Wednesday, October 29, 2008

sex crimes

Pour vous dire mon niveau de désespoir, je me suis retrouvée à regarder « Sex crimes » à 14h12 un mercredi après-midi (téléchargé un jour où je m’étais dit qu’avoir vu « Sex intentions » mais pas « Sex crimes » vraiment, c’était trop bête).

Donc nous avons Sam Lombardo, conseiller d’éducation dans un quelconque lycée californien. Sam est bô, viril et séduisant. La preuve, il va faire du radeau dans les marais et donne à manger au pauvre crocodile solitaire, qui erre là pour les besoins du film alors qu’on voit bien que la seule chose dont il a envie, c’est d’aller picorer la cuisse de Denise Richards avec sa Madame Crocodile. Donc évidemment, toutes les filles du lycée sont folles de Sam. Surtout Kelly von Ryan, pompom girl sainte-nitouche et riche, future prom queen et habillée comme un pied (mais ça personne s’en rend compte parce que c’est les années 90), mais qui ne manque pas une occasion de se frotter « discrètement » contre lui. Kelly a une vie trop dure parce que sa maman oublie d’aller la chercher à la sortie du lycée, et se balade en Wonderbra et string sur le balcon. Ben oui, parce que la maman aussi est folle du bô Sam. Donc pour compenser elle s’investit dans l’humanitaire. Comprenez : elle et ses copines lavent les voitures des autochtones pour gagner de l’argent pour sauver les tortues du Brésil (ou similaire). Evidemment comme Sam va dans les marais - les lieux sales et boueux étant l’habitat de prédilection de l’homme viril -, sa Jeep est toute sale. Donc Kelly et sa copine Nicole se propose spontanément pour la nettoyer. Et là, c’est le drame. Comme il fait chô, les pauvres adolescentes innocentes ont oublié de mettre des sous-vêtements, et se sont habillées tout en blanc. Vu le niveau de subtilité de la scène, Denise Richards pourrait aussi bien s’écriait « mon short en coton blanc est tout mouillé et j’ai oublié de mettre une culotte ». Mais non, parce qu’on est pas des bourrins, quand même, alors on se contente de faire un gros plan sur ses fesses, avec sa copine qui l’asperge au tuyau d’arrosage.

Quand je vous aurai parlé du 3ème protagoniste, vous aurez pleinement saisi le niveau de l’intrigue du film. Ladite protagoniste est donc N’a-pas-de-nom-à-15 :12. C’est la rebelle du lycée, repérable à ses Doc Martens, sa voiture rouillée et sa teinture bicolore ratée. Pour l’instant, son apparition écran se limite à être atrocement vulgaire et à dire des gros mots, ce qui choque la pauvre Kelly qui, comme il a été démontré plus tôt, est parfaitement pure et innocente.

Et comme je sens bien que tout ça c’est trop intense pour vous, je vais le faire en plusieurs fois.


insipidité

Donc, hier, M. revient du bureau avec des feuilles de platane (je crois. vous savez, les grosses avec les dents - ou alors c'est du châtaigner). Elle me les tend et me dit "tiens c'est pour toi". Euh... merci ?
Ce soir on va en ville, et en théorie au ciné voir "le crime est notre affaire ensuite" (je dis en théorie, parce que quand je suis allée me couchais hier ils en étaient toujours à se disputer pour savoir si oui ou non on avait le temps de faire Etam, Kookaï, Caroll et Agatha et d'être à l'heure au cinéma. Réponse : oui)
Sur ces nouvelles trépidantes, je m'en vais réviser mes semiconducteurs (parce que sinon j'ai pas le droit d'aller en ville ce soir)...

Monday, October 27, 2008

miss Bergère de France 2008

Hier il faisait froid, aujourd’hui il pleut. Exactement le genre de temps qui te rappelle pourquoi ta grand-mère te tricote des pulls pur laine. Je suis rentrée depuis 2 jours et demis et j’ai déjà l’impression d’être miss Bergère de France 2008. Ou plutôt une boule de laine avec des jambes, puisque dans la famille l’adjectif « cintrée » correspond uniquement à « pendu sur un cintre ». Mais ne nous plaignons, les pulls en laine ont un effet positif 2 en 1 : 1) il me tienne chaud et 2) me voir les porter fait plaisir aux deux générations matriarcales réunies béatement autour de moi.

Ca m’évite de passer pour une fille complètement indigne, alors qu’on a déjà frisé le drame hier. M., ravie que je rentre (…), a décidé de passer une semaine à me gaver comme un canard la veille de Noël. Elle a donc cuisiné un gâteau au chocolat – qui est très bon, là n’est pas la question. Sauf qu’elle veut que je le mange au petit-déjeuner. On pourrait espérer qu’en 19 ans elle aurait compris qu’au petit-déjeuner je mange peu, je mange mal et je mange industriel. Je supporte pas de manger des pains au chocolat venus du boulanger à cette heure, alors un gâteau au chocolat… Histoire de faire plaisir, j’en mange quand même une bonne part (un peu plus d’1/8, ce qui pour moi est déjà bien) et ensuite je me mets en quête des BN. Arrive M., qui voyant ça se jette sur le paquet de BN pour tenter de me l’arracher des mains et m’empêcher d’en manger. Au final j’ai eu gain de cause, mais elle me l’a reprochée à midi, pendant qu’elle repassait et au dîner…

Pour commencer joyeusement et dignement ces vacances, hier il y avait messe commémorative. J’y ai vu Adrien, d’ailleurs, qui a craqué et m’a sortie sa première phrase en 2 ans : « oh ben ça fait longtemps qu’on s’est pas vu ! ». Ben oui, mais c’est pas ma faute si tu es ventousé à ta copine chaque fois que je rentre. Non, en fait j’ai pas dit ça parce que ladite copine était dans le rayon réglementaire inférieur au mètre, et aussi parce que je me suis dit qu’à une sortie d’église, ça se fait pas trop. Déjà que j’avais failli être prise de fou rire pendant la cérémonie… Franchement, est-ce que c’est ma faute si l’orgue était désaccordée, et qu’au lieu de produire une musique digne et solennelle au moment de la communion elle a sorti un air digne d’Hitchcock ? Et si la dame qui chantait débutait, et chantait atrocement faux ? Si elle commençait sur un rythme et que le curé couvrait aussi rapidement que possible son chant pour imposer un autre rythme ? et qu’en plus ils ont passé la messe à se couper la parole, parce qu’elle n’avait aucune idée de quand elle devait commencer à chanter ? Ajoutez à ça le curé qui a fait de la pub pour le nettoyage de l’église (« tous les vendredis à 9h, tous les volontaires sont les bienvenus, l’église se salit vite à cause de la voûte » Et toute l’assistance qui dans un parfait ensemble lève les yeux vers la voûte) ou la nouvelle chaudière (« elle devrait bientôt être réparée, j’ai appelé l’entreprise hier »).

Aujourd’hui ça va être moins drôle, au programme j’ai médecin et harcèlement maternel pour que je me mette à travailler. Et demain coiffeur, mais je sais toujours pas comment je vais me coiffer (en fait j’hésite à demander la même coupe que Katie Holmes… mais juste parce que j'aime bien la coupe, pas pour lui ressembler, hein !)

Friday, October 24, 2008

j'aime pas les femmes - Linda Lemay

Y'a bien des fois, j'aime pas les femmes
Souvent, j'les hais parce qu'elles sont belles
Quand elles sont fortes, je les blâme
De vouloir s'prendre pour des hommes
Y 'a bien des fois, j'aime pas les hommes
Je leur en veux d'être infidèles
Mais, quand j'pense aux femmes qu'ils trompent
J'me dis que c'est bien fait pour elles
Car, bien des fois, j'aime pas les femmes
Et leur beau discours de p'tite mère
Et j'meurs de honte quand elles se pâment
Pour un idiot d'homme ordinaire
Parce que, bien sûr, j'aime pas les hommes
Quand ils me chassent d'leur univers
J'voudrais qu'y m' prennent pour un des leurs
J'voudrais partager leur bière
J'me sens ridiculement femme
C'est-à-dire frustrée de nature
Une de ces qui font les drames
Pendant qu'leurs hommes font les durs
Y'a bien des fois, j'aime pas les hommes
Et, pourtant, j'voudrais qu'ils m'adoptent
Qu'y m'apprennent à ret'nir mes larmes
A m'sentir fière d'être sotte
C'que j'peux m'en vouloir d'être une femme
Surtout quand j'tombe dans les filets
D'un de ces pauvres polygames
Qui m'jure de s'en aller jamais
{Refrain:}
J'aime pas les hommes qui me déchirent
J'aime pas les femmes qui me consolent
Lorsque les hommes veulent revenir
Y 'a ces mêmes femmes qui me les volent
J'aime pas les femmes quand elles vieillissent
Avec des marques de chagrin
Je hais les hommes de père en fils
Car y comprennent jamais rien
J'aime pas les femmes qui se promènent
Qui s'en vont s'perdre dans tes secrets
Elles sont peut-être les prochaines
Que tu bris'ras à tout jamais
Toi que je hais
Toi que j'aimais
{au Refrain}

Lynda Lemay - J'aime Pas Les Femmes
envoyé par abessolo




Sorry, sorry, sorry... more coming soon : je vais chez le coiffeur et je rejoins le foyer familial...

Saturday, October 18, 2008

regrets inutiles


C'est étonnant comme les gens changent peu, parfois.

Amandine, par exemple, à qui je n'avais pas parlé depuis le brevet (sauf "bonjour" à Raoul Follereau juste avant l'allemand pendant le bac) et que j'ai retrouvé sur Facebook. Elle a toujours la même adresse mail, la même adresse MSN. Et son film préféré c'est toujours "Sexe intentions". Ce qui m'a rappelée qu'on l'avait regardé la fois où j'avais passé l'après-midi chez elle, et qu'en rentrant j'avais dit aux parents qu'on avait regardé "La petite sirène". Le salon était super beau (ou au moins je m'en souviens comme tel, depuis mes 13 ans) : les fauteuils Louis XVI et un canapé recouverts de tissu blanc séparés par des plantes verts, disposés en demi-cercle autour du fauteuil. Le tissu m'a particulièrement marqué, parce que j'avais eu mes règles inopinément dans l'après-midi et j'étais terrifiée à l'idée d'y faire une tache. Et aussi, elle m'avait montrée la cachette où elle dissimulait les mots qu'elle échangeait en classe avec son "copain". Et même que c'était dans un espèce de panier en terre cuite suspendu au mur.

Et Déborah, à qui je n'ai pas non plus parlé depuis le collège, mis à part des rencontres rapides dns le parc quand on allait courir aux heures de sport. Son livre préféré c'est toujours "mon bel oranger", qu'on avait lu en 5ème. La partie "vinaigrée" de moi a tendance à me souffler : "c 'est sûrement parce qu'elle n'en a pas lu d'autre depuis". Mais ça c'est uniquement parce "ma vie est trop bien blablabla j'ai un copain formidable blablabla je suis en école d'infirmières blablabla". Comme l'a fait remarquer JB quand je m'en plaignais : "oui mais toi tu vas être ingénieur". Ya, but not the good grievance.

Thursday, October 16, 2008

je crois pas aux signes...

"What if he doesn't share these feelings ?
- You're a nini !"

... surtout quand ils sont sur pellicule, mais Emma + grey's anatomy, ça fait beaucoup.

(et l'orthographe de "nini" est aléatoire - et fausse)

Monday, October 13, 2008

la différence entre moi et Blair Waldorf

Pas de module d'ouverture, partiel de semicond reporté à la rentre, et toutes les machines à laver occupées (un lundi après-midi !! les gens ne sont donc jamais en cours ?) ; je n'ai donc absolument rien à faire, ce qui me laisse tout loisir pour vous raconter ma vie.
Donc hier, plus de pantalons (d'où la nécessité de la lessive, soit dit en passant), donc j'avais décidé de mettre une robe, en l'occurence celle achetée à Promod parce que mes chèque cadeaux arrivaient à date de péremption. Vérification faite, pour une fois M. a raison et cette robe et tragiquement transparente, du genre 1ère photo de Diana. C'est le moment crucial où il faut que je mette la main sur un fond de robe. Mais si j'étais Blair Waldorf ça se saurait, donc en guise de fond de robe j'ai juste la chemise de nuit noire que j'ai acheté à Etam un jour où je voulais porter autre chose que des pyjamas fushia avec des fruits hilares. Pas de bol, la chemise de nuit est sale, mais pas grave, puisque M., en mère attentionée, m'a fournie du Super Vizir détache tout six en un lavage main propreté impeccable pour juste quinze minutes de trempette.
Mais distraite comme je suis, j'oublie complétement de le faire et je vais me coucher en me disant qu'il me reste quelque chose faire. Et c'est donc pour ça qu'à minuit je me suis retrouvée en train de lire Antonia Fraser dans la salle de bains, en attendant que ma chemise de nuit "promue" fond de robe ait fini son auto-nettoyage. Et aussi en train de croiser très fort les doigts pour qu'elle soit sèche le lendemain.
Je ne vous tiendrai pas plus longtemps dans ce suspens. sachez que, oui, ce matin j'ai pu mettre la robe et le fond de robe sans problème. c'est génial, je trouve...

Sunday, October 12, 2008

Emma l'entremetteuse

Hier soir, pour me changer les idées, j'ai regardé Emma l'entremetteuse. Me changer les idées, c'était complétement raté, mais ne serait-ce que pour la scène où elle prie "Dear Lord, if he can't share life with me, is it wrong to ask that he not share it with anyone? I would be content if he would only stay single. Almost.", ça valait le coup de le re-regarder. Bon, et bien sûr pour cette scène-là aussi :



J'avais l'intention d'écrire un article "consistant" ce week-end, mais je sens que j'en prends pas le chemin. Par contre j'ai fait le tri dans les fichiers qui traînaient un peu partout dans mon ordi, et j'ai retrouvé les articles suivants à différents stades d'avancement : les gens dans les rames de métro - les clichés dans les films hollywoodiens - les séries que je suis/ai suivi - la maternité - "la momie" (oui, le film tout pourri) - un certain nombre datant des vacances, plus ou moins acides selon mon humeur. Il faudrait que je les termine, quand je serai motivée.

Saturday, October 11, 2008

breakfast won't be at Tiffany's

Mon efficacité m'étonne moi-même, parfois. Il est midi, et j'ai fini l'intégralité de mon ménage. Il faut dire aussi que j'ai commencé hier à 22h, alors j'ai tout de suite moins de mérite. A 22h parce que mon voisin fêtait son anniversaire en compagnie de beaucoup de bourrins et de goûts musicaux discutables (même pour moi, c'est dire...). Donc en début de soirée j'avais déménagé en Fourier pour voir Juno (qui est génial, d'ailleurs. si je suis motivée je ferai un article dessus). Quand je suis revenue ils étaient en pleine phase David Guetta, donc même pas la peine que j'essaye de dormir. Donc j'ai repassé, fait la poussière, pris ma douche, écrit aux grands-parents, commencé la bio de Marie-Antoinette par Antonia Fraser. Et très bizarrement, à minuit pile, y'a plus eu un seul bruit dans l'appart' à côté. Si ça se trouve les invités se sont entretués, et la musique a couvert les bruits (non, ça c'est un voeu pieux...). J'ai pas été vérifiée, je me suis contentée d'aller dormir.
Btw, j'ai enfin vu la fin de la saison 1 de Gossip Girl - il me reste les épisodes 17 et 18 à voir. ça m'a bien fait triper, de voir la méchante Georgina habillée en cuir et vinyle noirs, alors que la pauvre petite Serena sans défense porte des matières diaphane blanches et dorées. J'ai enchaîné avec la saison 2, qui n'est ni pire ni meilleur, à mon avis, même si les tenues de Chuck se sont pas améliorées (2.04 : le costume 3 pièces en satin lilas, avec chemise rayée et noeud pap' à fleurs assortis...). Par contre j'adore les passages où Blair rêve qu'elle est dans un film d'Audrey Hepburn? Et je trouve ça d'autant meilleur que ça m'étonnerait que bcp de gens - au moins en France - percutent la référence quand on voit Blair courir après un chat qui s'appelle Cat sous la pluie, avec "Moonriver" en fond sonore.



Tuesday, October 7, 2008

théorie vs. pratique

  • en théorie : mon réveil sonne le matin.
  • en pratique : ah ben non, en fait.
  • en théorie : j'écoute l'intervenant de MO parler de l'astrophysique.
  • en pratique : je fais les mots croisés du 2O minutes et je regarde Chérina dessiner les aventures de Super Moumouche.
  • en théorie : ce soir je prépare mon TP de CSC.
  • en pratique : je suis toujours nulle en électronique, et en plus je viens de recevoir Cosmo.
  • en théorie : il y a la queue à la Poste, dc quand on est au guichet on se dépêche.
  • en pratique : Chérina a fait tomber la pile de Colissimo artistiquement posés en guise de déco, et j'ai mis 1/4 d'h à choisir des timbres.
  • en théorie : je reste concentrée sur mon TP jusqu'à la fin.
  • en pratique : j'ai fait les mots croisés du 20 minutes en attendant que le prof me dise de partir.
  • en théorie : j'arrête de dépenser.
  • en pratique : marge d'erreur très très élevée.
  • en théorie : je rends mes livres à temps.
  • en pratique : pour une journée, ils ne vont pas m'en vouloir, si ?
  • en théorie : je ne travaille pas le soir parce que je suis distraite.
  • en pratique : plus distraite (mais en fait je préférais avant).

Sunday, October 5, 2008

pear shaped or square cut



Swarovski - Chanel - Louis Vuitton - Dior - Dihn Van - Cartier - Boucheron - Van Cleef & Arpels - Piaget - Mauboussin - Chopard - Bulgari - Tiffany's - Pomellato - Fred


pour les anglo-saxons, par contre, je sèche. t'as été voir chez Harrods ?

Saturday, October 4, 2008

je vais craquer...




...je le sens : ici et

Tuesday, September 30, 2008

American Psycho, Bret Easton Ellis

« American Psycho » est le livre le plus nauséeux, le plus vomitif, le plus cauchemardesque et paradoxalement le plus infantile que j’ai lu depuis longtemps.

C’est le bouquin typique des années 90, écrit à la gloire et à la décadence de toute cette catégorie de personnes qui passaient leur temps à travailler ou à comparer leurs salaires astronomiques, sanglés dans leurs costumes Armani, la peau dorée à l’auto-bronzant et les mains fraîchement manucurées – hommes comme femmes. Ils achètent le tout dernier baladeur cassettes, louent des vidéos et passent plus de temps à se laver les cheveux que moi. Ils idolâtrent les marques au point d’en oublier les couleurs, croient aux vertus du sport à haute dose et des coupes de cheveux à 1000 dollars. Ils possèdent des œuvres d’art pas parce que c’est beau, mais parce que ça fait bien. Et une fois qu’ils sont persuadés d’avoir la carte de visite la plus sophistiquée de l’assemblée, leur principal souci est de savoir si le SIDA n’est réellement transmissible qu’aux noirs, aux homosexuels et aux drogués.

La première partie du livre est en fait assez ennuyeuse. Il s’agit d’une longue description lénifiante de la vie de Patrick Bateman, gestionnaire de portefeuilles cocaïnomane qui se tape des crises d’angoisse parce qu’il y a trop de choix au vidéoclub, et est au bord des larmes quand il n’est pas certain de pouvoir dîner dans le dernier restaurant à la mode. Le tout ponctué d’avis tranchés et méprisants sur des sujets aussi décisifs que : « faut-il assortir ses chaussettes à son pantalon ou à sa ceinture ? ». Ce qui le rend franchement ridicule et antipathique. Cette partie-là, sans être cauchemardesque, est malsaine de par son décor dantesque : un New-York sale et bruyant, où chaque coin de rue abrite un clodo puant et pathétique auquel on s’amusera à tendre un billet pour le ranger dans sa poche ensuite ; et des clubs branchés bruyants et enfumés, où personne n’est capable de se reconnaître et où des collègues de bureau s’appellent par le nom d’employés des sociétés concurrentes.

Mais au lieu de jouer sur ce malaise, le héros de Ellis pète un câble et décide de tuer et violer pour calmer ses accès de colère. Il assassine un clochard qui fait la manche, un livreur qui amène la nourriture en retard, une prostituée pas assez blonde à son goût, une ex-petite amie qui lui a fait remarquer qu’un tableau de son appart’ était accroché à l’envers, un collègue qui a une carte de visite plus sophistiquée… Les tortures se succèdent aussi vite que les motifs sont futiles, le tout entrecoupé par des monologues sur les mérites de Phil Collins avec ou sans Genesis et des aveux ignorés ou interprétés de travers par son entourage. Les cent premières pages à ce rythme ont déjà du mal à passer, et ensuite les langues coupées aux ciseaux à ongles, les yeux arrachés de leurs orbites, les seins explosés à coup de décharges électriques, le cannibalisme… ça devient vraiment insupportable. J’en avais envie de vomir et le soir j’ai cru que je n’arriverai jamais à m’endormir à force de revoir les scènes encore et encore. J’ai mis le livre tout au fond de mon tiroir et je me suis précipitée à la bibliothèque emprunter autre chose.

D’après pas mal de critiques, Brent Easton Ellis a transposé dans les actes de son héros la violence de la société. Mais à vrai dire, je me fiche pas mal de son intention philosophique ou dénonciatrice. C’est juste un bouquin immonde, et dès que j’en ai l’occasion je m’en débarrasse.

Monday, September 29, 2008

double-grrrr

yop

plus internet, j'en profite pour refaire ma cinémathèque et écrire des articles

plus quand internet remarchera, c'est-à-dire dans 1h ou 1 semaine...

et le fashion week-end alors ? (s*****)

xxxxx

Thursday, September 25, 2008

tickets de caisse

dépenses de la journée :

- robe Antoine & Lili* --------------------> 70 €
- pull Agnès B.** ------------------------ > 75 €
- bracelet de montre -------------------- > 07 €
- ballerines Minelli***------------------- > 79€
total ---------------------------------------------
je veux pas savoir****

*tu sais, celle que t'aimais pas... Y'avait le cache-coeur assorti, qui était sympa aussi, et j'ai réessayé la robe en laine mauve, mais rien à faire, elle me va pas assez pour que je débourse 185€.



**le premier vêtement que j'achète chez Agnès B. L'année dernière je t'avais acheté la ceinture pour Noël, mais c'était un accessoire et c'était pas pour moi. Et à la caisse la vendeuse qui commence à me le mettre dans un sac en plastique, et moi j'étais en train de me dire : "eh oh, tu crois qd même pas que je dépense 75€ pour que tu me files en sac plastique ? je veux le sac papier !". Après protestations, j'ai eu le sac papier, le grand format, celui qui tient à l'épaule et que tu peux trop snobiner avec !!

***après 12 ans de déceptions et faux espoirs, j'ai enfin des ballerines rouges vernies (avec un coquelicot sur le dessus)

****si si je sais, mais l'écrire ça ferait vraiment trop réel. Je vais attendre demain pour ça...

***** (c’est la note de bas de page bonus ) tu te souviens du collier que je cherchais, fait qu’avec des grosses boules argentés ? Eh ben je l’ai trouvé ; pas de bol, il coûte 240€…

Tuesday, September 23, 2008

l'ombre du vent

Dans "l'ombre du vent", il y a ce petit garçon, Daniel, qui est le fils d'un libraire. Régulièrement, il se rend chez un riche savant, amateur de livre, pour faire la lecture à sa nièce aveugle et très belle dont, bien sûr, il est amoureux. le riche savant a aussi une bonne, Bernarda.
Pour son anniversaire, Daniel décide d'inviter les trois à dîner, sans tenir compte des avertissements de son père. Evidemment, seule Bernarda vient.
Je n'ai pas pu m'empêcher d'y penser toute la journée.
Please, please...

Sunday, September 21, 2008

yummy

Un méchant leprechaun s'étant précédemment introduit ici pour publier un article très laid (ok, c'est moi qui fais des expériences et oublie de nettoyer ensuite), voici le véritable article ayant pour thème : "j'ai méchamment faim mais c'est pas l'heure de manger, alors je vais plutôt aller regarder le blog de filles qui gèrent trop en cuisine que mon crumble à côté ça ressemble à de la pâté pour Pharaon."

Pink Cake Box : le blog d'une boîte spécialisé dans la décoration de gâteaux pour n'importe quelle cérémonie. Les gâteaux des sweet 16 sont fantastiques. Le genre de truc qui rend moche illico une pièce montée en choux à la crème...
























Simply breakfast : le blog d'une fille, qui manifestement ne commate pas dans son lit jusqu'à 7h30 pour être en cours à 8. Parce que moi aussi, manger des muffins trois céréales fourrées aux myrtilles fraîches, je peux le faire quand je commence à 11h. Plus sérieusement, ça me convaincrait presque de manger le matin.

Cupcke d'light : le blog d'une boutique spécialisé dans la fabrication et décoration de cupcakes que même chez Forun & Mason ils vendent pas les mêmes (et je suis sûre que ceux là sont pas à la lavande)

Saturday, September 20, 2008

la confiture de fée est en Vogue (attention, je me fais des blagues toute seule)

J'ai reçu le nouveau Vogue. Genre, le seul auquel je voulais pas réellement m'abonner est celui qui trouve le mieux le chemin de ma boîte aux lettres (puisque de Cosmo, point de coin de page visible).
Pour Octobre, ils ont donc fait un numéro spécial "classiques", et ils ont demandé à Martin Margiela de détourner "les classiques, les siens comme ceux des autres". Déjà, détourner tes propres classiques, ça fait un peu mégalo. Ensuite, comme c'est Margiela, il ne fait rien et tout le monde trouve ça fantastique. Genre la robe de soirée portée en cape ; les escarpins portés dépareillés ; les gants à trois doigts ; la maxi frange gribouillée au marqueur sur la photo. ça a clairement changé ma vision de la mode ; maintenant je ne pourrai plus jamais regarder une chemise blanche sans penser à christy Turlington qui la porte comme une camisole de force !!
Les autres séries de mode sont pas mieux. Carine Roitfeld, nostalgique de ses 30 ans, en a consacré une au retour des épaulettes et du maillot de bain échancrure "épilation intégrale non optionnelle" ; la deuxième tourne autour du thème "vous avez vu, mon porte-jaretelle est assorti à la ferrari de chouchou".
Dans ce numéro on croise aussi Juliette Binoche "actrice définitive" (définitive quoi ?) ; une photo de Karl Lagerfeld quand il avait déjà des lunettes de soleil, encore les cheveux noirs et une barbe en plus (bizarrement, il ressemble assez à Jean Yann, comme ça) ; des pubs Fendi et Chanel où les mannequins ont des coupes très similaires à celle d'Anna Wintour ; Kate Moss en égérie Stella Mccartney (prête à trucider un chaton) et YSL ; tout plein de chaussures pointues (à mon avis, il devait en rester au fond des tiroirs Balenciaga, alors ils se sont "on va rajouer un demi-patin casse-gueule, comme ça elles vont ttes hurler au génie et on sera débarrassé") ; une annonce pour l'exposition Demarchelier au petit palais ; et des chouettes série sur les bijoux. D'ailleurs, en parlant de bijoux, je ne sais pas si tu as vu que Lily Cole était la nouvelle égérie Tiffany's. Ils lui ont collé un foulard sur le front genre réminiscence hippy, et le slogan c'est "some styles are legendary". Ils auraient au moins pu choisir une mannequin réellement connu pour son look (et pas parce qu'elle couche avec Jude Law) (mais pas Kate Moss).

En me baladant sur internet, j'ai trouvé de la confiture de fée que c'est trop beau j'adore l'idée :





Clique sur le lien, y'en a plein d'autres et tu vas même pouvoir découvrir le prix !!

et tu peux aussi relire le titre de l'article, pr pouvoir apprécier à juste titre son humorosité...

Friday, September 19, 2008

envy green



ouais je sais, je ferais mieux de travailler

Thursday, September 18, 2008

Monday, September 15, 2008

une minute de silence, s'il-vous-plaît



Aujourd'hui un drame atroce a eu lieu : mon jean favori a rendu l'âme, succombant à l'usure (et aussi à un gros trou trèèèèèès mal placé). Mon jean préféré, le premier jean que j'ai acheté à ma taille (une fois que M. eut dépassé sa période "je t'achète des pantalons taille 42 pr être sûre qu'ils ne soient pas taille basse"), le deuxième vêtement que j'ai acheté à Kookaï - que j'avais d'ailleurs obtenu en piquant une crise monumentale dans la cabine d'essayage parce que j'avais passé une après-midi à essayer des pantalons qui étaient "trop longs"/"trop moulants"/"trop taille basse"/"trop usés". A la réflexion c'est d'ailleurs le seul taille basse qu'il y a dans mon armoire (et qd je dis taille basse, j'entends "on voit mes fesse qd je m'assied quand je porte pas de ceinture" - ça je l'avais pas forcément montré à l'essayage...).

Mon pantalon préféré, qui m'a accompagnée pendant tout le lycée, où je l'ai porté quasiment une semaine sur deux (faut pas se demander pourquoi il est usé, tiens !) avec mon pull marron et mon haut Kookaï corail (comment ça on s'en fout ? je fais mon deuil comme je peux).

Et surtout, pourquoi, pourquoi est-ce qu'il m'a lâchée cette année ? pourquoi pas l'année dernière, quand la forme des jeans m'allaient bien ? pile l'année où les jeans sont faits pr les filles qui pèsent 40kg pour 1m70 MAIS me donnent la silhouette, au choix, d'un petit tonneau ou de "Mme Dupont, une maison en banlieu, 4 enfants dont le dernier n'a pas fini son allaitement". Maintenant je vais être obligée d'aller à Londres m'acheter un jean chez Gap. Ma vie est tellement dure.
dessin : yllya

Sunday, September 14, 2008

c'est tout à fait mon problème


dilettante

A la rentrée, je suis tjs touchée par 2 fléaux endémiques (autre que la reprise des cours, s'entend) : je deviens associale ET dilettante. Le premier n'a pas encore pointé son museau mais le deuxième est bien là. Non, j'ai pas écrit aux grands-parents, j'ai pas non plus fini mon abcdaire, j'ai mis 4h à me décider à finir mon ménage (alors qu'il me restait juste la sdb à nettoyer, plus stupide comme atternoiement y'a pas), et j'ai tjs pas écrit le CR du mariage de Carole. Par contre, j'ai pu vérifier la prononciation de "persil" et "nombril" (pour le 1er, le -l et muet, pr le 2nd c'est comme on veut - c'était l'instant phonétique, et nous accorderons tous une pensée émue à ma prof d'anglais de lycée, qui a essayé de me l'apprendre pdt 3 ans. L'eau aurait eu plus d'effet sur les plumes d'un canard) et j'ai été au ciné voir "Mamma mia" (qui est bien meilleur quand on connaît par coeur les chansons).J'ai aussi changé l'ampoule de la lampe au-dessus de mon lit. Traduction : je suis restée perchée 15 minutes sur mon lit à tenter de revisser l'applique.

Je voulais mettre à jour, mais la vérité c'est que j'écris comme un pied. La totalité des critiques de livres que j'avais écrites sont parties à la poubelle, et ça fait pareil pour le mariage

Thursday, September 11, 2008

after september comes october



Septembre, mois des school shoes, d’Elizabeth Arden et des utopies pour Camilla Morton. 10 septembre, jour de naissance d’Elsa Schiaparelli . Et depuis environ 17 ans, mais pour seulement 2 ans encore, jour de la rentrée. Qui n’était pas si mal, cette année – autant qu’une rentrée peut l’être, accompagnée qu’elle l’est de son lot de personnages désagréables et de prof portant sandales ET chaussettes. De toute façon une rentrée c’est toujours bien quand on retrouve des amis.
Et le mois prochain sera forcément bon, puisque c’est celui d’Holly Golightly, des diamants , de Tiffany’s (comment pourrait-il en être autrement ?), du vintage, des perles et de Jacky Kennedy Onassis. Quel meilleur mois pour un anniversaire ?


photo

Tuesday, September 9, 2008

là j'ai un problème.
et aucune idée de la manière dont je peux le résoudre

mes vacances qu'elles ont été trop bien tout le monde me les envie

je suis revenue début juillet en passant par la Dordogne

j'ai travaillé à la trésorerie de l'hôpital pendant 1 mois à faire des liasses de "moins de 5kg et 10cm"
j'ai fêté mon anniversaire avec presque 2 mois d'avance, et j'en ai profité pour faire l'acquisition d'un Mini Rival




























j'ai été à Paris 3 jours (et j'ai dépensé une somme d'argent proprement scandaleuse)




























j'ai bataillé avec la machine à coudre pour me faire une nouvelle housse d'édredon (adieu, housse en polyester rose)



j'ai été au mariage de Carole (comment ça, il faisait froid ?). Plus sur le sujet bientôt, d'ailleurs.



































et sinon, je n'ai absolument rien fait


Sunday, September 7, 2008

départ

Départ demain pour Toulouse.




Et c'est grandement temps.

Tuesday, September 2, 2008

Monday, September 1, 2008

10 things I hate about her

Je déteste son refus de reconnaître que porter les bons vêtements, ça facilite la vie. Et je déteste aussi son obstination à mal s’habiller, malgré près de 10 ans de lecture de Elle. Ça irait sans doute à l’encontre de son Ethique du vêtement moche, dont le manuel est offert pour tout achat d’un chemisier en polyester.

Je déteste sa manie d’économiser sur les produits de beauté : les crèmes hydratantes, le fard à paupière et même la crème solaire. Utiliser le même mascara depuis que j’ai 5 ans et attendre qu’un parfum se soit à moitié évaporer avant de le porter, elle sait faire. Profiter de l’huile prodigieuse Nuxe que je lui ai offert à Noël dernier avant qu’elle n’ait ranci, elle en est incapable.

Je déteste tout particulièrement son rire débile et hypocrite quand on a des invités à la maison. Je déteste globalement la manière dont elle se conduit dans ces cas-là, avec sa frénésie de ménage (bien sûr, ranger le placard à chaussures est indispensable, je vais enfermer la grand-mère dedans si elle me parle encore de la guerre avant le dessert), sa désorganisation maladive (franchement, qui se lève à 6h pour un déjeuner familial, et n’est même pas habillé quand ils arrivent ?) et la manière dont elle joue la mère parfaite, tellement compréhensive et proche de ses filles, alors que cinq minutes plus tôt elle nous a engueulées comme du poisson pourri parce qu’on n’avait pas sorti les dessous de bouteilles.

Je déteste encore plus son habitude de repasser derrière nous, pour vérifier qu’on a bien vider le lave-vaisselle ou suspendu correctement notre pyjama au porte-manteau. Je ne supporte pas qu’elle nous dise « il faut faire ça, ça et ça » et qu’elle nous appelle dans la matinée pour vérifier qu’on l’a fait correctement. D’abord parce que ça montre un manque de confiance parfaitement injustifié, ensuite parce que ça donne l’impression que je range ma chambre parce qu’elle me l’a demandée, alors que j’allais le faire de toute manière.

Je déteste toutes ces journées où on étend la lessive, lance une deuxième machine, ramasse le linge sec, le repasse, le range, fait tourner un lave-vaisselle, fait la poussière, et où elle arrive du bureau et nous reproche de ne pas avoir essuyé la vaisselle dans l’égouttoir.

Je déteste sa manière insupportable et ridicule de jouer les martyre silencieuse et courageuse, genre « l’évêque de Lyon dans l’arène, c’était du pipi de chat à côté de ce que moi je vis dans cette famille ». Ce qui fait que je ne supporte pas d’une manière générale les personnes qui vont passer la matinée à faire le ménage pour ensuite se plaindre que personne ne les a aidées, c’est un scandale, mais c’est pas grave parce que c’est un brave petit soldat que – oh mon Dieu ! – on a forcé à mettre le couvert tout seul.

Je déteste aussi le fait qu’elle croit qu’elle fait tout tellement bien, et qu’il n’y a pas de meilleure manière de ranger son linge ou de laver sa vaisselle. La manière dont elle essaye de m’imposer ses méthodes de rangement et de ménage dans MON appartement – parce que c’est elle qui y vit depuis deux ans, donc bien sûr elle sait quelle plaque saute et à quelle heure il y a le moins de monde à la laverie – me rend folle de rage.

Je déteste sa manière de tout ramener à l’argent, comme si c’était l’argument définitif et irréfutable : « c’est moi qui paye ton loyer, je peux bien dormir chez toi quand je veux » ; « cet album de timbre est un très beau cadeau, tu pourrais être contente » (ah ben non, parce que c’est absolument pas ce que j’avais demandé et que je me fiche pas mal des timbres) ; « c’est moi qui paye tes études, alors c’est quand même moi qui prends la décision finale » ; « c’est moi qui paye » ; « c’est moi qui paye » ; « c’est moi qui paye » ; « c’est moi qui paye » ; « c’est moi qui paye » !

Je déteste sa paranoïa permanente et ses théories du complot, qui s’étendent du gouvernement (« ah, je suis sûre qu’on nous cache encore des choses, j’aimerais bien savoir qui a touché des pots de vin dans l’affaire ») à Lucie et moi (« et puis arrêter de vous foutre de moi, si vous croyez que je ne vous entends pas murmurer » quand on n’a rien dit).

Je la déteste toutes les fois où elle nous dit – et même pas quand elle est en colère, juste parce qu’elle le pense - qu’elle regrette de s’être mariée, qu’elle a été bien bête d’avoir gâché autant d’opportunités pour ça, et que si c’était à refaire elle n’aurait sûrement pas d’enfants.

Et par-dessus tout, je déteste la façon dont elle croit qu’elle a des rapports tellement meilleurs, tellement plus proches avec nous qu’elle en avait avec sa propre mère ; dont elle croit qu’elle n’a rien à se reprocher, qu’elle a toujours été une mère parfaite et compréhensive, à qui on peut tout raconter et être sûre de trouver une oreille compatissante.

Wednesday, August 20, 2008

please leave a message


Très occupée pour cause de réunion fraternelle, mais (rassurez-vous) ça ne dure que 15 jours.

Wednesday, August 13, 2008

20 things

10 things I’m good at

1. broder – des nounours, des abécédaires, des pivoines… je suis même sûre que je coudrais très bien, si j’avais la motivation pour m’y mettre

2. retenir ce que je lis – et d’ailleurs, retenir les informations d’une manière générale. Oui, je me fiche pas mal de la vie d’Angelina Jolie, je lis juste des magazines où on en parle

3. reconnaître la marque d’un vêtement/accessoire juste en le voyant – même si dans la famille je ne suis sans doute pas la meilleure pour ça, et que je n’arrive pas à faire la différence entre un Kelly et un Birkin (que quelqu’un ranime ma sœur, elle vient de faire un malaise)

4. assortir les vêtements pour les autres – pour moi c’est une autre paire de manches…

5. faire des listes ; la liste de courses, bien sûr, mais aussi celle des livres à lire (commencée au collège), de mes prochains achats, des cadeaux à offrir, des choses que je dois faire, des choses pour lesquelles je suis douée…

6. ranger & trier : mes étagères, mes chaussures, mes papiers, mes petites culottes par couleur, mes livres par auteurs et collections (ou alors par largeur et hauteur ?)

7. l’orthographe et la grammaire – tant que je me relis, je ne fais jamais de fautes

8.
9.
10.


10 things I’m bad at

1. choisir des vêtements – en général, je finis toujours par porter un truc noir et passe-partout

2. acheter – des livres, des vêtements, des bijoux, du maquillage (ça fait 2 mois que j’hésite à acheter un nouveau mascara)

3. l’électronique – analogique ou numérique. Ça fait deux jours que je cherche le nom du truc qu’on représente par un triangle avec une entrée +, une entrée – et une sortie, et incapable de le retrouver !

4. rester calme avec M. – à chaque vacance, je me dis que je ferais des efforts, et ça ne marche jamais

5. être chaleureuse – pas de surnom, merci. Non, ne me touche pas, et reste à 5 pas, merci. C’est ça oui, parce que ça fait 5 minutes qu’on se connaît.

6. chanter – même les berceuses. Je n’ai absolument pas l’oreille musicale, et je suis incapable de reproduire une mélodie

7. .
8. .
9. .
10. .
Pour le reste, je vous laisse compléter – présentement je n’ai rien d’autre qui me vient à l’esprit.

Monday, August 11, 2008

le coeur a ses raisons...

Chaque fois que je rentre dans une librairie, il m’arrive un truc bizarre : je n’ose pas acheter de livres. Je sais très bien ce que je voudrais acheter, j’ai du commencer à faire la liste de tous les livres, vieux ou neufs, que je voulais lire en 4ème. J’erre dans les rayons en lisant les résumés, et j’ai l’impression d’être une grand-mère qui vient de vider son matelas et cherche à investir dans un placement sûr et rentable. Je suis toujours en train de me demander si ce livre sera bien, si j’aurai envie de le relire, si je ne devrai pas plutôt attendre qu’il sorte en poche. Soit dit en passant, si j’avais fait comme ça pour les 3 premiers tomes d’Harry Potter, je ne les aurais jamais acheté.

Donc je rentre dans la librairie, et là je me dis : « tiens, si j’acheté la biographie de Marie-Antoinette par Stephan Zweig, il paraît qu’elle est très bien » (et je veux réellement la lire). Et pendant que ma raison parle dans le vide, mon cœur s’est déjà carapaté au rayon poche, d’où il me hurle « chick lit ! chick lit ! » en dansant sur des couvertures illustrées par Soledad. Je suis donc repartie avec la bio d’Antonia Fraser (y’avait pas celle de Stephan Zweig), et le dernier roman de Sophie Kinsella, « les petits secrets d’Emma ». Vous voyez, je suis une grande fille toute raisonnable.

(et les petits secrets d’Emma sont très bien. Pour Marie-Antoinette, je vous raconte ça dès que je l’ai commencé)

Thursday, August 7, 2008

can't stand her

Donc, tout à l’heure, je regardais des photos de ma période collège, dans un accès de masochisme, quand M. s’est ramenée pour les regarder aussi. Elle montre une photo et me dit : « t’es pas très bien sur la photo ». J’ai failli en tomber de mon bras de fauteuil de surprise, parce que d’habitude elle est plutôt partisane du « meuh si, les lunettes rondes, la coupe carré et l’appareil dentaire t’allaient très bien ». Maos soyez tous rassurés, elle parlait juste de cette photo-là. Moi (va savoir ce qui m’a pris, si ça se trouve je l’ai confondue avec une personne normale pendant ¼ de seconde –grave erreur, on va le voir tout de suite) :

« ouais enfin y’a pas que cette photo.
-mais non qu’est-ce que tu racontes ?
- (soyons patients) au cas où tu l’aurais pas remarqué, mes lunettes étaient très moches et j’étais habillée comme un sac.
- moi je te trouvais toute mignonne. »

Soyons sérieux, je suis sortie de son utérus, la femme me trouverait mignonne même couverte de détritus de la tête au pied. Bref, la voilà qui me sort : « de toute façon, je te rappelle que c’est toi qui décidait comment tu t’habillais ». Ouais, mais deux vêtements moches acheté à Eurodif feront jamais une jolie tenue. Et puis tu vérifies toujours ce que je mets dans ma valise maintenant, alors à d’autre pour tes protestations vertueuses genre « je vous toujours laissé faire ce que vous vouliez niveau vêtements». « et puis si comme moi tu n’avais eu qu’un pull, un pantalon et une jupe, tu ne te plaindrais pas ». Tiens revoilà l’argument imparable, le « j’étais plus malheureuse que toi » ; alors là j’étais quasiment en larmes sur sa pauvre enfance malheureuse, pauvre petite dernière mal-aimée. « et puis on ne t’a jamais jeté de pierres, à ma connaissance ». Erreur, mais ça c’est juste parce que je ne te le racontais, parce que tu m’aurais pas plus aidée à l’époque que maintenant. C’est pas elle qui a du aller au collège avec ses vieilles chaussures sous prétexte qu’on trouvait exactement les mêmes en boutique, et que tous les jours pendant 5 mois tout le monde se foutait de moi parce qu’on aurait dit des chaussures de clown ; et qu’elle a refusé d’en acheter jusqu’à ce que celles-là soient percées, même quand je l’ai suppliée de le faire. J’ai toute une liste d’exemples du même acabit si ça peut la faire taire. Note qu’à ce stade j’ai plus envie de la faire taire à coup d’album photos… Et alors là, sans doute pour conclure la discussion, elle m’a sortie l’argument qui tue : « de toute façon t’étais loin d’être la moins habillée. Il y en avait qui avait l’air de guignol ». De la part d’une femme qui s’est achetée une blouse en acrylique imprimée boubou, je ne sais pas vraiment comment il faut le prendre. Et, comme elle saisit toujours la moindre occasion de développer mon esprit philosophique, elle a fini en me disant « de toute façon, quand on veut tuer son chien on l’accuse de la rage. Médite la-dessus ! ». WTF ? Et deux minutes plus tard elle me racontait ses problèmes de repassage, genre ça m’intéresse trop. Je ne la supporte plus. Sérieusement. Elle est incapable de voir plus loin que le bout de son nez, et de faire un minimum d’efforts pour comprendre ce que t’es en train de lui dire. Merde, ça lui coûterait quoi de dire qu’elle aurait du faire un effort ? tu parles, elle est aussi confite dans ses certitudes d’être parfaite et sans faute que dans sa graisse.

Le seul point positif dans l’histoire, c’est qu’hier, quand j’ai croisé une fille qui était avec moi au collège, je me suis « c’est pas de chance, elle a toujours des yeux globuleux et des cheveux très moches ». Moi au moins je peux regarder les photos du collège et apprécier l’évolution. On fait comme on peut pour tuer le chien, si c’est bien ce que voulait dire M.

Georgia, georgia

Il devient urgent que je quitte cette maison (au moins pour un week-end) ou que quelqu’un (style toi, ma sœur, heureuse désignée volontaire) m’y rejoigne, parce que là c’est plus possible. Tout se ligue pour me rendre la vie impossible. A commencer par le Journal du centre qui a eu la fantastique idée de proposer en avant-première le nouveau tome des Bidochon comme BD de l’été. Sans compter les deux M. (la mienne et la sienne) qui lisent le roman feuilleton et essayent de deviner le dénouement (faut les comprendre, y’a pas eu de feuilleton de l’été sur TF1). Et en plus P. pique des crises parce que, soit disant, il y a des chaussures à moi dans toute la maison (il exagère, en plus : uniquement à la cave, dans l’escalier de la cave, dans le couloir et dans le placard du couloir) ; est-ce que moi je lui fais des remarques comme quoi il a deux paires de mocassins marron ? non, je supporte comme une gentille fille. L’atmosphère ambiante commence à m’atteindre. L’autre jour, on lisait dehors et il y avait deux tourterelles qui roucoulaient sur l’antenne TV en forme de râteau du voisin (déjà, on sent l’anecdote méga-passionnante pointer le bout de son point virgule) ; une des tourterelles s’envole. Commentaire de M. : « tiens, l’autre s’est prise un râteau ». Morts de rire, on était. Il faut absolument que je fasse qqch pour remédier à cette situation.
Je pourrais entamer une grève de la faim en protestation contre ces vacances toutes beurk, mais j’ai déjà commencé involontairement, entre moi malade et tous les examens que le docteur me fait passer. Examens pour lesquels il faut être à jeun, bien sûr. Je suis sûre que quelque part dans le corps humain il doit y avoir une petite échelle lumineuse qui indique le niveau de tes réserves. Genre vert si t’en as plein, rouge+signal sonore si t’en as aucune (e.g. Nicole Richie). Si ça se trouve, mes réserves à moi sont déjà dans l’orange, voir même quasi rouge. J’ai fait part à M. de mes inquiétudes légitimes. Comme de juste, elle a eu une réaction très maternelle : « ahahah, ça risque pas d’arriver ». Toujours plus vite que toi et tes 3 bourrelets, ça c’est sûr. Bref, tout ça pour dire que mardi j’avais prise de sang à 8h. Je me lève (se lever pour une prise de sang à 8h pendant les vacances, quoi de plus motivant ?)et me dirige vers la cuisine. Et là le gravement déplumé surgit de la salle de bains comme un diable de sa boîte et me dit : « je te rappelle que tu dois pas manger de matières grasses. Mais tu peux manger du pain sec et boire du thé ». Franchement, on se demande combien de temps il était resté dans la douche pour croire que j’allais petit-déjeuner avec ça ? 18 ans, peut-être ? En plus à la prise de sang l’infirmière avait une stagiaire qui s’émerveillait sur mes veines : « oh mais comme on les voit bien ! Elles sont belles ! Je peux toucher ? » Et après on s’étonne que certains aient peur de l’hôpital !
Mais c’était pas fini. Aujourd’hui j’avais écographie abdominale à 16h15. Je pouvais plus manger à partir de 11h30. Comme de juste, j’ai complètement oublié de manger avant (faut dire que rosbeef-mayonnaise à 10h, ça me dit moyen). Donc à 16h15 j’avais méchamment faim. J’arrive dans la pièce, l’infirmier me dit d’enlever mes vêtements et d’enfiler ça à la place. « ça » c’était la traditionnelle blouse verte ouverte dans le dos ; pas de bol, elle m’arrivait aux chevilles (je suis pas sûre que ça soit le cas, normalement). Je m’allonge sur la table d’examens, il me remonte la blouse sous le menton, coince une serviette en papier dans l’élastique de ma culotte et s’en va sans dire un mot. Bon. Oh tiens, il y a une trappe au plafond ; j’espère que c’est pas celle d’évacuation d’urgence, parce qu’elle a l’air sévèrement boulonnée. Trois mille ans plus tard, le médecin arrive enfin pour me faire l’écographie. Il m’a même montrée mon foie et ma rate sur l’écran ; ou plutôt il m’a montrée des formes bizarres et je l’ai cru sur parole quand il les a identifiés. Et il a conclu en me disant que tout avait une très joli forme, foie et utérus inclus. C’est quoi, je vous le demande un peu ? la semaine du compliment tordu ?

Monday, August 4, 2008

le charme de la pêche à la carpe un jour de pluie

Il a plu tout le week-end, et il pleut encore depuis ce matin, et il a fallu que j'aille déloger le chat trempé en haut de l'armoire (ça doit bien le faire rire, quand même, de me voir gesticuler perchée sur un tabouret pour l'attraper. Si ça se trouve, c'est uniquement pour ça qu'il monte en haut de l'armoire, et pas du tout pour y dormir).
Week-end à Sens, donc. Nous avons eu l'honneur de rencontrer le seul, le vrai, l'unique, que j'appelerai ici Bidule par un souci d'anonymat. Alors comment dire ? le jour où je ramène un modèle similaire à la maison, assure-toi immédiatement que je me suis pas faite une commotion cérébrale récemment (en courant après le bus, par exemple - ah non, ça y'a que toi qui y arrive ^^). Si c'est pas le cas, tape-moi dessus très rapidement que je reprenne mes esprits au plus vite. Blague qu'il nous a sortis ce week-end : (Philippe venait de nous donner des concombres) "les concombres, ça vient du coeur et ça finit dans le --" merci tais-toi maintenant (déjà qu'avant les concombres j'aimais moyen, maintenant je pourrais plus m'empêcher d'y repenser à chaque fois...). Je crois que ça dit tout sur le personnage. J'ajouterai juste qu'il venait de passer sa nuit à pêcher la carpe (et moi qui posais des questions à table pour être polie ; ma bonne éducation ressurgit toujours aux moments les moins opportuns, vraiment)...
et maintenant, un choix cornélien s'offre à moi : Angélique ou TWW ? (d'ailleurs, j'avais acheté Volver en DVD et je l'ai toujours pas regardé ; tu veux que je t'attende ?)

Friday, August 1, 2008

trivia

j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac j'ai mon sac

(et j'ai rien à faire, au cas où c'était pas évident)

soirs d'été

Il y a des habitudes qui ne changent pas. A la maison, c’est celle de s’asseoir sur le perron l’été le soir. C’est forcément l’été : la porte de devant est ouverte, la voisine va passer nous dire bonsoir parce que c’est l’heure où elle s’ennuie, Papa mange de la glace au café, Maman a trop chaud. C’est forcément le soir : le chat est rentré et observe la rue depuis le premier étage, Papa s’endort sur le banc, Maman ne se plaint plus de la chaleur parce qu’il commence enfin à faire frais, et nous attendons que le lampadaire juste en face de la maison s’allume pour pouvoir continuer de lire. J’aime bien cet instant, quand il fait trop sombre pour lire sans lumière, mais que le lampadaire est encore éteint. Il y a toujours cette légère hésitation : est-ce que ce soir encore, la ville allumera l’éclairage public ? bien sûr que oui, d’ailleurs ; je ne me souviens pas d’une seule soirée où ce luminaire serait resté éteint.
Parfois des gens viennent nous tenir compagnie. La voisine, donc, quand elle est là et qu’elle s’ennuie ; elle passera le reste de la soirée à nous raconter des anecdotes de l’époque où elle était agent immobilier. Ou des visiteurs, quand il y en a ; te souviens-tu que, la veille de ma communion (privée ou solennelle, d’ailleurs ?), vous étiez restés à parler avec les gens déjà arrivés dehors, longtemps après que je sois allée me coucher (ça devait être ma communion privée, pour que je me couche si tôt).
Mais la plupart du temps, nous sommes seuls, juste tous les quatre. Papa est assis sur le banc et fait semblant de lire un magazine ; mais en fait, il est juste en train de s’endormir, et ne va pas tarder à aller se préparer un chocolat qu’il boira juste avant d’aller se coucher. Invariablement, Maman interrompra sa lecture pour lui dire «qu’il n’a pas vraiment besoin de ça », puis retournera lire le Figaro, dont elle nous infligera parfois la lecture orale des passages les plus scandaleux. Mais personne ne l’écoute, c’est aussi une tradition estivale.
Et nous deux, nous sommes assises sur le perron, et nous lisons les versions été de nos magazines habituels. Invariablement, Elle versera dans le magazine people (avec, cette année une rubrique psychologie ayant pour le moment débattu de « Georges Clooney est-il incasable » ou « Victoria Beckham est-elle juste une image ? ») tout mince (parce que, comme ils l’avaient expliqué une fois, « en été, votre magazine préféré fait lui aussi un régime) ; et il y a aura les traditionnels quatre romans courts qui, dès la rentrée, prendront la poussière sur un coin de mon bureau jusqu’aux prochaines vacances (mais cette année, ils ont été remplacés par un feuilleton d’AGA et une réécriture des fables de la Fontaine par Fonelle). Madame Figaro essayera de rester un peu plus sérieuse, en présentant chaque semaine une nouvelle inédite d’un écrivain qui publiera sans doute un roman à la rentrée littéraire ; et les premières pages d’un des romans de l’été. Bien sûr, dans les deux, on retrouvera les mêmes articles qui expliquent comment perdre 10kg l’été en se nourrissant de lait d’avoine et de quinoa cru, les mêmes questionnaires hebdomadaires plus ou moins drôles à un people pour savoir ce qu’il fait de ses vacances (ce qui nous permettra tout de même d’apprendre qu’Irina Lazzareazu se trouve « trop maigre, plus plate que plate et blanche comme une aspirine »), et les mêmes actrices qui auront posé sur une plage de Deauville ou de Cannes et détailleront à l’infini le contenu de leurs valises, où elles auront placé, quel heureux hasard, le maximum de produits de la marque dont elles sont égéries (Eva Green dans Madame Figaro : « je ne pourrais pas me passer de mon soutien-gorge en dentelle noir Dior, la crème or de vie de Dior et le parfum Midnight Poison ». De qui est-elle l’égérie ?).
Puis il commencera à faire trop frais, Maman se rappellera qu’elle travaille le lendemain et des ronflements discrets se feront entendre du côté du banc. On rentrera les journaux, on fermera la porte, le chat descendra à la cave et tout le monde ira se coucher. Mais c’est sans importance, parce que demain, nous passerons encore la soirée dehors, tant que le lampadaire voudra bien rester allumé et qu’il ne pleuvra pas.

Thursday, July 31, 2008

encore des soldes (mais c'est bientôt fini)

Hier, entre deux séances chez l’opticien, nous avons donc cherché des cadeaux pour Charlotte et Louise (les filles de ma marraine qu’on va voir ce week-end, pour ceux qui ne suivraient pas). Comme c’est la fin des soldes, on avait décidé d’acheter à chacune un haut. Problème : elles doivent toutes les deux approcher le mètre 75 (pffff), et ont des tailles de vêtement en conséquence : 44-46 pour la première et 42-44 pour la deuxième. Ce qui m’a permis de remarquer quelque chose que je n’avais jamais remarqué avant. A la fin des soldes, en Angleterre, il ne reste que des tailles extrêmes, genre 0, -1 ou 48 et 52 (pourquoi y a-t-il du 52 chez Monsoon, c’est un mystère ? en France, on trouve du 52 uniquement dans les boutiques genre « grosse & belle », où tous les vêtements ressemblent à des boubous africains ou des chemisiers en polyester) ; pas une seule taille intermédiaire. A l’inverse, en France, tu as pleins de 40 ou de taille 2 dans les rayons, mais très peu de 36/38 ou 42-46. Donc je ne me plaindrais plus jamais qu’il ne reste que des grandes tailles, puisque c’est faux. A la place, je récriminerai : « mais c’est nul, il ne reste que des tailles intermédiaires ».

Nous voilà donc parties à chercher 2 hauts. Sachant que je ne les ai pas vues depuis longtemps, c’était assez dur de trouver quelque chose d’adapté. Et c’est pas M. qui m’a facilitée la tache : « oh ben Louise s’habille de manière assez originale. De toute façon, elle est en section dessin, tu sais », ce qui chez elle veut dire à peu près : elle a toujours les cheveux dans les yeux, au moins un piercing, un copain gravement chevelu tendance hippie et consomme des substances hallucinogènes pour trouver de l’inspiration (enfin, je crois pas que Louise en soit là…). En tout cas, j’ai fait pour elles ce que je ne fais jamais pour moi, j’ai patiemment épluché les rayons soldes de Etam et Promod pour trouver le bon vêtement. Je suis même rentrée chez Pimkie sans en ressortir immédiatement, témoignage irréfutable d’amour non filial et de bonne volonté s’il en est (et résultat, j’ai du subir le discours quasi cornélien d’une fille de 11 ans (version plus jeune de Little Miss Perfect) qui ne savait pas si sa mini jupe en jean blanc avec ceinture à paillettes (sic) ne faisait pas trop gamine). Finalement, j’ai choisi une tunique en laine chez Promod pour Charlotte et une blouse à imprimé 60’s chez Etam pour Louise. (ah oui, et comme il y avait une promo à Etam je nous ai choisies à chacune une écharpe d’été – la tienne est noire avec des ronds blancs – mais je sais pas quand elles pointeront le bout du pompon)

Et évidemment, comme chaque fois que je ne cherche rien pour moi, j’ai trouvé plein de trucs. Par exemple, la blouse pour Louise, je n’y ai pas jeté un seul coup d’œil la fois où je suis venue à Etam pour moi ? mais là, en l’essayant, je l’ai trouvée trop belle. Peut-être parce qu’en cherchant pour moi je me sens tenue de me limiter à un certain type de vêtements que je suis censée porter, mais que quand j’achète pour d’autres j’ai un champ de possibilités plus large. Toujours est-il que je suis revenue ce matin pour essayer les vêtements. Mais visiblement, il existe à Nevers tout une faune qui nous est inconnue, et qui ne sort de sa tanière qu’après 19h, parce qu’à 10h30 la moitié des vêtements que j’avais vu avaient disparu – et l’autre ne m’allait pas.

Mais mon déplacement n’aura pas été en vain, puisque je l’ai retrouvé : mon sac Longchamp, celui en nubuck rose thé avec les fermetures éclair, celui qui me criait « Maman » quand je le voyais en vitrine à Toulouse et qui a pleuré en me voyant lui tourner le dos avec abnégation aux Galeries Lafayette. Et il ne coûte plus que 210€ ! et grand-mère veut que je trouve un cadeau pour mon anniversaire + mon année ! et la vendeuse me l’a mis de côté jusqu’à demain ! et la boutique Swaroski a enfin ouvert !

Tuesday, July 29, 2008

âmes sensibles s'abstenir

Cette scène, d’une cruauté insoutenable, a eu lieu le 28 juillet 2008, à 19h20 durant le dîner, chez les G. Par discrétion, nous avons choisi de garder secrète l’identité des protagonistes.

C : Tu prends pas de haricots verts, Maman ?
M : Non, non, je vais me contenter de fromage blanc.
C : tu sais que ça n’a pas les mêmes qualités nutritives, n’est-ce pas ?
M. rentre dans la maison
C, à P : c’est sûr que quand on a mangé une glace à 4h…
M, depuis la cuisine : ça suffit, avec tes réflexions !
P : oh, mais elle a l’ouïe fine !
C : c’est bien tout ce qu’elle a de fin !!

Friday, July 25, 2008

du crumbe ! du crumble !

J'écris pas en ce moment parce que j'y arrive pas, tout simplement. J'arrive pas à écrire l'article sur Narnia (et puis tu devrais arêter de lire des FF, ça éviterait les questions débiles) ; tout ce que j'écris est méchant ou amer, alors on va attendre un peu avant de continuer.
J'ai fait le crumble hier soir (avec M. à l'épluchage de pêches) et il y en avait déjà la moitié en moins à 16h. Il est très bon mais j'avais mis trop de beurre (imagine le drame d'ici : le beurre fond, dégouline dans le four, brûle, M. panique, un court partout, me traite d'incapable - ça l'a pas empêché d'en manger un quart).
Ce soir je mange avec Laurène (qui a un nouveau copain, oui mademoiselle ; je te raconterai tout ça !!)

Tuesday, July 22, 2008

en attendant

article sur Narnia bientôt. en attendant, je dorlote mes coups de soleil traditionnels (mais cette année élégemment assymétriques), je chasse les puces du chat, je réfléchis à faire un crumble aux pêches, je me documente sur les bouffées de chaleur pré-ménopause, je finis mes liasses, je regarde de vieux téléfilms en cassettes.
xoxo

Saturday, July 19, 2008

ich bin krank

Ou plutôt, je suis malaaaaaaaaaade, comme chantait l’autre. Depuis jeudi matin, j’ai quasiment rien mangé, puisque dès que je mange j’ai mal au cœur. Par contre, je bois plus d’eau qu’un __________ (complétez par le nom d’une bestiole buvant beaucoup). D’ailleurs vendredi matin j’ai vomi dans le caniveau devant la maison. Je vous raconte pas ça uniquement pour le plaisir, mais aussi parce que mine de rien, l’anecdote est marrante (le mine de rien arrive bientôt). Donc, depuis mon réveillé j’avais mal au cœur. C’est pas grave, je me prépare quand même à aller à l’hôpital (ironiquement, pour y travailler). M. étant déjà partie, il ne restait donc que P. qui fermait le portail. Pendant ce temps, au lieu de monter en voiture, je vomissais consciencieusement mon repas de jeudi midi dans le caniveau. On aurait cru un lendemain de fête, l’ivresse de la veille en moins. Donc P. me dit : « tu as fini ? je vais chercher de l’eau. ». Bête que je suis, je me dis qu’il va me chercher un verre d’eau pour que je me rince la bouche. Penses-tu, il revient avec un arrosoir pour rincer le caniveau. Puis, visiblement sur-motivé à l’idée d’aller travailler, il me fait monter en voiture –sans laisser le temps de me laver les dents (merci…) – pour aller travailler. On sait jamais, des fois que mes mandats se carapatent tout seul si je prends une demie journée de congé… Et il a passé tout le trajet à me demander quand est-ce que je me mettais en jupe. Argument de choc : « t’as des jolies tenues, pourquoi tu les mets pas ? ». Genre là je suis habillée comme un sac… Conclusion ? mon père est un barbare sans cœur.

Thursday, July 17, 2008

"you're relieved, Mr. President"

Si j’écris pas en ce moment, c’est pas parce que je suis trop fatiguée (travailler avec douze équivalents de ma grand-mère a peu de chance de m’épuiser) ou que j’ai pas le temps, c’est simplement que je préfère consacrer mon temps et énergie en dehors de l’hôpital pour regarder « the West Wing ». Ça m’a prise ce week-end pendant la visite de grand-père. J’ai regardé la quasi-totalité de la saison 4, qui est excellente. Le final surtout, « Mr. President, you’re relieved », « Leo will know what to do » et « are you in love with Josh ? ». Et une des meilleures scenes, toutes saisons confondues, est sans doute celle entre Andy et Toby dans la maison qu’il a acheté (ça doit être une des plus tristes aussi). Tu as donc ce final fantastique, et après, paf, tu as une grosse crêpe en guise de season opening. Avec Amy l’insupportable qui se la ramène encore (j’aime bien Amy, mais on pouvait raisonnablement espérer un baiser entre Josh et Donna pour célébrer la libération de Zoey, au lieu de devoir attendre une victoire électorale au Texas. Là, à côté, la grande blonde, c’est pas dur quand même !!). Et oh mon amour tu es saine et sauve, comme je suis ta mère je fais la geule et je pars m’enterrer dans la ferme familiale, pendant que Charly fait des yeux de cocker battu. Et puis les républicains sont méchants et arrivistes, bouh ! jetez-leur tous des tomates ! Mais c’est pas grave, c’est trop bien quand même – et puis Josh et CJ sont géniaux (mais où passe Dany ? ils le sortent de sa boîte quand ça les arrange ?). And btw, tu pourrais me ramener la saison 2 (est-ce que par chance ça serait celle avec les épisodes où 1) il y a un candidat à la présidence polonaise avec une prostituée américaine qui attendent devant la Maison Blanche ; 2) la first Lady dit à Charly « blabla so it means we can have sex now »). Un rapatriement sans délai est demandé (en plus du truc de chez Accessorize ^^ ; ouais je sais c’est scandaleux).

Sunday, July 13, 2008

Il faudrait que j'entende "un jour tu seras grande"

J’ai une mère persuadée que la solution miracle à la criminalité en Angleterre est la démocratisation du volet dans les îles britanniques (qui s’y fait très rare, pour ceux qui n’en seraient pas des habitués). J’ai aussi un grand-père qui vient de découvrir l’épilation du maillot grâce à Jean-Pierre Pernault, alors qu’il ne s’était toujours pas remis de l’épilation des aisselles.

Avec tout ça, il y a des jours où je me dis que ce que je raconte ici est vraiment inintéressant – ceci n’étant pas un appel pour que ma foultitude de lecteurs s’exclament « mais siiiiiiiiii, c’est très intéressant » (quoique si vous voulez vous pouvez, les compliments, même précommandés et sur mesure, sont toujours les bienvenus). C’est vrai qu’il y a des jours où j’ai vraiment rien à raconter, mais j’essaye quand même d’éviter le syndrome mavie.com (d’autant plus que je ne peux pas faire de dessin pour rendre trépidante une anecdote insipide du genre « aujourd’hui j’ai reçu ma nouvelle carte bleue » - je pourrais bien le broder, mais ça serait un blog à très très long terme).

Il y a aussi des articles qui sont plus ou moins bien écrits, suivants l’heure et l’humeur au moment de la rédaction. J’ai tendance à faire beaucoup de digressions et à ne pas toujours être très cohérente dans le développement de mes raisonnements, mais j’essaye de faire attention et de consacrer du temps à la rédaction des articles quand je peux.

Il y a certains sujets que j’aborde souvent, et d’autres que je laisse volontairement toujours de côté. Les plus récurrents doivent être ma mère et mes rêves (parce que je ne saurais pas en parler, mais que je peux l’écrire), et ceux qui ne sont jamais évoqués sont principalement les gens que je connais ou que je rencontre – parce qu’il pourrait m’arriver d’écrire des choses que je regretterais ensuite, étant donné que je peux avoir tendance à être assez critique.

Je ne parle pas non plus beaucoup de mes études ici, mais c’est surtout parce que j’écris à la fin de la journée, moment où j’en ai jusque là des ondes et que si on me proposait un BTS d’esthéticienne, j’y sauterais à pieds joints (mais je m’en mordrais les doigts ensuite, que ça soit clair). Et aussi parce que j’ai vraiment l’impression de ne rien y connaître, et donc je ne me sens pas vraiment une quelconque autorité pour parler du dernier prix Nobel de physique ou de pourquoi je fais GP l’an prochain. Depuis que je suis à l’INSA, je passe mon temps à avoir l’impression d’être parfaitement inadaptée parce que l’intérêt que je porte aux sciences est, disons, limité. J’aime ça, ça m’intéresse, ça m’amuse, mais ça s’arrête là. Ça ne me viendra pas à l’idée d’approfondir mes connaissances en programmation au point de pouvoir coder mes propres jeux. Pire, ça ne m’intéresserait même pas, alors qu’il me semble que ça devrait, au moins juste un peu. Parfois, quand j’essaye d’expliquer pour la énième fois à Antoine pourquoi ça me semble important de reconnaître un sac Kelly - et que je sais que c’est peine perdue – je me demande vraiment ce que je fais là. Tout ça pour dire que si je cite plus souvent Helen Fielding que Einstein, c’est uniquement parce que je me sens plus de légitimité par rapport au premier qu’au second – à tort ou à raison, d’ailleurs, là n’est pas la question.

Et je ne sais pas si vous l’avez déjà remarqué, mais je ne sais jamais comment conclure mes articles.

Wednesday, July 9, 2008

oh mais ta g***** !!!!!!

Ce matin, j’ai eu la malchance de petit-déjeuner avec M. (je supporte pas les gens qui parlent avant d’avoir pris mon petit-déjeuner). Bon grès mal grès je m’installe et allume la télé où je zappe sur les clips. En l’occurrence passait celui du « prochain tube de l’été » (wouhou), à savoir un truc très nul chanté en anglais par un bellâtre pseudo-hispanique (qui vérifie à l’occasion l’histoire de la vache espagnole). Le réalisateur avait décidé de représenter des vacances classique : le « chanteur » avait bien naturellement une bouteille de champagne à la main et dansait (« bougeait les pieds » serait plus exact) entouré d’une dizaine de strip-teaseuses (ou peu s’en faut) recrutées pour l’occasion. Et là, M. s’écrie : « mais c’est un scandale… ». J’aurais parié qu’elle allait critiquer les filles quasi-toutes nues. Mais visiblement, à 7h-15 on remarque pas la même chose parce qu’elle continue : « on devrait interdire au gens de boire de l’alcool dans les films, c’est de l’incitation à boire, blablabla, alcoolisme chez les jeunes, blablabla, scandale, blablabla, scandaleux. » Et moi, qui décide de faire la cruche, demande innocemment : « mais aloreuh, tu crois queheuh, il faudrait aussi que personne ne fume dans les filmeuh ? » Ben oui dis donc, c’est qu’elle le croit. Je vous épargnerai la suite du dialogue, qui de toute façon consistait en une variation entre « scandale » pour M. et « Humf » pour moi (l’onomatopée la moins engageante, mais aussi la seule qui peut passer pour une réponse) ; en gros, on aurait dit la fin de « thank you for smoking », quand le sénateur présente ses ridicules photos retouchées…

Ensuite, exactement comme dans le clip, j’ai enfilé mon mini monokini en macramé, pour aller sauter avec toutes mes copines dans la piscine verte tellement elle est bleu…

En fait, c’est le premier jour de beau temps (comprendre : pas de pluie) et en guise de piscine pleine de mannequins, je travaille dans un open-space peuplé de femmes à divers stade de leur ménopause, ce qui les poussent à me materner plus que nécessaire en attendant la prochaine visite de leurs enfants. Evidemment, il y a bien l’homme et demi : le patron, mâle dominant de l’espace (il avait piqué une colère le vendredi précédant mon arrivée, et elles en étaient toujours toutes émoustillées), et un autre (le demi) qui a visiblement raté de peu la trisomie 21. Un environnement épanouissant pour un travail épanouissant : trier des mandats par numéro de compte, puis en faire des liasses de moins de 10 cm d’épaisseur et 5kg (c’est très important, il y a des tas de circulaires pour préciser les mesures, prises uniquement pour le bien-être des juges). Bref, si ce n’est ma paye à la fin du mois, l‘ensemble est bof et j’ai un torticolis (au moins j’améliore mes rotations de buste).

Saturday, July 5, 2008

galerie des horreurs

Marlou n’a qu’à attendre dans sa cabine d’essayage (de toute façon je crois qu’elle n’est pas vraiment pressée d’ouvrir le rideau), pour le moment j’ai envie de parler de mon activité de l’après-midi, à savoir : ranger mon armoire.

Vaste programme. Ranger mon armoire, ça veut dire refaire les piles de vêtements ; rendre à Lucie ce qui lui appartient ; trier mes petites culottes par couleur ; me débarrasser des vêtements qui ne me vont / plaisent plus. Parce que, contrairement à ce que certains pourraient penser, je n’achète pas tant de vêtements que ça, et surtout je les garde longtemps. D’abord parce que j’en ai quand même beaucoup, ensuite parce que je n’ai pas grandi depuis la 4ème, ce qui limite la rotation vestimentaire (mais si, quand on jette un pull pour faire la place à un autre quasi identique). Et surtout, surtout, parce que dans la famille, se débarrasser d’un vêtement qui a moins de 10 ans d’utilisation derrière lui, c’est pire qu’épouser un ex-SS. Ici le vêtement - du pull à la petite culotte - a un cycle de vie extrêmement bien rodé : il est d’abord acheté, la plupart du temps en soldes ; il est ensuite porté pendant une dizaine d’années, pour des occasions de plus en plus informelles, suivant la vitesse à laquelle il pluche/se déchire/est taché au-delà du réparable. Une fois usé trop irrémédiablement pour être porté en société (i.e. toute personne n’appartenant pas à l’arbre généalogique) il sera rétrogradé au rang de vêtement de bricolage ; on lui fera alors subir diverses poses de papier peint, peintures de volets, tontes de pelouse et autres pulvérisations de désherbant. A la fin de cette étape, si le vêtement est en coton, il sera découpé puis utilisé pour dépoussiérer ; s’il est en laine, il participera au cirage annuel du parquet. Ceci étant poussé à tel point que, quand j’étais petite et que je voyais une photo de M. d’avant ma naissance, je m’exclamais presque invariablement : « oh, mais c’est le truc qui sert à faire la poussière » ; ou encore que dans tous mes souvenirs d’avant mes 6 ans, elle porte le même sweat rouge à pois blancs (je l’identifiais tellement à ce sweat qu’un jour, en vacances, j’avais suivi sans réfléchir une inconnue qui portait le même, avant de m’apercevoir que ce n’était pas ma mère et que d’ailleurs elle ne portait absolument ce haut ce jour-là)…

Trier le contenu de mon armoire s’est donc rapidement en une fouille archéologique où chaque étagère me rappelait des souvenirs – et pas des bons en général. Jusqu’à maintenant, je n’avais pas encore eu le droit de me débarrasser de certains vêtements que je trouvais affreux (et portés si peu souvent qu’ils étaient blancs de poussière !!). Cette année, j’ai enfin pu vider seule et manu militari : un atroce pyjama pilou orange avec des fleurs roses et des appliques de dentelles, offert par G.M. à Noël il y a 3 ans et qui avait déjà l’air usé avant d’avoir été porté (le pire, c’est que j’ai du la remercier pour le cadeau…) ; un manteau rouge très Cyrillus 94, réplique exacte de celui que ma catéchèse de CE2 portait (pourquoi a-t-il été acheté, mystère) ; un pull marin acheté il y a 6 ans en bord de mer, marqué à jamais par un tragique incident incriminant une tasse de chocolat ; un béret kaki qui me donne l’air de m’être enrôlé dans les jeunesses communistes ; un pseudo-jean, choisi par M. en 4ème, acheté en taille 42 pour être sûr qu’il ne soit pas taille basse (je devrais peut-être le garder pour me rappeler ce que ne doit PAS être un pantalon ; à savoir trop grand, pour commencer) ; et surtout les robes de chambre taille 14 ans (et qui me vont toujours, soit dit en passant) affreuses, pelucheuses, qui font soit gamine soit ménopausé mais rien entre les deux, et que M. avait amoureusement brodées d’elfes ou de tortues (plus kitsch tu meurs). D’ailleurs quand je les ai posées sur la pile j’ai eu droit à un cri parental unanime : « quoi tu donnes tes jolies robes de chambre ? oh ben non, on va plutôt les garder ». La seule étagère que je n’ai pas pu toucher (je crois que M. était prête à me faire un barrage de son corps pour ça), c’est celle des pulls. Faut la comprendre : ils ont tous été tricotés main par G.M. Mais la grand-mère a vraiment pas le compas dans l’œil, et a tendance à tricoter des pulls à emmanchures chauve-souris que je pourrais toujours porter quand j’aurais 2 enfants, une maison en banlieue et une armoire remplie de taille 44 (comme qui, voyons ? mmm…).

Je passerai sur les conseils intelligents de M., du genre « avant de te plaindre que t’as plus de place, trie plutôt tes pulls par couleur » (parfois, elle réfléchit trop vite pour moi). Mais je plains quand même les gens chez qui échoueront ces vêtements : après tout, c’est pas parce qu’on est pauvre qu’on a envie de mal s’habiller.