec, le repasse, le range, fait tourner un lave-vaisselle, fait la poussière, et où elle arrive du bureau et nous reproche de ne pas avoir essuyé la vaisselle dans l’égouttoir.
Je déteste sa manière insupportable et ridicule de jouer les martyre silencieuse et courageuse, genre « l’évêque de Lyon dans l’arène, c’était du pipi de chat à côté de ce que moi je vis dans cette famille ». Ce qui fait que je ne supporte pas d’une manière générale les personnes qui vont passer la matinée à faire le ménage pour ensuite se plaindre que personne ne les a aidées, c’est un scandale, mais c’est pas grave parce que c’est un brave petit soldat que – oh mon Dieu ! – on a forcé à mettre le couvert tout seul.
Je déteste aussi le fait qu’elle croit qu’elle fait tout tellement bien, et qu’il n’y a pas de meilleure manière de ranger son linge ou de laver sa vaisselle. La manière dont elle essaye de m’imposer ses méthodes de rangement et de ménage dans MON appartement – parce que c’est elle qui y vit depuis deux ans, donc bien sûr elle sait quelle plaque saute et à quelle heure il y a le moins de monde à la laverie – me rend folle de rage.
Je déteste sa manière de tout ramener à l’argent, comme si c’était l’argument définitif et irréfutable : « c’est moi qui paye ton loyer, je peux bien dormir chez toi quand je veux » ; « cet album de timbre est un très beau cadeau, tu pourrais être contente » (ah ben non, parce que c’est absolument pas ce que j’avais demandé et que je me fiche pas mal des timbres) ; « c’est moi qui paye tes études, alors c’est quand même moi qui prends la décision finale » ; « c’est moi qui paye » ; « c’est moi qui paye » ; « c’est moi qui paye » ; « c’est moi qui paye » ; « c’est moi qui paye » !
Je déteste sa paranoïa permanente et ses théories du complot, qui s’étendent du gouvernement (« ah, je suis sûre qu’on nous cache encore des choses, j’aimerais bien savoir qui a touché des pots de vin dans l’affaire ») à Lucie et moi (« et puis arrêter de vous foutre de moi, si vous croyez que je ne vous entends pas murmurer » quand on n’a rien dit).
Je la déteste toutes les fois où elle nous dit – et même pas quand elle est en colère, juste parce qu’elle le pense - qu’elle regrette de s’être mariée, qu’elle a été bien bête d’avoir gâché autant d’opportunités pour ça, et que si c’était à refaire elle n’aurait sûrement pas d’enfants.
Et par-dessus tout, je déteste la façon dont elle croit qu’elle a des rapports tellement meilleurs, tellement plus proches avec nous qu’elle en avait avec sa propre mère ; dont elle croit qu’elle n’a rien à se reprocher, qu’elle a toujours été une mère parfaite et compréhensive, à qui on peut tout raconter et être sûre de trouver une oreille compatissante.
Je déteste sa manie d’économiser sur les produits de beauté : les crèmes hydratantes, le fard à paupière et même la crème solaire. Utiliser le même mascara depuis que j’ai 5 ans et attendre qu’un parfum se soit à moitié évaporer avant de le porter, elle sait faire. Profiter de l’huile prodigieuse Nuxe que je lui ai offert à Noël dernier avant qu’elle n’ait ranci, elle en est incapable.
Je déteste tout particulièrement son rire débile et hypocrite quand on a des invités à la maison. Je déteste globalement la manière dont elle se conduit dans ces cas-là, avec sa frénésie de ménage (bien sûr, ranger le placard à chaussures est indispensable, je vais enfermer la grand-mère dedans si elle me parle encore de la guerre avant le dessert), sa désorganisation maladive (franchement, qui se lève à 6h pour un déjeuner familial, et n’est même pas habillé quand ils arrivent ?) et la manière dont elle joue la mère parfaite, tellement compréhensive et proche de ses filles, alors que cinq minutes plus tôt elle nous a engueulées comme du poisson pourri parce qu’on n’avait pas sorti les dessous de bouteilles.
Je déteste encore plus son habitude de repasser derrière nous, pour vérifier qu’on a bien vider le lave-vaisselle ou suspendu correctement notre pyjama au porte-manteau. Je ne supporte pas qu’elle nous dise « il faut faire ça, ça et ça » et qu’elle nous appelle dans la matinée pour vérifier qu’on l’a fait correctement. D’abord parce que ça montre un manque de confiance parfaitement injustifié, ensuite parce que ça donne l’impression que je range ma chambre parce qu’elle me l’a demandée, alors que j’allais le faire de toute manière.
Je déteste toutes ces journées où on étend la lessive, lance une deuxième machine, ramasse le linge sec, le repasse, le range, fait tourner un lave-vaisselle, fait la poussière, et où elle arrive du bureau et nous reproche de ne pas avoir essuyé la vaisselle dans l’égouttoir.
Je déteste sa manière insupportable et ridicule de jouer les martyre silencieuse et courageuse, genre « l’évêque de Lyon dans l’arène, c’était du pipi de chat à côté de ce que moi je vis dans cette famille ». Ce qui fait que je ne supporte pas d’une manière générale les personnes qui vont passer la matinée à faire le ménage pour ensuite se plaindre que personne ne les a aidées, c’est un scandale, mais c’est pas grave parce que c’est un brave petit soldat que – oh mon Dieu ! – on a forcé à mettre le couvert tout seul.
Je déteste aussi le fait qu’elle croit qu’elle fait tout tellement bien, et qu’il n’y a pas de meilleure manière de ranger son linge ou de laver sa vaisselle. La manière dont elle essaye de m’imposer ses méthodes de rangement et de ménage dans MON appartement – parce que c’est elle qui y vit depuis deux ans, donc bien sûr elle sait quelle plaque saute et à quelle heure il y a le moins de monde à la laverie – me rend folle de rage.
Je déteste sa manière de tout ramener à l’argent, comme si c’était l’argument définitif et irréfutable : « c’est moi qui paye ton loyer, je peux bien dormir chez toi quand je veux » ; « cet album de timbre est un très beau cadeau, tu pourrais être contente » (ah ben non, parce que c’est absolument pas ce que j’avais demandé et que je me fiche pas mal des timbres) ; « c’est moi qui paye tes études, alors c’est quand même moi qui prends la décision finale » ; « c’est moi qui paye » ; « c’est moi qui paye » ; « c’est moi qui paye » ; « c’est moi qui paye » ; « c’est moi qui paye » !
Je déteste sa paranoïa permanente et ses théories du complot, qui s’étendent du gouvernement (« ah, je suis sûre qu’on nous cache encore des choses, j’aimerais bien savoir qui a touché des pots de vin dans l’affaire ») à Lucie et moi (« et puis arrêter de vous foutre de moi, si vous croyez que je ne vous entends pas murmurer » quand on n’a rien dit).
Je la déteste toutes les fois où elle nous dit – et même pas quand elle est en colère, juste parce qu’elle le pense - qu’elle regrette de s’être mariée, qu’elle a été bien bête d’avoir gâché autant d’opportunités pour ça, et que si c’était à refaire elle n’aurait sûrement pas d’enfants.
Et par-dessus tout, je déteste la façon dont elle croit qu’elle a des rapports tellement meilleurs, tellement plus proches avec nous qu’elle en avait avec sa propre mère ; dont elle croit qu’elle n’a rien à se reprocher, qu’elle a toujours été une mère parfaite et compréhensive, à qui on peut tout raconter et être sûre de trouver une oreille compatissante.
Wednesday, August 20, 2008
Wednesday, August 13, 2008
20 things
10 things I’m good at
1. broder – des nounours, des abécédaires, des pivoines… je suis même sûre que je coudrais très bien, si j’avais la motivation pour m’y mettre
1. broder – des nounours, des abécédaires, des pivoines… je suis même sûre que je coudrais très bien, si j’avais la motivation pour m’y mettre
2. retenir ce que je lis – et d’ailleurs, retenir les informations d’une manière générale. Oui, je me fiche pas mal de la vie d’Angelina Jolie, je lis juste des magazines où on en parle
3. reconnaître la marque d’un vêtement/accessoire juste en le voyant – même si dans la famille je ne suis sans doute pas la meilleure pour ça, et que je n’arrive pas à faire la différence entre un Kelly et un Birkin (que quelqu’un ranime ma sœur, elle vient de faire un malaise)
4. assortir les vêtements pour les autres – pour moi c’est une autre paire de manches…
5. faire des listes ; la liste de courses, bien sûr, mais aussi celle des livres à lire (commencée au collège), de mes prochains achats, des cadeaux à offrir, des choses que je dois faire, des choses pour lesquelles je suis douée…
6. ranger & trier : mes étagères, mes chaussures, mes papiers, mes petites culottes par couleur, mes livres par auteurs et collections (ou alors par largeur et hauteur ?)
7. l’orthographe et la grammaire – tant que je me relis, je ne fais jamais de fautes
8.
9.
10.
10 things I’m bad at
1. choisir des vêtements – en général, je finis toujours par porter un truc noir et passe-partout
2. acheter – des livres, des vêtements, des bijoux, du maquillage (ça fait 2 mois que j’hésite à acheter un nouveau mascara)
3. l’électronique – analogique ou numérique. Ça fait deux jours que je cherche le nom du truc qu’on représente par un triangle avec une entrée +, une entrée – et une sortie, et incapable de le retrouver !
4. rester calme avec M. – à chaque vacance, je me dis que je ferais des efforts, et ça ne marche jamais
5. être chaleureuse – pas de surnom, merci. Non, ne me touche pas, et reste à 5 pas, merci. C’est ça oui, parce que ça fait 5 minutes qu’on se connaît.
6. chanter – même les berceuses. Je n’ai absolument pas l’oreille musicale, et je suis incapable de reproduire une mélodie
7. .
8. .
9. .
10. .
Pour le reste, je vous laisse compléter – présentement je n’ai rien d’autre qui me vient à l’esprit.
Monday, August 11, 2008
le coeur a ses raisons...
Chaque fois que je rentre dans une librairie, il m’arrive un truc bizarre : je n’ose pas acheter de livres. Je sais très bien ce que je voudrais acheter, j’ai du commencer à faire la liste de tous les livres, vieux ou neufs, que je voulais lire en 4ème. J’erre dans les rayons en lisant les résumés, et j’ai l’impression d’être une grand-mère qui vient de vider son matelas et cherche à investir dans un placement sûr et rentable. Je suis toujours en train de me demander si ce livre sera bien, si j’aurai envie de le relire, si je ne devrai pas plutôt attendre qu’il sorte en poche. Soit dit en passant, si j’avais fait comme ça pour les 3 premiers tomes d’Harry Potter, je ne les aurais jamais acheté.
Donc je rentre dans la librairie, et là je me dis : « tiens, si j’acheté la biographie de Marie-Antoinette par Stephan Zweig, il paraît qu’elle est très bien » (et je veux réellement la lire). Et pendant que ma raison parle dans le vide, mon cœur s’est déjà carapaté au rayon poche, d’où il me hurle « chick lit ! chick lit ! » en dansant sur des couvertures illustrées par Soledad. Je suis donc repartie avec la bio d’Antonia Fraser (y’avait pas celle de Stephan Zweig), et le dernier roman de Sophie Kinsella, « les petits secrets d’Emma ». Vous voyez, je suis une grande fille toute raisonnable.
(et les petits secrets d’Emma sont très bien. Pour Marie-Antoinette, je vous raconte ça dès que je l’ai commencé)
Thursday, August 7, 2008
can't stand her
Donc, tout à l’heure, je regardais des photos de ma période collège, dans un accès de masochisme, quand M. s’est ramenée pour les regarder aussi. Elle montre une photo et me dit : « t’es pas très bien sur la photo ». J’ai failli en tomber de mon bras de fauteuil de surprise, parce que d’habitude elle est plutôt partisane du « meuh si, les lunettes rondes, la coupe carré et l’appareil dentaire t’allaient très bien ». Maos soyez tous rassurés, elle parlait juste de cette photo-là. Moi (va savoir ce qui m’a pris, si ça se trouve je l’ai confondue avec une personne normale pendant ¼ de seconde –grave erreur, on va le voir tout de suite) :
« ouais enfin y’a pas que cette photo.
-mais non qu’est-ce que tu racontes ?
- (soyons patients) au cas où tu l’aurais pas remarqué, mes lunettes étaient très moches et j’étais habillée comme un sac.
- moi je te trouvais toute mignonne. »
Soyons sérieux, je suis sortie de son utérus, la femme me trouverait mignonne même couverte de détritus de la tête au pied. Bref, la voilà qui me sort : « de toute façon, je te rappelle que c’est toi qui décidait comment tu t’habillais ». Ouais, mais deux vêtements moches acheté à Eurodif feront jamais une jolie tenue. Et puis tu vérifies toujours ce que je mets dans ma valise maintenant, alors à d’autre pour tes protestations vertueuses genre « je vous toujours laissé faire ce que vous vouliez niveau vêtements». « et puis si comme moi tu n’avais eu qu’un pull, un pantalon et une jupe, tu ne te plaindrais pas ». Tiens revoilà l’argument imparable, le « j’étais plus malheureuse que toi » ; alors là j’étais quasiment en larmes sur sa pauvre enfance malheureuse, pauvre petite dernière mal-aimée. « et puis on ne t’a jamais jeté de pierres, à ma connaissance ». Erreur, mais ça c’est juste parce que je ne te le racontais, parce que tu m’aurais pas plus aidée à l’époque que maintenant. C’est pas elle qui a du aller au collège avec ses vieilles chaussures sous prétexte qu’on trouvait exactement les mêmes en boutique, et que tous les jours pendant 5 mois tout le monde se foutait de moi parce qu’on aurait dit des chaussures de clown ; et qu’elle a refusé d’en acheter jusqu’à ce que celles-là soient percées, même quand je l’ai suppliée de le faire. J’ai toute une liste d’exemples du même acabit si ça peut la faire taire. Note qu’à ce stade j’ai plus envie de la faire taire à coup d’album photos… Et alors là, sans doute pour conclure la discussion, elle m’a sortie l’argument qui tue : « de toute façon t’étais loin d’être la moins habillée. Il y en avait qui avait l’air de guignol ». De la part d’une femme qui s’est achetée une blouse en acrylique imprimée boubou, je ne sais pas vraiment comment il faut le prendre. Et, comme elle saisit toujours la moindre occasion de développer mon esprit philosophique, elle a fini en me disant « de toute façon, quand on veut tuer son chien on l’accuse de la rage. Médite la-dessus ! ». WTF ? Et deux minutes plus tard elle me racontait ses problèmes de repassage, genre ça m’intéresse trop. Je ne la supporte plus. Sérieusement. Elle est incapable de voir plus loin que le bout de son nez, et de faire un minimum d’efforts pour comprendre ce que t’es en train de lui dire. Merde, ça lui coûterait quoi de dire qu’elle aurait du faire un effort ? tu parles, elle est aussi confite dans ses certitudes d’être parfaite et sans faute que dans sa graisse.
Le seul point positif dans l’histoire, c’est qu’hier, quand j’ai croisé une fille qui était avec moi au collège, je me suis « c’est pas de chance, elle a toujours des yeux globuleux et des cheveux très moches ». Moi au moins je peux regarder les photos du collège et apprécier l’évolution. On fait comme on peut pour tuer le chien, si c’est bien ce que voulait dire M.
« ouais enfin y’a pas que cette photo.
-mais non qu’est-ce que tu racontes ?
- (soyons patients) au cas où tu l’aurais pas remarqué, mes lunettes étaient très moches et j’étais habillée comme un sac.
- moi je te trouvais toute mignonne. »
Soyons sérieux, je suis sortie de son utérus, la femme me trouverait mignonne même couverte de détritus de la tête au pied. Bref, la voilà qui me sort : « de toute façon, je te rappelle que c’est toi qui décidait comment tu t’habillais ». Ouais, mais deux vêtements moches acheté à Eurodif feront jamais une jolie tenue. Et puis tu vérifies toujours ce que je mets dans ma valise maintenant, alors à d’autre pour tes protestations vertueuses genre « je vous toujours laissé faire ce que vous vouliez niveau vêtements». « et puis si comme moi tu n’avais eu qu’un pull, un pantalon et une jupe, tu ne te plaindrais pas ». Tiens revoilà l’argument imparable, le « j’étais plus malheureuse que toi » ; alors là j’étais quasiment en larmes sur sa pauvre enfance malheureuse, pauvre petite dernière mal-aimée. « et puis on ne t’a jamais jeté de pierres, à ma connaissance ». Erreur, mais ça c’est juste parce que je ne te le racontais, parce que tu m’aurais pas plus aidée à l’époque que maintenant. C’est pas elle qui a du aller au collège avec ses vieilles chaussures sous prétexte qu’on trouvait exactement les mêmes en boutique, et que tous les jours pendant 5 mois tout le monde se foutait de moi parce qu’on aurait dit des chaussures de clown ; et qu’elle a refusé d’en acheter jusqu’à ce que celles-là soient percées, même quand je l’ai suppliée de le faire. J’ai toute une liste d’exemples du même acabit si ça peut la faire taire. Note qu’à ce stade j’ai plus envie de la faire taire à coup d’album photos… Et alors là, sans doute pour conclure la discussion, elle m’a sortie l’argument qui tue : « de toute façon t’étais loin d’être la moins habillée. Il y en avait qui avait l’air de guignol ». De la part d’une femme qui s’est achetée une blouse en acrylique imprimée boubou, je ne sais pas vraiment comment il faut le prendre. Et, comme elle saisit toujours la moindre occasion de développer mon esprit philosophique, elle a fini en me disant « de toute façon, quand on veut tuer son chien on l’accuse de la rage. Médite la-dessus ! ». WTF ? Et deux minutes plus tard elle me racontait ses problèmes de repassage, genre ça m’intéresse trop. Je ne la supporte plus. Sérieusement. Elle est incapable de voir plus loin que le bout de son nez, et de faire un minimum d’efforts pour comprendre ce que t’es en train de lui dire. Merde, ça lui coûterait quoi de dire qu’elle aurait du faire un effort ? tu parles, elle est aussi confite dans ses certitudes d’être parfaite et sans faute que dans sa graisse.
Le seul point positif dans l’histoire, c’est qu’hier, quand j’ai croisé une fille qui était avec moi au collège, je me suis « c’est pas de chance, elle a toujours des yeux globuleux et des cheveux très moches ». Moi au moins je peux regarder les photos du collège et apprécier l’évolution. On fait comme on peut pour tuer le chien, si c’est bien ce que voulait dire M.
Georgia, georgia
Il devient urgent que je quitte cette maison (au moins pour un week-end) ou que quelqu’un (style toi, ma sœur, heureuse désignée volontaire) m’y rejoigne, parce que là c’est plus possible. Tout se ligue pour me rendre la vie impossible. A commencer par le Journal du centre qui a eu la fantastique idée de proposer en avant-première le nouveau tome des Bidochon comme BD de l’été. Sans compter les deux M. (la mienne et la sienne) qui lisent le roman feuilleton et essayent de deviner le dénouement (faut les comprendre, y’a pas eu de feuilleton de l’été sur TF1). Et en plus P. pique des crises parce que, soit disant, il y a des chaussures à moi dans toute la maison (il exagère, en plus : uniquement à la cave, dans l’escalier de la cave, dans le couloir et dans le placard du couloir) ; est-ce que moi je lui fais des remarques comme quoi il a deux paires de mocassins marron ? non, je supporte comme une gentille fille. L’atmosphère ambiante commence à m’atteindre. L’autre jour, on lisait dehors et il y avait deux tourterelles qui roucoulaient sur l’antenne TV en forme de râteau du voisin (déjà, on sent l’anecdote méga-passionnante pointer le bout de son point virgule) ; une des tourterelles s’envole. Commentaire de M. : « tiens, l’autre s’est prise un râteau ». Morts de rire, on était. Il faut absolument que je fasse qqch pour remédier à cette situation.
Je pourrais entamer une grève de la faim en protestation contre ces vacances toutes beurk, mais j’ai déjà commencé involontairement, entre moi malade et tous les examens que le docteur me fait passer. Examens pour lesquels il faut être à jeun, bien sûr. Je suis sûre que quelque part dans le corps humain il doit y avoir une petite échelle lumineuse qui indique le niveau de tes réserves. Genre vert si t’en as plein, rouge+signal sonore si t’en as aucune (e.g. Nicole Richie). Si ça se trouve, mes réserves à moi sont déjà dans l’orange, voir même quasi rouge. J’ai fait part à M. de mes inquiétudes légitimes. Comme de juste, elle a eu une réaction très maternelle : « ahahah, ça risque pas d’arriver ». Toujours plus vite que toi et tes 3 bourrelets, ça c’est sûr. Bref, tout ça pour dire que mardi j’avais prise de sang à 8h. Je me lève (se lever pour une prise de sang à 8h pendant les vacances, quoi de plus motivant ?)et me dirige vers la cuisine. Et là le gravement déplumé surgit de la salle de bains comme un diable de sa boîte et me dit : « je te rappelle que tu dois pas manger de matières grasses. Mais tu peux manger du pain sec et boire du thé ». Franchement, on se demande combien de temps il était resté dans la douche pour croire que j’allais petit-déjeuner avec ça ? 18 ans, peut-être ? En plus à la prise de sang l’infirmière avait une stagiaire qui s’émerveillait sur mes veines : « oh mais comme on les voit bien ! Elles sont belles ! Je peux toucher ? » Et après on s’étonne que certains aient peur de l’hôpital !
Mais c’était pas fini. Aujourd’hui j’avais écographie abdominale à 16h15. Je pouvais plus manger à partir de 11h30. Comme de juste, j’ai complètement oublié de manger avant (faut dire que rosbeef-mayonnaise à 10h, ça me dit moyen). Donc à 16h15 j’avais méchamment faim. J’arrive dans la pièce, l’infirmier me dit d’enlever mes vêtements et d’enfiler ça à la place. « ça » c’était la traditionnelle blouse verte ouverte dans le dos ; pas de bol, elle m’arrivait aux chevilles (je suis pas sûre que ça soit le cas, normalement). Je m’allonge sur la table d’examens, il me remonte la blouse sous le menton, coince une serviette en papier dans l’élastique de ma culotte et s’en va sans dire un mot. Bon. Oh tiens, il y a une trappe au plafond ; j’espère que c’est pas celle d’évacuation d’urgence, parce qu’elle a l’air sévèrement boulonnée. Trois mille ans plus tard, le médecin arrive enfin pour me faire l’écographie. Il m’a même montrée mon foie et ma rate sur l’écran ; ou plutôt il m’a montrée des formes bizarres et je l’ai cru sur parole quand il les a identifiés. Et il a conclu en me disant que tout avait une très joli forme, foie et utérus inclus. C’est quoi, je vous le demande un peu ? la semaine du compliment tordu ?
Je pourrais entamer une grève de la faim en protestation contre ces vacances toutes beurk, mais j’ai déjà commencé involontairement, entre moi malade et tous les examens que le docteur me fait passer. Examens pour lesquels il faut être à jeun, bien sûr. Je suis sûre que quelque part dans le corps humain il doit y avoir une petite échelle lumineuse qui indique le niveau de tes réserves. Genre vert si t’en as plein, rouge+signal sonore si t’en as aucune (e.g. Nicole Richie). Si ça se trouve, mes réserves à moi sont déjà dans l’orange, voir même quasi rouge. J’ai fait part à M. de mes inquiétudes légitimes. Comme de juste, elle a eu une réaction très maternelle : « ahahah, ça risque pas d’arriver ». Toujours plus vite que toi et tes 3 bourrelets, ça c’est sûr. Bref, tout ça pour dire que mardi j’avais prise de sang à 8h. Je me lève (se lever pour une prise de sang à 8h pendant les vacances, quoi de plus motivant ?)et me dirige vers la cuisine. Et là le gravement déplumé surgit de la salle de bains comme un diable de sa boîte et me dit : « je te rappelle que tu dois pas manger de matières grasses. Mais tu peux manger du pain sec et boire du thé ». Franchement, on se demande combien de temps il était resté dans la douche pour croire que j’allais petit-déjeuner avec ça ? 18 ans, peut-être ? En plus à la prise de sang l’infirmière avait une stagiaire qui s’émerveillait sur mes veines : « oh mais comme on les voit bien ! Elles sont belles ! Je peux toucher ? » Et après on s’étonne que certains aient peur de l’hôpital !
Mais c’était pas fini. Aujourd’hui j’avais écographie abdominale à 16h15. Je pouvais plus manger à partir de 11h30. Comme de juste, j’ai complètement oublié de manger avant (faut dire que rosbeef-mayonnaise à 10h, ça me dit moyen). Donc à 16h15 j’avais méchamment faim. J’arrive dans la pièce, l’infirmier me dit d’enlever mes vêtements et d’enfiler ça à la place. « ça » c’était la traditionnelle blouse verte ouverte dans le dos ; pas de bol, elle m’arrivait aux chevilles (je suis pas sûre que ça soit le cas, normalement). Je m’allonge sur la table d’examens, il me remonte la blouse sous le menton, coince une serviette en papier dans l’élastique de ma culotte et s’en va sans dire un mot. Bon. Oh tiens, il y a une trappe au plafond ; j’espère que c’est pas celle d’évacuation d’urgence, parce qu’elle a l’air sévèrement boulonnée. Trois mille ans plus tard, le médecin arrive enfin pour me faire l’écographie. Il m’a même montrée mon foie et ma rate sur l’écran ; ou plutôt il m’a montrée des formes bizarres et je l’ai cru sur parole quand il les a identifiés. Et il a conclu en me disant que tout avait une très joli forme, foie et utérus inclus. C’est quoi, je vous le demande un peu ? la semaine du compliment tordu ?
Monday, August 4, 2008
le charme de la pêche à la carpe un jour de pluie
Il a plu tout le week-end, et il pleut encore depuis ce matin, et il a fallu que j'aille déloger le chat trempé en haut de l'armoire (ça doit bien le faire rire, quand même, de me voir gesticuler perchée sur un tabouret pour l'attraper. Si ça se trouve, c'est uniquement pour ça qu'il monte en haut de l'armoire, et pas du tout pour y dormir).
Week-end à Sens, donc. Nous avons eu l'honneur de rencontrer le seul, le vrai, l'unique, que j'appelerai ici Bidule par un souci d'anonymat. Alors comment dire ? le jour où je ramène un modèle similaire à la maison, assure-toi immédiatement que je me suis pas faite une commotion cérébrale récemment (en courant après le bus, par exemple - ah non, ça y'a que toi qui y arrive ^^). Si c'est pas le cas, tape-moi dessus très rapidement que je reprenne mes esprits au plus vite. Blague qu'il nous a sortis ce week-end : (Philippe venait de nous donner des concombres) "les concombres, ça vient du coeur et ça finit dans le --" merci tais-toi maintenant (déjà qu'avant les concombres j'aimais moyen, maintenant je pourrais plus m'empêcher d'y repenser à chaque fois...). Je crois que ça dit tout sur le personnage. J'ajouterai juste qu'il venait de passer sa nuit à pêcher la carpe (et moi qui posais des questions à table pour être polie ; ma bonne éducation ressurgit toujours aux moments les moins opportuns, vraiment)...
et maintenant, un choix cornélien s'offre à moi : Angélique ou TWW ? (d'ailleurs, j'avais acheté Volver en DVD et je l'ai toujours pas regardé ; tu veux que je t'attende ?)
Friday, August 1, 2008
trivia
j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac
(et j'ai rien à faire, au cas où c'était pas évident)
(et j'ai rien à faire, au cas où c'était pas évident)
soirs d'été
Il y a des habitudes qui ne changent pas. A la maison, c’est celle de s’asseoir sur le perron l’été le soir. C’est forcément l’été : la porte de devant est ouverte, la voisine va passer nous dire bonsoir parce que c’est l’heure où elle s’ennuie, Papa mange de la glace au café, Maman a trop chaud. C’est forcément le soir : le chat est rentré et observe la rue depuis le premier étage, Papa s’endort sur le banc, Maman ne se plaint plus de la chaleur parce qu’il commence enfin à faire frais, et nous attendons que le lampadaire juste en face de la maison s’allume pour pouvoir continuer de lire. J’aime bien cet instant, quand il fait trop sombre pour lire sans lumière, mais que le lampadaire est encore éteint. Il y a toujours cette légère hésitation : est-ce que ce soir encore, la ville allumera l’éclairage public ? bien sûr que oui, d’ailleurs ; je ne me souviens pas d’une seule soirée où ce luminaire serait resté éteint.
Parfois des gens viennent nous tenir compagnie. La voisine, donc, quand elle est là et qu’elle s’ennuie ; elle passera le reste de la soirée à nous raconter des anecdotes de l’époque où elle était agent immobilier. Ou des visiteurs, quand il y en a ; te souviens-tu que, la veille de ma communion (privée ou solennelle, d’ailleurs ?), vous étiez restés à parler avec les gens déjà arrivés dehors, longtemps après que je sois allée me coucher (ça devait être ma communion privée, pour que je me couche si tôt).
Mais la plupart du temps, nous sommes seuls, juste tous les quatre. Papa est assis sur le banc et fait semblant de lire un magazine ; mais en fait, il est juste en train de s’endormir, et ne va pas tarder à aller se préparer un chocolat qu’il boira juste avant d’aller se coucher. Invariablement, Maman interrompra sa lecture pour lui dire «qu’il n’a pas vraiment besoin de ça », puis retournera lire le Figaro, dont elle nous infligera parfois la lecture orale des passages les plus scandaleux. Mais personne ne l’écoute, c’est aussi une tradition estivale.
Et nous deux, nous sommes assises sur le perron, et nous lisons les versions été de nos magazines habituels. Invariablement, Elle versera dans le magazine people (avec, cette année une rubrique psychologie ayant pour le moment débattu de « Georges Clooney est-il incasable » ou « Victoria Beckham est-elle juste une image ? ») tout mince (parce que, comme ils l’avaient expliqué une fois, « en été, votre magazine préféré fait lui aussi un régime) ; et il y a aura les traditionnels quatre romans courts qui, dès la rentrée, prendront la poussière sur un coin de mon bureau jusqu’aux prochaines vacances (mais cette année, ils ont été remplacés par un feuilleton d’AGA et une réécriture des fables de la Fontaine par Fonelle). Madame Figaro essayera de rester un peu plus sérieuse, en présentant chaque semaine une nouvelle inédite d’un écrivain qui publiera sans doute un roman à la rentrée littéraire ; et les premières pages d’un des romans de l’été. Bien sûr, dans les deux, on retrouvera les mêmes articles qui expliquent comment perdre 10kg l’été en se nourrissant de lait d’avoine et de quinoa cru, les mêmes questionnaires hebdomadaires plus ou moins drôles à un people pour savoir ce qu’il fait de ses vacances (ce qui nous permettra tout de même d’apprendre qu’Irina Lazzareazu se trouve « trop maigre, plus plate que plate et blanche comme une aspirine »), et les mêmes actrices qui auront posé sur une plage de Deauville ou de Cannes et détailleront à l’infini le contenu de leurs valises, où elles auront placé, quel heureux hasard, le maximum de produits de la marque dont elles sont égéries (Eva Green dans Madame Figaro : « je ne pourrais pas me passer de mon soutien-gorge en dentelle noir Dior, la crème or de vie de Dior et le parfum Midnight Poison ». De qui est-elle l’égérie ?).
Puis il commencera à faire trop frais, Maman se rappellera qu’elle travaille le lendemain et des ronflements discrets se feront entendre du côté du banc. On rentrera les journaux, on fermera la porte, le chat descendra à la cave et tout le monde ira se coucher. Mais c’est sans importance, parce que demain, nous passerons encore la soirée dehors, tant que le lampadaire voudra bien rester allumé et qu’il ne pleuvra pas.
Parfois des gens viennent nous tenir compagnie. La voisine, donc, quand elle est là et qu’elle s’ennuie ; elle passera le reste de la soirée à nous raconter des anecdotes de l’époque où elle était agent immobilier. Ou des visiteurs, quand il y en a ; te souviens-tu que, la veille de ma communion (privée ou solennelle, d’ailleurs ?), vous étiez restés à parler avec les gens déjà arrivés dehors, longtemps après que je sois allée me coucher (ça devait être ma communion privée, pour que je me couche si tôt).
Mais la plupart du temps, nous sommes seuls, juste tous les quatre. Papa est assis sur le banc et fait semblant de lire un magazine ; mais en fait, il est juste en train de s’endormir, et ne va pas tarder à aller se préparer un chocolat qu’il boira juste avant d’aller se coucher. Invariablement, Maman interrompra sa lecture pour lui dire «qu’il n’a pas vraiment besoin de ça », puis retournera lire le Figaro, dont elle nous infligera parfois la lecture orale des passages les plus scandaleux. Mais personne ne l’écoute, c’est aussi une tradition estivale.
Et nous deux, nous sommes assises sur le perron, et nous lisons les versions été de nos magazines habituels. Invariablement, Elle versera dans le magazine people (avec, cette année une rubrique psychologie ayant pour le moment débattu de « Georges Clooney est-il incasable » ou « Victoria Beckham est-elle juste une image ? ») tout mince (parce que, comme ils l’avaient expliqué une fois, « en été, votre magazine préféré fait lui aussi un régime) ; et il y a aura les traditionnels quatre romans courts qui, dès la rentrée, prendront la poussière sur un coin de mon bureau jusqu’aux prochaines vacances (mais cette année, ils ont été remplacés par un feuilleton d’AGA et une réécriture des fables de la Fontaine par Fonelle). Madame Figaro essayera de rester un peu plus sérieuse, en présentant chaque semaine une nouvelle inédite d’un écrivain qui publiera sans doute un roman à la rentrée littéraire ; et les premières pages d’un des romans de l’été. Bien sûr, dans les deux, on retrouvera les mêmes articles qui expliquent comment perdre 10kg l’été en se nourrissant de lait d’avoine et de quinoa cru, les mêmes questionnaires hebdomadaires plus ou moins drôles à un people pour savoir ce qu’il fait de ses vacances (ce qui nous permettra tout de même d’apprendre qu’Irina Lazzareazu se trouve « trop maigre, plus plate que plate et blanche comme une aspirine »), et les mêmes actrices qui auront posé sur une plage de Deauville ou de Cannes et détailleront à l’infini le contenu de leurs valises, où elles auront placé, quel heureux hasard, le maximum de produits de la marque dont elles sont égéries (Eva Green dans Madame Figaro : « je ne pourrais pas me passer de mon soutien-gorge en dentelle noir Dior, la crème or de vie de Dior et le parfum Midnight Poison ». De qui est-elle l’égérie ?).
Puis il commencera à faire trop frais, Maman se rappellera qu’elle travaille le lendemain et des ronflements discrets se feront entendre du côté du banc. On rentrera les journaux, on fermera la porte, le chat descendra à la cave et tout le monde ira se coucher. Mais c’est sans importance, parce que demain, nous passerons encore la soirée dehors, tant que le lampadaire voudra bien rester allumé et qu’il ne pleuvra pas.
Thursday, July 31, 2008
encore des soldes (mais c'est bientôt fini)
Hier, entre deux séances chez l’opticien, nous avons donc cherché des cadeaux pour Charlotte et Louise (les filles de ma marraine qu’on va voir ce week-end, pour ceux qui ne suivraient pas). Comme c’est la fin des soldes, on avait décidé d’acheter à chacune un haut. Problème : elles doivent toutes les deux approcher le mètre 75 (pffff), et ont des tailles de vêtement en conséquence : 44-46 pour la première et 42-44 pour la deuxième. Ce qui m’a permis de remarquer quelque chose que je n’avais jamais remarqué avant. A la fin des soldes, en Angleterre, il ne reste que des tailles extrêmes, genre 0, -1 ou 48 et 52 (pourquoi y a-t-il du 52 chez Monsoon, c’est un mystère ? en France, on trouve du 52 uniquement dans les boutiques genre « grosse & belle », où tous les vêtements ressemblent à des boubous africains ou des chemisiers en polyester) ; pas une seule taille intermédiaire. A l’inverse, en France, tu as pleins de 40 ou de taille 2 dans les rayons, mais très peu de 36/38 ou 42-46. Donc je ne me plaindrais plus jamais qu’il ne reste que des grandes tailles, puisque c’est faux. A la place, je récriminerai : « mais c’est nul, il ne reste que des tailles intermédiaires ».
Nous voilà donc parties à chercher 2 hauts. Sachant que je ne les ai pas vues depuis longtemps, c’était assez dur de trouver quelque chose d’adapté. Et c’est pas M. qui m’a facilitée la tache : « oh ben Louise s’habille de manière assez originale. De toute façon, elle est en section dessin, tu sais », ce qui chez elle veut dire à peu près : elle a toujours les cheveux dans les yeux, au moins un piercing, un copain gravement chevelu tendance hippie et consomme des substances hallucinogènes pour trouver de l’inspiration (enfin, je crois pas que Louise en soit là…). En tout cas, j’ai fait pour elles ce que je ne fais jamais pour moi, j’ai patiemment épluché les rayons soldes de Etam et Promod pour trouver le bon vêtement. Je suis même rentrée chez Pimkie sans en ressortir immédiatement, témoignage irréfutable d’amour non filial et de bonne volonté s’il en est (et résultat, j’ai du subir le discours quasi cornélien d’une fille de 11 ans (version plus jeune de Little Miss Perfect) qui ne savait pas si sa mini jupe en jean blanc avec ceinture à paillettes (sic) ne faisait pas trop gamine). Finalement, j’ai choisi une tunique en laine chez Promod pour Charlotte et une blouse à imprimé 60’s chez Etam pour Louise. (ah oui, et comme il y avait une promo à Etam je nous ai choisies à chacune une écharpe d’été – la tienne est noire avec des ronds blancs – mais je sais pas quand elles pointeront le bout du pompon)
Et évidemment, comme chaque fois que je ne cherche rien pour moi, j’ai trouvé plein de trucs. Par exemple, la blouse pour Louise, je n’y ai pas jeté un seul coup d’œil la fois où je suis venue à Etam pour moi ? mais là, en l’essayant, je l’ai trouvée trop belle. Peut-être parce qu’en cherchant pour moi je me sens tenue de me limiter à un certain type de vêtements que je suis censée porter, mais que quand j’achète pour d’autres j’ai un champ de possibilités plus large. Toujours est-il que je suis revenue ce matin pour essayer les vêtements. Mais visiblement, il existe à Nevers tout une faune qui nous est inconnue, et qui ne sort de sa tanière qu’après 19h, parce qu’à 10h30 la moitié des vêtements que j’avais vu avaient disparu – et l’autre ne m’allait pas.
Mais mon déplacement n’aura pas été en vain, puisque je l’ai retrouvé : mon sac Longchamp, celui en nubuck rose thé avec les fermetures éclair, celui qui me criait « Maman » quand je le voyais en vitrine à Toulouse et qui a pleuré en me voyant lui tourner le dos avec abnégation aux Galeries Lafayette. Et il ne coûte plus que 210€ ! et grand-mère veut que je trouve un cadeau pour mon anniversaire + mon année ! et la vendeuse me l’a mis de côté jusqu’à demain ! et la boutique Swaroski a enfin ouvert !
Tuesday, July 29, 2008
âmes sensibles s'abstenir
Cette scène, d’une cruauté insoutenable, a eu lieu le 28 juillet 2008, à 19h20 durant le dîner, chez les G. Par discrétion, nous avons choisi de garder secrète l’identité des protagonistes.
C : Tu prends pas de haricots verts, Maman ?
M : Non, non, je vais me contenter de fromage blanc.
C : tu sais que ça n’a pas les mêmes qualités nutritives, n’est-ce pas ?
M. rentre dans la maison
C, à P : c’est sûr que quand on a mangé une glace à 4h…
M, depuis la cuisine : ça suffit, avec tes réflexions !
P : oh, mais elle a l’ouïe fine !
C : c’est bien tout ce qu’elle a de fin !!
C : Tu prends pas de haricots verts, Maman ?
M : Non, non, je vais me contenter de fromage blanc.
C : tu sais que ça n’a pas les mêmes qualités nutritives, n’est-ce pas ?
M. rentre dans la maison
C, à P : c’est sûr que quand on a mangé une glace à 4h…
M, depuis la cuisine : ça suffit, avec tes réflexions !
P : oh, mais elle a l’ouïe fine !
C : c’est bien tout ce qu’elle a de fin !!
Friday, July 25, 2008
du crumbe ! du crumble !
J'écris pas en ce moment parce que j'y arrive pas, tout simplement. J'arrive pas à écrire l'article sur Narnia (et puis tu devrais arêter de lire des FF, ça éviterait les questions débiles) ; tout ce que j'écris est méchant ou amer, alors on va attendre un peu avant de continuer.
J'ai fait le crumble hier soir (avec M. à l'épluchage de pêches) et il y en avait déjà la moitié en moins à 16h. Il est très bon mais j'avais mis trop de beurre (imagine le drame d'ici : le beurre fond, dégouline dans le four, brûle, M. panique, un court partout, me traite d'incapable - ça l'a pas empêché d'en manger un quart).
Ce soir je mange avec Laurène (qui a un nouveau copain, oui mademoiselle ; je te raconterai tout ça !!)
Tuesday, July 22, 2008
en attendant
article sur Narnia bientôt. en attendant, je dorlote mes coups de soleil traditionnels (mais cette année élégemment assymétriques), je chasse les puces du chat, je réfléchis à faire un crumble aux pêches, je me documente sur les bouffées de chaleur pré-ménopause, je finis mes liasses, je regarde de vieux téléfilms en cassettes.
xoxo
xoxo
Saturday, July 19, 2008
ich bin krank
Ou plutôt, je suis malaaaaaaaaaade, comme chantait l’autre. Depuis jeudi matin, j’ai quasiment rien mangé, puisque dès que je mange j’ai mal au cœur. Par contre, je bois plus d’eau qu’un __________ (complétez par le nom d’une bestiole buvant beaucoup). D’ailleurs vendredi matin j’ai vomi dans le caniveau devant la maison. Je vous raconte pas ça uniquement pour le plaisir, mais aussi parce que mine de rien, l’anecdote est marrante (le mine de rien arrive bientôt). Donc, depuis mon réveillé j’avais mal au cœur. C’est pas grave, je me prépare quand même à aller à l’hôpital (ironiquement, pour y travailler). M. étant déjà partie, il ne restait donc que P. qui fermait le portail. Pendant ce temps, au lieu de monter en voiture, je vomissais consciencieusement mon repas de jeudi midi dans le caniveau. On aurait cru un lendemain de fête, l’ivresse de la veille en moins. Donc P. me dit : « tu as fini ? je vais chercher de l’eau. ». Bête que je suis, je me dis qu’il va me chercher un verre d’eau pour que je me rince la bouche. Penses-tu, il revient avec un arrosoir pour rincer le caniveau. Puis, visiblement sur-motivé à l’idée d’aller travailler, il me fait monter en voiture –sans laisser le temps de me laver les dents (merci…) – pour aller travailler. On sait jamais, des fois que mes mandats se carapatent tout seul si je prends une demie journée de congé… Et il a passé tout le trajet à me demander quand est-ce que je me mettais en jupe. Argument de choc : « t’as des jolies tenues, pourquoi tu les mets pas ? ». Genre là je suis habillée comme un sac… Conclusion ? mon père est un barbare sans cœur.
Thursday, July 17, 2008
"you're relieved, Mr. President"
Si j’écris pas en ce moment, c’est pas parce que je suis trop fatiguée (travailler avec douze équivalents de ma grand-mère a peu de chance de m’épuiser) ou que j’ai pas le temps, c’est simplement que je préfère consacrer mon temps et énergie en dehors de l’hôpital pour regarder « the West Wing ». Ça m’a prise ce week-end pendant la visite de grand-père. J’ai regardé la quasi-totalité de la saison 4, qui est excellente. Le final surtout, « Mr. President, you’re relieved », « Leo will know what to do » et « are you in love with Josh ? ». Et une des meilleures scenes, toutes saisons confondues, est sans doute celle entre Andy et Toby dans la maison qu’il a acheté (ça doit être une des plus tristes aussi). Tu as donc ce final fantastique, et après, paf, tu as une grosse crêpe en guise de season opening. Avec Amy l’insupportable qui se la ramène encore (j’aime bien Amy, mais on pouvait raisonnablement espérer un baiser entre Josh et Donna pour célébrer la libération de Zoey, au lieu de devoir attendre une victoire électorale au Texas. Là, à côté, la grande blonde, c’est pas dur quand même !!). Et oh mon amour tu es saine et sauve, comme je suis ta mère je fais la geule et je pars m’enterrer dans la ferme familiale, pendant que Charly fait des yeux de cocker battu. Et puis les républicains sont méchants et arrivistes, bouh ! jetez-leur tous des tomates ! Mais c’est pas grave, c’est trop bien quand même – et puis Josh et CJ sont géniaux (mais où passe Dany ? ils le sortent de sa boîte quand ça les arrange ?). And btw, tu pourrais me ramener la saison 2 (est-ce que par chance ça serait celle avec les épisodes où 1) il y a un candidat à la présidence polonaise avec une prostituée américaine qui attendent devant la Maison Blanche ; 2) la first Lady dit à Charly « blabla so it means we can have sex now »). Un rapatriement sans délai est demandé (en plus du truc de chez Accessorize ^^ ; ouais je sais c’est scandaleux).
Sunday, July 13, 2008
Il faudrait que j'entende "un jour tu seras grande"
J’ai une mère persuadée que la solution miracle à la criminalité en Angleterre est la démocratisation du volet dans les îles britanniques (qui s’y fait très rare, pour ceux qui n’en seraient pas des habitués). J’ai aussi un grand-père qui vient de découvrir l’épilation du maillot grâce à Jean-Pierre Pernault, alors qu’il ne s’était toujours pas remis de l’épilation des aisselles.
Avec tout ça, il y a des jours où je me dis que ce que je raconte ici est vraiment inintéressant – ceci n’étant pas un appel pour que ma foultitude de lecteurs s’exclament « mais siiiiiiiiii, c’est très intéressant » (quoique si vous voulez vous pouvez, les compliments, même précommandés et sur mesure, sont toujours les bienvenus). C’est vrai qu’il y a des jours où j’ai vraiment rien à raconter, mais j’essaye quand même d’éviter le syndrome mavie.com (d’autant plus que je ne peux pas faire de dessin pour rendre trépidante une anecdote insipide du genre « aujourd’hui j’ai reçu ma nouvelle carte bleue » - je pourrais bien le broder, mais ça serait un blog à très très long terme).
Il y a aussi des articles qui sont plus ou moins bien écrits, suivants l’heure et l’humeur au moment de la rédaction. J’ai tendance à faire beaucoup de digressions et à ne pas toujours être très cohérente dans le développement de mes raisonnements, mais j’essaye de faire attention et de consacrer du temps à la rédaction des articles quand je peux.
Il y a certains sujets que j’aborde souvent, et d’autres que je laisse volontairement toujours de côté. Les plus récurrents doivent être ma mère et mes rêves (parce que je ne saurais pas en parler, mais que je peux l’écrire), et ceux qui ne sont jamais évoqués sont principalement les gens que je connais ou que je rencontre – parce qu’il pourrait m’arriver d’écrire des choses que je regretterais ensuite, étant donné que je peux avoir tendance à être assez critique.
Je ne parle pas non plus beaucoup de mes études ici, mais c’est surtout parce que j’écris à la fin de la journée, moment où j’en ai jusque là des ondes et que si on me proposait un BTS d’esthéticienne, j’y sauterais à pieds joints (mais je m’en mordrais les doigts ensuite, que ça soit clair). Et aussi parce que j’ai vraiment l’impression de ne rien y connaître, et donc je ne me sens pas vraiment une quelconque autorité pour parler du dernier prix Nobel de physique ou de pourquoi je fais GP l’an prochain. Depuis que je suis à l’INSA, je passe mon temps à avoir l’impression d’être parfaitement inadaptée parce que l’intérêt que je porte aux sciences est, disons, limité. J’aime ça, ça m’intéresse, ça m’amuse, mais ça s’arrête là. Ça ne me viendra pas à l’idée d’approfondir mes connaissances en programmation au point de pouvoir coder mes propres jeux. Pire, ça ne m’intéresserait même pas, alors qu’il me semble que ça devrait, au moins juste un peu. Parfois, quand j’essaye d’expliquer pour la énième fois à Antoine pourquoi ça me semble important de reconnaître un sac Kelly - et que je sais que c’est peine perdue – je me demande vraiment ce que je fais là. Tout ça pour dire que si je cite plus souvent Helen Fielding que Einstein, c’est uniquement parce que je me sens plus de légitimité par rapport au premier qu’au second – à tort ou à raison, d’ailleurs, là n’est pas la question.
Et je ne sais pas si vous l’avez déjà remarqué, mais je ne sais jamais comment conclure mes articles.
Wednesday, July 9, 2008
oh mais ta g***** !!!!!!
Ce matin, j’ai eu la malchance de petit-déjeuner avec M. (je supporte pas les gens qui parlent avant d’avoir pris mon petit-déjeuner). Bon grès mal grès je m’installe et allume la télé où je zappe sur les clips. En l’occurrence passait celui du « prochain tube de l’été » (wouhou), à savoir un truc très nul chanté en anglais par un bellâtre pseudo-hispanique (qui vérifie à l’occasion l’histoire de la vache espagnole). Le réalisateur avait décidé de représenter des vacances classique : le « chanteur » avait bien naturellement une bouteille de champagne à la main et dansait (« bougeait les pieds » serait plus exact) entouré d’une dizaine de strip-teaseuses (ou peu s’en faut) recrutées pour l’occasion. Et là, M. s’écrie : « mais c’est un scandale… ». J’aurais parié qu’elle allait critiquer les filles quasi-toutes nues. Mais visiblement, à 7h-15 on remarque pas la même chose parce qu’elle continue : « on devrait interdire au gens de boire de l’alcool dans les films, c’est de l’incitation à boire, blablabla, alcoolisme chez les jeunes, blablabla, scandale, blablabla, scandaleux. » Et moi, qui décide de faire la cruche, demande innocemment : « mais aloreuh, tu crois queheuh, il faudrait aussi que personne ne fume dans les filmeuh ? » Ben oui dis donc, c’est qu’elle le croit. Je vous épargnerai la suite du dialogue, qui de toute façon consistait en une variation entre « scandale » pour M. et « Humf » pour moi (l’onomatopée la moins engageante, mais aussi la seule qui peut passer pour une réponse) ; en gros, on aurait dit la fin de « thank you for smoking », quand le sénateur présente ses ridicules photos retouchées…
Ensuite, exactement comme dans le clip, j’ai enfilé mon mini monokini en macramé, pour aller sauter avec toutes mes copines dans la piscine verte tellement elle est bleu…
En fait, c’est le premier jour de beau temps (comprendre : pas de pluie) et en guise de piscine pleine de mannequins, je travaille dans un open-space peuplé de femmes à divers stade de leur ménopause, ce qui les poussent à me materner plus que nécessaire en attendant la prochaine visite de leurs enfants. Evidemment, il y a bien l’homme et demi : le patron, mâle dominant de l’espace (il avait piqué une colère le vendredi précédant mon arrivée, et elles en étaient toujours toutes émoustillées), et un autre (le demi) qui a visiblement raté de peu la trisomie 21. Un environnement épanouissant pour un travail épanouissant : trier des mandats par numéro de compte, puis en faire des liasses de moins de 10 cm d’épaisseur et 5kg (c’est très important, il y a des tas de circulaires pour préciser les mesures, prises uniquement pour le bien-être des juges). Bref, si ce n’est ma paye à la fin du mois, l‘ensemble est bof et j’ai un torticolis (au moins j’améliore mes rotations de buste).
Saturday, July 5, 2008
galerie des horreurs
Marlou n’a qu’à attendre dans sa cabine d’essayage (de toute façon je crois qu’elle n’est pas vraiment pressée d’ouvrir le rideau), pour le moment j’ai envie de parler de mon activité de l’après-midi, à savoir : ranger mon armoire.
Vaste programme. Ranger mon armoire, ça veut dire refaire les piles de vêtements ; rendre à Lucie ce qui lui appartient ;
Trier le contenu de mon armoire s’est donc rapidement en une fouille archéologique où chaque étagère me rappelait des souvenirs – et pas des bons en général. Jusqu’à maintenant, je n’avais pas encore eu le droit de me débarrasser de certains vêtements que je trouvais affreux (et portés si peu souvent qu’ils étaient blancs de poussière !!). Cette année, j’ai enfin pu vider seule et manu militari : un atroce pyjama pilou orange avec des fleurs roses et des appliques de dentelles, offert par G.M. à Noël il y a 3 ans et qui avait déjà l’air usé avant d’avoir été porté (le pire, c’est que j’ai du la remercier pour le cadeau…) ; un manteau rouge très Cyrillus 94, réplique exacte de celui que ma catéchèse de CE2 portait (pourquoi a-t-il été acheté, mystère) ; un pull marin acheté il y a 6 ans en bord de mer, marqué à jamais par un tragique incident incriminant une tasse de chocolat ; un béret kaki qui me donne l’air de m’être enrôlé dans les jeunesses communistes ; un pseudo-jean, choisi par M. en 4ème, acheté en taille 42 pour être sûr qu’il ne soit pas taille basse (je devrais peut-être le garder pour me rappeler ce que ne doit PAS être un pantalon ; à savoir trop grand, pour commencer) ; et surtout les robes de chambre taille 14 ans (et qui me vont toujours, soit dit en passant) affreuses, pelucheuses, qui font soit gamine soit ménopausé mais rien entre les deux, et que M. avait amoureusement brodées d’elfes ou de tortues (plus kitsch tu meurs). D’ailleurs quand je les ai posées sur la pile j’ai eu droit à un cri parental unanime : « quoi tu donnes tes jolies robes de chambre ? oh ben non, on va plutôt les garder ». La seule étagère que je n’ai pas pu toucher (je crois que M. était prête à me faire un barrage de son corps pour ça), c’est celle des pulls. Faut la comprendre : ils ont tous été tricotés main par G.M. Mais la grand-mère a vraiment pas le compas dans l’œil, et a tendance à tricoter des pulls à emmanchures chauve-souris que je pourrais toujours porter quand j’aurais 2 enfants, une maison en banlieue et une armoire remplie de taille 44 (comme qui, voyons ? mmm…).
Je passerai sur les conseils intelligents de M., du genre « avant de te plaindre que t’as plus de place, trie plutôt tes pulls par couleur » (parfois, elle réfléchit trop vite pour moi). Mais je plains quand même les gens chez qui échoueront ces vêtements : après tout, c’est pas parce qu’on est pauvre qu’on a envie de mal s’habiller.
Zips are the beginning and the end
Sujet du jour : acheter des vêtements (sujet qui va passionner mon nombre astronomique de lecteurs, dont les ¾ - littéralement - ont disparu dans la nature sans laisser de commentaire…)
« Il y a toujours des nanas qui savent que tout leur va pour se pavaner devant les miroirs en prenant la pose et en disant : « Tu ne trouves pas que ça me grossit ? » à leur copine forcément obèse, qui elle, aura toujours l’air hippopotame, quoi qu’elle mette sur le dos. »
Le journal de Bridget Jones
Helen Fielding
C’est exactement cette scène que j’avais sous le nez hier après-midi à Kookaï. Deux copines qui faisaient les soldes ensemble : une grande et massive, avec des boutons d’acné et visiblement pas la moindre idée de comment s’habiller pour se mettre en valeur ; et la deuxième, petite aux sens français et anglais du terme, parfaitement proportionnée, maquillée exactement comme il faut, avec une coiffure comme ça :
« Elle a relevé ses [cheveux] en chignon et les a négligemment fixés sur le sommet de sa tête avec une pince de bureau. […] Elle a glissé une paire de lunettes noires surdimensionnées en bandeau pour sécuriser l’ensemble. […] Cette fille possédait un chic inné, et j’avais l’impression que j’aurais pu passer ma vie à la regarder. »
People or not people
Lauren Weisberger
Le genre de fille qui essaye un vêtement, et toutes les occupantes des cabines d’essayage veulent le même… Son amie (élégamment surnommée « Marlou ») essayait des blouses et des robes housse, passait son temps à demander à la vendeuse la taille supérieure, et ne sortait jamais de sa cabine – signe évident si il en est que rien ne va et qu’il y a une crise de de-toute-façon-je-suis-grosse-et-moche dans l’air. Mais Little Miss Perfect prenait des poses devant la glace, découvrait ses gambettes au bronzage élégamment caramel (« tu comprends j’ai pas l’habitude des jupes aussi longues ») et se désespérait parce qu’il n’y avait plus la taille 0 pour ce débardeur tellement mignon. Mais bien sûr, elle est gentille et attentionnée, « alors Marlou, montre-moi ce que ça donne ?». Donc Marlou dispense généreusement à Little Miss Perfect des conseils vestimentaires (conseils que visiblement elle serait bien incapable d’appliquer pour elle-même). « Oh Marlou, il me faut absolument ton avis, tu as un tellement bon œil ! ». Jusqu’à aujourd’hui, je crois que je ne m’étais jamais rendue compte à quel point les filles peuvent parfois être cruelle sans même s’en apercevoir, entre amies ou même entre soeurs, juste parce que pour elles c’est normal de rentrer dans une taille 0 ou un 36.
J’ai pas à me plaindre, puisque c’est mon cas. En attendant, à côté de Little Miss Perfect
« je me faisais l’effet d’une pâtisserie dégoulinante »
Le journal de Bridget Jones
Helen Fielding
Je m’attendais presque à voir Natatash surgir de ma cabine pour s’exclamer : « mais mon chéri, tu m’avais dit qu’elle était maigre » (je tiens à m’excuser auprès de tous (Mmm) les gens qui liraient cet article et n’auraient pas lu Bridget Jones, et qui ignorent donc tout de Natatash et de ses jambes jusque là). Ai quand même acheté un pantalon gris huître à pont et un pull noir (je passe mon temps à acheter des pulls noirs, il faudrait vraiment que je trouve une autre couleur).
Je voulais conclure par une citation de Madame Antoine Darriaux sur les fermetures éclair (à « Zipper » dans Elegance). Mais comme je ne l’ai pas sous la main, j’en ai choisi une autre, qui me permettra de continuer sur le même sujet :
« On ne s’habille pas pour éblouir les autres femmes ou pour les embêter. On s’habille pour se déshabiller. Une robe n’a de sens que si un homme a envie de vous l’enlever. »
Françoise Sagan
Thursday, July 3, 2008
back to the mushroom*
Me voilà donc de retour à Nevers. Comme d’habitude, il pleut ; on m’a entraînée ici sous le prétexte fallacieux qu’il faisait aussi beau qu’à Toulouse, et je me retrouve à passer ma matinée à courir dans la maison pour fermer les fenêtres (d’un autre côté, peut-être qu’en ce moment il pleut à Toulouse…). Je déteste passer une semaine à attendre de rentrer, pour finalement réaliser le jour du départ que je resterais bien encore un peu…
On est donc parti mardi matin après avoir chargé dans la voiture 2 valises, 6 cartons, 10 paires de chaussures (11 en comptant la nouvelle), 2 bambous et 3 (mini, à ma décharge) cactus (au grand désespoir de P., et à l’étonnement de touristes hollandais croisés le midi). Quand M. dit « on rentre par le chemin des écoliers » en été, tu peux être sûr que ça veut dire 2 jours à faire 2 heures de marche pour admirer un point de vue et 4 murs en ruine (j’ai rien contre la marche ; c’est les murs en ruine que je trouve totalement inintéressants) et à l’entendre se plaindre « [qu’elle a] trop chaud » et « [qu’elle va] attendre ici, à l’ombre », comme une martyre de la guerre d’Espagne qui supporte tout avec le sourire pour faire plaisir à ses proches (auxquels ça fait vraiment, vraiment plaisir…). Sauf qu’en plus, j’ai eu droit aux engueulades causées par le dysfonctionnement de la voiture (une histoire de pot d’échappement et de « si t’es pas content t’as qu’à conduire »). On a dormi dans un gite où mon lit était tellement haut que je ne touchais pas le sol quand je m’y asseyais – et j’ai donc failli me casser la gueule quand je me suis levée la nuit.
Arrivée le mercredi soir et déballage du coffre sous la pluie. Dîner chez les grands-parents, avec une conversation aussi stimulante et cultivée qu’à l’habitude (brrr) et au lit à 22h pour m’endormir à minuit.
Debout à 8h30 ce matin, histoire d’être sûre que M. est déjà partie au travail. Le temps que j’étende le linge, il est 10h. Je grimpe dans la baignoire, ouvre la bouteille de shampoing, et là… Toc toc : « Camille, t’es prête, on part en course ». Ah ben là ça va pas être possible, pour le moment il me manque deux ou trois trucs indispensables à une apparition publique – à commencer par des vêtements (mais je suis couverte de mousse, ça peut peut-être passer ?). Donc douche, constatation qu’il pleut, donc séchage de cheveux (qui pour fêter mon retour ont décidé de prendre un configuration doigts-dans-la-prise). P. sort la voiture et ferme le portail, je suis toujours en train de me sécher les cheveux en petite culotte. Finalement, on a quand même réussi à être synchro.
Cette aprèm’ je vais en ville avec Laurène trouver un cadeau pour les 20 ans de Mathilde. Un bijou Swarowski (la correction automatique me propose Twardowski, si quelqu’un sait ce que ça veut dire…) peut-être ?
Pour finir ce (long article), la phrase du jour, qui me trotte dans la tête depuis ce matin, et n’a aucun rapport avec rien : « Mathilde est d’un naturel heureux. Elle se dit que si le fil ne lui ramène pas son amant, c’est pas grave, elle pourra toujours se pendre avec » (S. Japrisot, « un long dimanche de fiançailles »).
*Normalement, il y avait une illustration avec un champignon, mais vu la coopération de ce qui nous tient lieu d'accès internet...
Monday, June 30, 2008
Maintenant que t'es en vacances...

Le ciel est bleu, les oiseaux chantent, j'ai fait mes cartons (pour le moment, 6 + 2 valises ; non, je ne sais pas voyager léger ^^), je suis en vacances et je passe en 3ème année. Que demander de plus, à part un accès internet potable à la maison (et aussi un boulot intéressant en juillet, mais faut pas trop demander non plus). On part demain "par le chemin des écoliers" (mais qui citè-je donc ?) on arrive mercredi et je commence à travailler lundi prochain.
Haut les coeurs, aujourd'hui la vie est belle !!
Friday, June 27, 2008
attention, un drame terrible...
... est en train de se jouer ici, inconnu de tous sauf de moi. Il concerne une serviette, des nénuphars et une paire de ciseaux.
J'ai enfin fini de broder le labrador de grand-mère - ou presque : plus de fil noir (c'est incroyable quand même : j'ai 38 écheveaux dont 2 de jaune, 1 de orange et 1 de pervenche, mais pas un seul début de bout de fil noir !!). En tout cas, le prochain qui me montre un fil DMC gris avant mon retour à Nevers, je l'attaque sauvagement avec (et oui, un chien en dégradé de gris, ça porte sur les nerfs).
J'ai enfin fini de broder le labrador de grand-mère - ou presque : plus de fil noir (c'est incroyable quand même : j'ai 38 écheveaux dont 2 de jaune, 1 de orange et 1 de pervenche, mais pas un seul début de bout de fil noir !!). En tout cas, le prochain qui me montre un fil DMC gris avant mon retour à Nevers, je l'attaque sauvagement avec (et oui, un chien en dégradé de gris, ça porte sur les nerfs).
Sauf que sur le modèle, les pétales et les feuilles sont tous beaux tous brodés en dégradés, ce qu'on ne peut pas faire avec ce point. je décide donc de me lancer dans le point de tige répété (comme sur l'illustration). Problème : comme ça c'est facile, sur tout un pétale c'est long et dur (et en plus je ne sais pas vraiment le faire). Résultat:Il s'avère donc que 1) ça ne ressemble pas du tout au modèle ; 2) le dégradé ne se voit même pas ; 3) on ne verra pas la séparation entre les feuilles ; 4) j'ai moins de chance de finir broderie que de me planter l'aiguille dans l'oeil d'agacement...
La conclusion de ce drame sera donc sanglante : je vais couper tout les points que j'ai déjà fait au point de tige - ça va être un vrai carnage. Moralité : quand j'ai fini ces serviettes de m****, je reste au point de croix.
Thursday, June 26, 2008
Karl & Amy
je ne sais pas si tu as vu cette nouvelle pub pour la sécurité routière :
c'est la première fois qu'ils font appel à une célébrité. Le plus étonnant, c'est qu'ils font appel à un créateur, c'est-à-dire quelqu'un qui à la base n'est pas censé être connu du grand public. Ils tablent vraiment sur l'idée que la mode/haute couture s'est démocratisé, au point que Lagerfeld soit reconnaissable par Mme Michu de Trifouilli-les-Oies. Il me semble que c'est un phénomène assez nouveau : je ne crois pas qu'il y a 10 ans, on aurait eu ce genre de pub (mais j'ai peut-être cette impression parce qu'il y a 10 ans je ne l'aurais pas reconnu).
On pourrait dire que c'est un juste retour des choses puisque Lagerfeld passe son temps à dire que la rue fait la mode, et pas l'inverse. D'ailleurs il le montre encore avec la chanteuse qu'il a choisi comme inspiration pour son défilé et pour sa dernière campagne de pub :
d'après lui, Amy Winehouse est la nouvelle Brigitte Bardot. Euh... Je veux bien que quand BB a débuté sa carrière, tout le monde la trouvait scandaleuse, mais au moins elle l'était avec un minimum de classe et d'élégance. Alors que chez Amy Wiehouse, à part de la vulgarité et des grandes dents, je ne vois pas grand chose. Je ne suis pas sûre que si ça avait été elle dans "et Dieu créa la femme", le film aurait entraîné une telle polémique (ou alors, ça aurait été du genre "faut-il encourager les anorexiques à se balader toutes nues ?")
[ma petite vie ces derniers jours]

elle n'est toujours pas plus passionante, mais au moins je me suis trouvée une occupation : ranger mes cours & ma chambre (parce que, comme dirait Sheldon : "if you have time to lean you have time to clean"). Et si mon ménage ne plaît pas à M. elle aura qu'à le refaire toute seule. Toujours est-il que maintenant j'ai une pile de cours & polys pour lesquels il faut que je trouve une place (qui n'existe pas, bien sûr).
A part ça, je peux désormais dire officiellement que j'ai validé 19 UV/24. Bon j'aurai pas fait mieux que l'an dernier, mais au moins j'aurai pas fait pire. D'ailleurs, en parlant de l'an dernier, M. m'a rappelée hier que j'avais au final eu 13.5 de moyenne, ce qui est bien meilleur que ce dont je me souvenais (en fait j'aurais pu postuler pr les semestres à l'étranger, ça m'apprendra à me croire nulle).
Et sinon, dans la catégorie mavie.com, il faut que je perde 5kg si je veux continuer à rentrer dans mes jupes pendant encore quelques années (d'ailleurs je ne me suis quasiment pas mise en jupe cette année, il y a des moi que j'ai pas mis la noire de chez Caroll et elle en est toute froissée).
Tuesday, June 24, 2008
mutation in progress
Ahah ! j'avais parlé trop vite. Il m'a suffi d'aller en ville (ce quine fut pas facile à décider, vu la chaleur) pour avoir des choses à raconter. Au début je voulais trouver des tongs & un maillot de bains, mais vu la chaleur je me suis cantonnée à Virgin. J'ai acheté des classeurs + intercalaires pr ranger mes cours, le tome 1 de l'intégrale de Michel Vaillant pour P. (le cahier de vacances c'était maths + physique + SVT, donc non), "un anglaise à Paris" de Nancy Mitford (les chroniques de sa vie à Paris publiées dans la presse anglaise), le DVD de "Volver" de Almodovar (ce qui me rappelle que j'avais été le voir avec les filles au Mazarin en VO) et celui de "Jawbreaker". Le résumé du film c'est : trois futures prom queens tuent accidentellement une camarade. La jaquette est tricolore avec des paillettes et des actrices (dont Rose McGowen) habillées totalement 90's (d'ailleurs, il y avait un coffret avec 5 films "de fille", et je crois qu'à nous deux on les a tous. Tu crois qu'il faut qu'on s'inquiète ?). En plus je viens de m'apercevoir qu'il est interdit au -12 ans. T'as vu, je suis trop une rebelle. Si ça se trouve, je vais me faire piercer la langue, et ensuite je me déciderai à jeter les intercalaires qu'on a depuis la 6ème pour utiliser les nouveaux !!
Peyras
bon alors euh c'est pas que je veux pas mettre à jour mais j'ai vraiment rien à raconter, et comme il va déjà falloir que je fasse un résumé de Peyras à M. tu pourras le lire (flemme de le faire deux fois). Et puis j'ai pas envie de me plaindre ou de dire du mal de certaines personnes aujourd'hui. Donc tu auras juste les photos.
la bergerie
la vue de la bergerie
Etienne, Antoine, Coline, Jessica, Joris
le paysage de notre balade en montagne (tt au fond c'est le pic du midi, mais on voit pas bien l'antenne)
Wednesday, June 18, 2008
expositions

ai acheté Vogue, pour en conclure qu'on devrait retourner à Paris cette année, uniquement pour les expositions de l'été :
rétrospective Valentino au musée des Arts-Déco du 17 juin au 21 septembre
les Parisiennes de Kyraz au musée Carnavalet jusqu'au 21 septembre
Richard Avedon au musée du Jeu de Paume du 1er juillet au 28 septembre (celui qui a fait, entre autre, la photo de Davida avec les éléphants)
je veux y allllllllllllllllllllllllllllllller
robe Mexx & Converses rouges
Hier j'ai été en ville avec Clémentine pour me trouver une robe pour le mariage de Cécile. Ca nous a pris 5 heures et pas mal d'argent (au moins pour moi) - mais d'un autre côté pouvoir passer autant de temps à faire les boutiques sans avoir à se dire "vite vite, j'ai encore des maths à réviser", ça n'a pas de prix.
Donc j'ai acheté une robe chez Mexx (en photo, mais la dite photo est pas géniale). C'est une robe longue bustier bordeau à bretelles amovibles. Elle est uni sauf en bas où tu as des losanges blancs et beiges. Et pour mettre dessus si jamais il fait froid j'ai acheté un boléro noir à petit col châle. La robe me va bien et elle est assez simple tout en ayant une certaine tenue grâce à la longueur. Dans les boutiques je la trouvais vraiment bien, mais maintenant j'ai un gros doute. Je trouve toujours qu'elle me va trè bien, mais je ne sais pas vraiment si elle sera adaptée pour le mariage. sans compter que je ne sais absolument quelles chaussures je mets avec. Chez Zara j'avais vu des sandales dorées à lanières tressées qui allaient fantastiquement bien avec. Problèmes : 1) elles coûtaient 75€ et 2) même pour moi le talon était haut et j'étais quasiment sûre de me tordre la cheville à répétition avec. A la place j'ai (enfin) acheté des Converses rouges (qui, soit dit en passant, me font des ampoules...).
Sunday, June 15, 2008
Sagan

Le premier point faible du film, c'est son manque d'histoire : regarde la bande-annonce, il y a tous les événements du film dedans. Dans la première demie-heure du film, Françoise Sagan achète une maison dans les environs de Deauville. Tous les résumés du film sont axés sur cette maison , qui est censée être son reflet de sa gloire à sa pathétique décadence (oui, moi aussi je fais dans le cliché). Seulement à aucun moment dans le film on n'a vraiment l'impression que cette maison est son pilier. Elle y passe en coup de vent, pour écrire, entre deux fêtes, un amant et une maîtresse, un accident de voiture ou un procès pour possession de drogue. Alors soit le film est raté, soit il reflète très bien à quel point elle a toute sa vie essayé de recréer une grande famille aimante pour finalement être seule et oubliée. D'une manière comme d'une autre, il ne m'a pas convaincue. La performance des acteurs n'est pas à remettre en cause, surtout pas celle de Sylvie Testud (son maquillage est impressionant quand on atteint les dernières années de l'écrivain). Jeanne Balibar en Peggy Roche est très bien aussi, et les seconds rôles masculins sont impeccables, surtout Palmade et Polalydès. Mais à aucun moment on ne s'attache au personnage ou à sa philisophie de vie. On dirait plutôt une gamine gâtée, qui est devenue célèbre à 18 ans et est restée à cette âge-là (un peu comme la théorie de alexander dans "Fashion Babylon"). Elle garde toujours une voix enfantine doublée de petits regards faussement timides, qui accompagnent des caprices de plus en plus ridicules au fur et à mesure qu'avance le film. La fin est vraiment pathétique, mais je n'ai pas réussi à avoir de la peine pour elle, parce qu'au fond c'est elle la première responsable.
Non, ce qui m'a le plus marquée dans ce film c'est surtout que je me suis aperçue à quel point elle avait laissé peu de trace à notre époque. Qui parlait encore d'elle avant sa mort en 2002 ? je savais qu'elle existait, mais je n'aurais jamais lu "Bonjour tristesse" sans son décés. Elle a été un brillant écrivain, dont les livres sont étonnament modernes. Elle a été une figure du tout-Paris intellectuel, elle a cotoyé tous ceux qui ont formé la littérature moderne, de l'écriture à l'édition. Elle a été une icône française à l'étranger, où elle incarnait la vie à la française. Elle a été une journaliste emblématique dans Elle sous la direction d'Hélène Lazareff. Et maintenant, il en reste juste 2 paragraphes sur Wikipédia (deux paragraphes) et une mère qui, au téléphone, te dit "de toute façon, c'était pas une personne très intéressante".
Saturday, June 14, 2008
compte-rendu du 14.06.08
Dans le conpte-rendu qui suit, nous étudierons la journée de Camille, étudiante en vacances depuis une journée.
Observons Camille qui, le soir du dernier jour de l'année, avait décidé de se coucher tôt après avoir regardé "Aladdin" (dont nous traiterons dans un article ultérieur avec d'autres films). D'après un théorème obscure, "chaque fois que Camille aura décidé de se coucher tôt et de passer une nuit tranquille, son voisin aura décidé, lui, de faire la fête jusqu'à 3h du mat'." Le sujet paraît passablement contrarié par cette loi. Notons cependant qu'il en résulte trois conséquences plus ou moins positives : elle a pu lire la moitié des "yeux jaunes du crocodile", de Katherine Pancol ; elle a une illumination sur comment résoudre la question 4 de l'exercice 3 du partiel de maths (même si ça lui aurait été plus utile pendant le partiel - en fait
P(X=k, Z=n) = P(X=k, Y=n-k),
et on obtient bien une loi binômiale) ; et pour la première fois en dix-huit ans d'existence, elle s'est levée à 10h24.
Camille décide donc d'aller au cinéma, puisqu'elle n'a rien d'autre à faire à part du ménage. Cependant, il existe un autre théorème qui dit que "tous les films intéressants sortent en salle quand Camille a des révisions". Notre demoiselle va donc voir "Sagan", et en fera le résumé/critique plus tard. Comme elle n'a pas envie de rentrer chez elle, elle décide d'aller à Zara. Toutefois, à cause de la GayPride toulousaine (elle non plus ne savait pas que c'était aujourd'hui), elle doit renoncer à son projet et se contenter d'essayer à peu près tous les vernis de Dior/Chanel aux GF, pour finalement n'en acheter aucun ("trop marron. trop orange pompier. trop transparent. trop rose. trop foncé. eurk, des paillettes !"), mais ressortir avec des ongles très colorés.
En conclusion, nous pouvons dire que Camille aura passé ue journée aussi improductive qu'agréable, et ce de manière tout à fait légitime.
Thursday, June 12, 2008
I hate the world today
Résumons. Demain à 17h je suis en vacances, et j'ai avancé de exactement zéro centimètre depuis le début de l'année. A tel point que le projet le plus excitant de mes vacances, ça va être de travailler à la trésorerie de l'hôpital. Le seul réel changement, c'est que maintenant j'ai un moyen de transport plus rapide pour avancer, si je m'y décide.
J'ai envie de voyager.
Certains jours je t'en veux vraiment.
Saturday, June 7, 2008
random sorcellery
La fin de l'année approche et moi je fais n'importe quoi pendant mes partiels. On ne sait jamais, des fois que j'aurais un echance de redoubler, ça serait dommage de la laisser passer...
En ce moment je regarde des épisodes de "Sabrina the teenage witch". Ca a vieilli mais c'est toujours marrant. Et je redécouvre plein de références dans les dialogues et même jusque dans le générique : à un moment Sabrina se retrouve habillée en Holly Golightly (il faut absolument que je m'achète ce livre...).
La fin de l'année se rapproche et les projets - rentrer chez soi mis à part - commencent à s'accumuler ; vu mon emploi du temps, je n'ai pas trop à choisir entre "travailler" ou "sortir", c'est déjà bien. Mais ensuite, entre deux invitations qui tombent le même week-end, que choisir ? Fêter l'anniversaire de rémy - le copain de Clem - et passer une soirée avec des gens que je ne connais pas, pour ensuite ne voir personne le reste du week-end ? ou dans la montagne avec les autres membres de Lis&Rature (où mes chances d'attraper des coups de soleil sont nettement plus faibles que l'année dernière à Narbonne...) ? (en me relisant, je ne me trouve pas très objective...)
et en bonus, la preuve irréfutable que j'ai un jour mis les pieds dans une boom à l'INSA !!

Friday, June 6, 2008
just do something, at least try !!
bon alors on va tirer les choses au clair tout de suite : tu n'es pas cool, quelque soit la définition du mot. Que tu aies fait parti de la boum team et maintenant de l'amicale n'y change rien, tu en es toujours à des kilomètres.
Et tu n'es pas fashion non plus, tant qu'on y est. Tu peux passer autant de temps que tu veux avec Miss je-copie-Kate-Moss et Monsieur mon-pantalon-est-tellement-bas-qu'on-se-demande-pourquoi-je-le-porte, visiblement ils ne déteignent pas sur toi. Ou alors s'il te plaît, s'il te plaît dis-moi que tu ne porterais plus tes shorts affreux et tes joggings en lycra brillant (eurgh), surtout avec des tongs. D'un autre côté tu es un exemple vivant qu'acheter un vêtement/accessoire d'une marque en vogue ne fait pas toujours le bon effet - parce que si ils donnaient ça sur tout le monde, je doute que les togs havainas se vendent autant... Et les exemples comme ça c'est toujours bon à prendre.
Ceci dit tu as quand même l'air de faire attention à ton apparence, puisque je t'ai déjà vu changer trois fois de short dans une journée - je suis sûre que tu as des shorts de sport et des shorts pour la vie quotidienne, mais à ce niveau-là je ne veux même pas m'y intéresser.
Mais si ton apparence t'intéresse autant, tu pourrais peut-être commencer par te faire couper les cheveux ... Et puis au niveau forme physique, c'est pas ça non plus. "L'élastique" de tes joggings laisse déjà voir un ventre assez proéminent. A ton âge, vraiment ! Tu me fais assez penser à Favell, en fait : "Il avait les yeux bleus luisant qu'on associe en général à des idées d'alcool et de débouche. Il avait tendance à engraisser, et, dans quelques années, sa nuque ferait un bourrelet au-dessus de son col. sa bouche le dénonçait : elle était trop douce, trop rose."
Mais bon, l'apparence, passe encore, t'es né comme ça (quoique les vêtements...). Observons ton attitude en société. Manger la bouche ouverte : non. Refermer la porte au nez des gens : non. Uriner contre un arbre devant le R1 : non. Quand tu as fini d'uriner, remonter ta braguette face aux gens : NON. Il y a des règles de bonne conduite en société, tu pourrais au moins essayer de les respecter.
En fait tu es exactement le genre de personne que je ne supporte, parce qu'elles sont persuadées d'être tellement bien et cool et intéressante et donc regardent tout le monde de haut, alors qu'elles se conduisent plutôt comme un échelon antérieur de la société humaine.
En résumé, tu as encore beaucoup à faire pour t'améliorer. Je sais que tu ne m'as jamais rien fait, mais je n'ai pas arrêté de te croiser cette semaine, et tu as été la première victime innocente qui m'est passée sous la main. Bien fait pour toi, tu n'as qu'à te comporter mieux.
Wednesday, June 4, 2008
boing boing boring

Plus d'interclubs, plus de cours, plus de TP, et plus de TD d'ici demain soir. Si ma vie était une série, l'intrigue serait vraiment au point mort. heureusement, il me reste 6 partiels et des cauchemards débiles (cette fois-ci, j'ai rêvéque j'étais internée dans un camp de concentration...) pour m'empêcher de sombrer dans la léthargie.
Ai eu un début d'angine, mais là ça a l'air d'aller mieux. A mon avis, quand M. sent que je me couche trop tard, que je ne m'habille pas assez et que je ne mange pas assez de fruitzetlégumes, elle m'envoie un rappel sous forme d'anticorps (cette femme est diabolique ^^).
Mathilde & Laurène ont toutes les deux raté tous leurs concours, et elles ont donc décidé de faire les mortes dans l'espoir que ça y changera qqch.
Et euh... euh... attends, il y a forcément autre chose à raconter.
ah non en fait.
et tes partiels alors ?
Tuesday, June 3, 2008
encore un

On est dans une voiture. A l'arrière il y a toi et JB ; à l'avant il y a moi et le chief editor du Beaver, que je ne connais pas (c'est le conducteur). Pour t'embarrasser, je leur dis que tu regardes "Ugly Betty", et les 2 t'observent comme si je venais de leur annoncer que tu aimais Chantal Goya. M. Beaver (ça sera son nom) essaye de changer de sujet en nous racontant que régulièrement des tournois de volley topless sont organisés à LSE. JB a un bille-boquet dont la balle change de couleur.
On arrive à une place de village auvergnate. Maintenant, dans la voiture, il y a nous deux et les parents. Sur la place, il y a un car de petits vieux et un villageois (mais bien habillé, le villageois !!). Sur le puit, il y a des morceaux de brioche à la violette et autre chose (je sais plus quoi). Les petits vieux veulent payer pour la nourriture, le villageois ne veut pas. P. arrive à le convaincre, et tout le monde repart, y compris le villageois. On arrive à un monastère ; on le visite. Je pars de mon côté. L'intérieur ressemble à un château. Les pièces sont en enfilades, toutes longues et très étroites. Dans chacune, il y a une grande fenêtre à la française, une tapisserie, des vitrines, parfois une cheminée. Les petits vieux me rattrapent, et nous entrons dans une pièce où il y a une grande vitrine. Elle contient un tissu en satin blanc sur lequel est brodé "ici les fiançailles de Marie-Antoinette et Louis XVI ont été célébrés le ??" (c'était brodé mais je ne m'en souviens plus). Le bruit dans la pièce devient assourdissant, de plus en plus aigu. Les petits vieux ont l'air sales et grossiers. Je prends peur et je pars le plus vite possible. Dans la pièce suivante, il y a le villageois. Sa présence me rassure, et je décide de finir la visite avec lui. Il y a aussi un homme endormi sur le canapé. Dans la pièce que je viens de quitter (qui est fermée par une porte en noyer sculpté), le bruit est atroce ; on dirait que ce sont des cochons qui crient. Maintenant j'ai vraiment peur ; j'ai l'impression que qqch va arriver d'un moment à l'autre, et je voudrais partir le plus vite possible. Nous passons à la pièce suivante. Elle est spacieuse, comme une salle de bal, mais ne contient qu'un canapé. Le villageois décide de rester dormir là. Je ne veux pas rester (les cris qu'on entend toujours me font peur) mais malgré ma panique je l'aide à y transporter l'homme toujours endormi. Mais j'ai vraiment trop peur et je m'enfuis. J'arrive aux pièces où vous passez la nuit. Tu es dans la salle de bains (c'est une petite pièce éclairée en jaune, avec une porte vitrée), dans la baignoire même. Dans la pièce attenante, il y a les parents et notre petite soeur (!!!!!!!!). Elle va dormir dans un lit de camp au pied de leur lit. C'était pas prévu que je dorme ici, donc je devrai me contenter de dormir sur le rebord de la fenêtre (très large au demeurant).
Sunday, June 1, 2008
One art
The art of losing isn't hard to master;
so many things seem filled with the intent
to be lost that their loss is no disaster.
Lose something every day. Accept the fluster
of lost door keys, the hour badly spent.
The art of losing isn't hard to master.
Then practice losing farther, losing faster:
places, and names, and where it was you meant
to travel. None of these will bring disaster.
I lost my mother's watch. And look! my last, or
next-to-last, of three loved houses went.
The art of losing isn't hard to master.
I lost two cities, lovely ones. And, vaster,
some realms I owned, two rivers, a continent.
I miss them, but it wasn't a disaster.
---Even losing you (the joking voice, a gesture
I love) I shan't have lied. It's evident
the art of losing's not too hard to master
though it may look like (Write it!) like disaster.
-- Elizabeth Bishop
so many things seem filled with the intent
to be lost that their loss is no disaster.
Lose something every day. Accept the fluster
of lost door keys, the hour badly spent.
The art of losing isn't hard to master.
Then practice losing farther, losing faster:
places, and names, and where it was you meant
to travel. None of these will bring disaster.
I lost my mother's watch. And look! my last, or
next-to-last, of three loved houses went.
The art of losing isn't hard to master.
I lost two cities, lovely ones. And, vaster,
some realms I owned, two rivers, a continent.
I miss them, but it wasn't a disaster.
---Even losing you (the joking voice, a gesture
I love) I shan't have lied. It's evident
the art of losing's not too hard to master
though it may look like (Write it!) like disaster.
-- Elizabeth Bishop
Subscribe to:
Posts (Atom)
