Wednesday, August 19, 2009

l'enfer c'est les autres dans une rame de métro


Il fait chaud, le 15 août est passé et les parisiens commencent à revenir de vacances. Il faut vraiement vivre à Paris pendant les grandes vacances - ou au moins dans une grande ville - pour s'apercevoir de l'importance que garde la période 14 juillet-15 août pour les travailleurs. Parce que soyons francs, à Nevers il ne se passe pas grand chose, mais au moins c'est une inactivité constante. On ne va pas se réveiller un matin pour trouver un quartier entier de boutiques fermées et des transports en commun vide.
Mais alors autant l'effet 14 juillet était agréable ("oh une place assise dans le tram/bus/métro/train ! et j'ai même le choix") autant le retour est assez insupportable. Surtout quand il fait très chaud, que les gens transpirent et qu'on est petite avec un odorat bien développé...

En fait je crois que Paris en été c'est pas le mieux. Il fait trop chaud, ça sent trop mauvais, il y a trop de boutiques, je me sens trop poisseuse à longueur de journée, se déplacer prend trop heures malgré le réseau de transports. En fait il y a trop de tout, et surtout trop de gens : des hommes obèses qui se curent l'oreille et en mangent le contenu, des femmes noires avec leur boubou et leur mignonne petite fille, des hommes d'affaire qui se liquéfient dans leur costume, des parisiennes branchées tout droit sorties de Elle, des clochards bien rasés qui remercient quand on leur donne une pomme, des gens qui chantent dans le métro, des familles Cyrillus 94 en partance pour Roissy, des petites vieilles qui te parlent de leur kyste aux ovaires dans le bus parce qu'elles sont seules, des chauffeurs de bus patients ou irrascibles, des japonais en short à carreaux roses, des blondes vulgaires qu'on a envie de présenter aux parisiennes branchées juste pour voir le résultat, des étudiants qui regrettent déjà la rentrée imminente, des boulets qui te disent que tu es jolie et intelligente et essayent de te parler d'Asimov, des clochards aux cheveux sales et aux doigts plein de sang, des allemands qui lisent Enid Blyton dans le texte, des mecs fashion qui écoutent bien trop fort leur iPod, des grosses femmes moches avec des cheveux blonds filasses en coupe au bol, des fils de bonne famille en polo Lacoste et sac de shopping Louis Vuitton, des amies qui se racontent leurs vies amoureuses (si tu t'appelles Adrien et que tu es pharmacien à Paris, sache que ta copine aimerait voir ta mère moins souvent), des vieilles femmes très dignes qui lisent Voici, des mecs creepy qui te soufflent dans l'oreille, des hommes pas creepy du tout qui te disent que tu es magnifique, des filles qui arrivent à se maquiller dans le métro... and so on and on and on

et si vous demande ce que parfois ça peut donner, la réponse c'est ça ("non parce que quand, même, on s'est croisé DEUX fois en UNE soirée dans le métro, c'est forcément un signe")
illustration : mzelle fraise

Tuesday, August 18, 2009

pimp my blog

Histoire de me remotiver un peu pour le blog, j'ai changé le décor. je ne suis pas trop sûre des couleurs / image de bannière, donc les avis sont les bienvenus.

Et sinon je tiens à signaler que pour une mes fois mes goûts musicaux sont avant-gardistes, puisque Florence and the Machine est la nouvelle coqueluche de toute la presse féminine pour la rentrée. Ahah ! et même ahah :P

pour rappel, Florence and the Machine c'est ça et c'est bien (pour cette chanson au moins)



ou encore (mais là j'iame moins)

le bonheur, c'est mieux que la vie

Mes années lycées étaient bien – pas bien « je voudrais tellement retourner 5 ans en arrière », juste bien. Légères et joyeuses, avec la bonne part de chagrins.
Ma première année à Toulouse n’a rien été de tout ça. J’ai fait le hérisson, je me suis roulée en boule et j’ai sorti mes piquants. C’est bien la seule chose que j’ai sorti d’ailleurs, parce que moi je suis surtout restée dans mon appartement à ne rien faire. Parce que je n’ai pas fait d’efforts ou parce que je n’ai pas rencontré les bonnes personnes – ou les deux – là n’est pas la question. J’étais malheureuse parce que j’étais toute seule et que je sentais bien que je passais à côté de quelque chose. Je postais sur ce blog tous les jours, je traînais des pieds pour rentrer à l’INSA à chaque fin de vacances et je me morfondais devant mes notes de partiels. (ça s’améliore très bientôt, pas de panique :P)
Ça a commencé a changé en fin d’année – juste avant le Book Review d’anglais, d’ailleurs (et je pourrais même citer l’heure et le lieu). Pas beaucoup, mais j’ai commencé à penser à autre chose, et l’année d’après j’ai pris la décision de ne plus être malheureuse. J’allais au stpi, on était une semaine après la rentrée, et je ne me voyais pas recommencer une deuxième année comme ça. J’ai pris mon plus beau sourire pour parler aux gens (celui où je range mes canines ^^), je me suis forcée à faire la conversation et à sortir de chez moi. Et au bout de quelques mois je ne me forçais plus tant que ça, et j’étais tellement mieux. Joyeuse et légère. Et heureuse la plupart du temps, surtout cette année.
Bref, tout ça pour dire qu’en fait, être malheureux c’est bien plus facile qu’être heureux. Il suffit juste de rester assise devant un mur à ressasser toujours les mêmes choses, et en n’en parlant à personne parce que de toute façon, personne ne vous aime et vous pourriez mourir à l’instant que ça ne changerait rien pour personne (et on vous découvrirait trois jours plus tard dévoré par des bergers allemands…). Décider sciemment d’arrêter de se prendre la tête et d’être plus ouverte, c’est plus dur. Ça prend du temps et ça expose forcément à des déceptions. Bon, d’accord, à la fin de la journée votre destin est toujours indifférent à la majorité des êtres humains, mais au moins vous pouvez espérer qu’il a de l’importance pour quelques uns. Et peut-être que vous n’aurez pas la réponse à toutes ces questions si importantes que vous vous poser (« si Laurène ne m’a pas rappelée d’ici 2 heures c’est que je n’ai pas d’importance pour elle »), mais comme vous aurez d’autres choses à penser ça n’aura pas tant d’importance que ça (et puis à l’heure qu’il est Laurène est sans doute ventousée à son copain, alors autant la laisser tranquille – marche à toute heure du jour, Laurène étant toujours ventousée à son copain du moment).
Ça m’embête un peu de finir cet article sur des médisances, mais après tout, il y a des choses qui ne changent pas. Et quand elles sont bien, autant en profiter :P
et au cas où vous demanderiez, c'est ma manière de dire que là, maintenant, à cet instant précis, je suis heureuse.

Monday, July 13, 2009

fill in the blank and have fun

ou comment réaliser un interview type de célébrité

------------------------------------------------------- le modèle -------------------------------------------------------------------

When I first met celebrity's name, she was adjective dressed in a designer's name article of clothing, looking both adjective and effortlessly adjective, as always. She'd already ordered—a meal that she adverb pushed around with her fork, smiling as she discussed her latest project.

At first , she appears adjective when discussing her role as historical character. "I see a lot of myself in her," she says, "she was a woman faced with many challenges. She also had a vagina, which is another thing we share. That's just so adjective to me. I mean, it's really a role I was born to play."

But the Oscar buzz surrounding title of movie isn't nearly as strong as the buzz surrounding her latest fling with actor. I try to get her to say anything about this actor, even something like, "I don't want to talk about it," so I can justify putting "We ask actress all about her steamy relationship with actor!!!" on the cover of the magazine, which I'm going to do anyway, because it's the only reason anyone will even bother buying this fluff piece, probably, because I mean, really, how many times can you sit down and read about actress eating a meal and talking about playing a type of role as if it's the most fascinating thing you've ever heard? She eats and she acts! She eats, and she does her job! Celebrities! They're just like us!!! It doesn't matter that actor is just as boring in interviews: together, they will sell magazines!

"Where do you see yourself in ten years," I ask her, as she stares adverb out the window, pushing her adjective hair behind her adjective ears, displaying her adjective designer earrings. "You'll have to wait and see," she smiles, before getting up and heading out the door. And just as adverb as she came into my life, she is gone, off to her next noun, to play the role she is perhaps best suited to play: herself.

--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- ---------------first take (and I'm so sorry for people who have never read "Gone with the Wind")---------------------

When I first met Scarlett O'Hara, she was shockingly dressed in a not-so-widowy dress, looking both daring and effortlessly beautiful, as always. She'd already ordered a small Ashley-likes-women-with-little-appetite meal that she hungrily pushed around with her fork, smiling as she discussed her latest project.

At first , she appears entuthiastic when discussing her role as an opportunist bitch. "I see a lot of myself in her," she says, "she was a woman faced with many challenges. She also had a vagina, which is another thing we share. That's just so like me. I mean, it's really a role I was born to play."

But the Oscar buzz surrounding Gone with the wind isn't nearly as strong as the buzz surrounding her latest fling with Ashley Winkles. I try to get her to say anything about this actor, even something like, "I don't want to talk about it," so I can justify putting "We ask Scarlett O'Hara all about her steamy relationship with Ashley Winkles!!!" on the cover of the magazine, which I'm going to do anyway, because it's the only reason anyone will even bother buying this fluff piece, probably, because I mean, really, how many times can you sit down and read about Scarlett eating a meal and talking about playing a Southern beauty as if it's the most fascinating thing you've ever heard? She eats and she acts! She eats, and she does her job! Celebrities! They're just like us!!! It doesn't matter that Ashley Winkles is just as boring in interviews: together, they will sell magazines!

"Where do you see yourself in ten years," I ask her, as she stares impatiently out the window, pushing her long dark hair behind her tiny ears, displaying her infamous diamond earrings. "You'll have to wait and see," she smiles, before getting up and heading out the door. And just as impossibly as she came into my life, she is gone, off to her next husband, to play the role she is perhaps best suited to play: herself.

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------ second take : uhuhuh---------------------------------------------------------

When I first met Colette, she was classicaly dressed in a potato-bag-like dress, looking both badly dressed and effortlessly stern, as always. She'd already ordered healthy vegetables that she grumpily pushed around with her fork, smiling as she discussed her latest project.

At first , she appears sadistic when discussing her role as a strict teacher. "I see a lot of myself in her," she says, "she was a woman faced with many challenges. She also had a vagina, which is another thing we share. That's just so like me. I mean, it's really a role I was born to play."

But the buzz surrounding her last cristallography exam isn't nearly as strong as the buzz surrounding her latest fling with ******. I try to get her to say anything about this actor, even something like, "I don't want to talk about it," so I can justify putting "We ask Colette all about her steamy relationship with ******!!!" on the cover of the magazine, which I'm going to do anyway, because it's the only reason anyone will even bother buying this fluff piece, probably, because I mean, really, how many times can you sit down and read about Colette eating spinach and talking about teaching atoms position as if it's the most fascinating thing you've ever heard? She eats and she teaches! She eats, and she does her job! Teachers! They're just like us!!! It doesn't matter that ****** is just as boring in interviews: together, they will sell magazines!


"Where do you see yourself in ten years," I ask her, as she stares agressively out the window, pushing her short grey behind her ordinary ears, displaying no earrings. "You'll have to wait and see," she smiles, before getting up and heading out the door. And just as displeasingly as she came into my life, she is gone, off to her class, to play the role she is perhaps best suited to play: herself.

Monday, July 6, 2009

due and late

- le coeur cousu, critique
- la mécanique du coeur, critique
- association d'idées, liste
- les joies de la vie parisienne : le métro
- citations, liste
- les bizarreries familiales, critique (:p)
- les parfums, réflexion

désolée désolée désolée
en attendant je vous laisse avec une chanson que j'écoute en boucle en ce moment



(le clip est tt moche mais je ne peux pas mettre le sautres)

Sunday, June 28, 2009

Les Spellman se déchaînent


Premier livre lu des vacances , les Spellman se déchaînent de Lisa Lutz, suite de Spellman et associés du même auteur. Le premier ne m'avait déjà que moyennement convaincu, et j'ai acheté le deuxième uniquement parce que la boutique Relay de l'aéroport avait un stock limité. Au final, c'est un bouquin qui se lit facilement et qui fait passer le temps dans 2x40 minutes de transports en commun quotidien.
Les Spellman sont une famille de détectives privés de père en filles, où le sport principal consiste à suivre ses parents pour découvrir leurs activités nocturnes tout en espionnant le nouveau voisin qui a forcément tué quelqu'un. On a donc le père, ex-flic reconverti dans le privé ; la mère, qui sabote toutes les nuits la moto du copain de sa fille cadette ; le frère aîné, le seul à peu près normal de la famille, qui est avocat ; la première fille et narratrice, croisement entre un Columbo alcoolique et une Bridget Jones paranoïaque ; et la petite dernière (et ma préférée), tout juste 15 ans, spécialisée dans la nourriture calorique et le chantage familial.
Les deux livres sont organisés autour d'une intrigue policière principale à laquelle viennent se greffer plein de petits mystères familiaux. Le tout écrit avec beaucoup d'humour et un ton qui conduit très bien la paranoïa ambiante des Spellman (seule famille où on ne peut pas changer ses habitudes alimentaires sans être immédiatement soupçonné de cacher quelque chose).
Mais le problème au final, c'est bien cette paranoïa généralisé qui décrédibilise à peu près toutes les intrigues policières. Parce que bien sûr que oui, on peut jeter un tapis de salon sans avoir auparavant disismulé un cadavre dedans. Donc on peut être sûr que la plupart des mystères aura finalement une solution ridicule comparée au nombre de pages qui leur est consacré. ça et aussi le fait que si on a déjà vu Véronica Mars et lu un minimum de roman policier, on devine les solutions à l'avance.

suivant : le coeur cousu ou la mécanique du coeur (la thématique cardiaque des titres étant parfaitement un hasard)

Thursday, June 25, 2009

grande première

Aujourd'hui est un grand jour : je viens pour la première fois de me faire contrôler dans un bus parisien. Par une dame aussi aimable que la porte du dit bus, et qui en avait pas mal rien à faire des règles sinon elle m'aurait mis une amende de 25€, puisque je n'avais pas la photo d'identité ou les coordonnées censés venir avec la carte Navigo. Assez ironiquement je connaissais le prix de l'amende parce que je l'avais juste avant dans le bus, étant donné que j'avais fini mon livre et que j'étais très désoeuvrée.
Pendant le trajet j'étais assise en face d'un monsieur qui portait un costume composé d'une veste aux des épaules très larges et d'un pantalon remonté jusqu'à la taille. ça m'a faite penser à la dernière que P. s'est acheté un costume, aux soldes à Toulouse. Comme il n'est pas vraiment grand il ne trouvait aucun costume à sa taille, sans compter que dès qu'il enfilait un pantalon il le remontait le plus possible, genre "j'ai oublié mes bretelles chez moi". Ce qui a bien sûr fini par agacer M., qui lui a fait la remarque acerbement. Et la vendeuse (30-35 ans) d'ajouter : "non mais c'est générationnel, mon père fait la même chose". Sur le moment ça m'avait fait bizarre, parce que je n'avais jamais pensé à cet aspect de son âge...

à part ça demain je rentre à Nevers, et j'ai mon année sans passer au préjury (pour une fois...)
et oh tiens, de l'orage

Tuesday, June 23, 2009

swinging mood

Premier article depuis Paris - mais il ne traitera pas des joies de la vie dans la capitale, puisque je vais attendre la semaine prochaine pour donner mes impressions définitives.
Pour le moment je me contente de m'habituer à mon quotidien -ou ce qui est en passe de le devenir, parce que sur deux jours c'est pas encore vraiment un quotidien. Pour le moment, en très large il peut se résumer à : une chambre pas mal - une logeuse bizarre - 40 minutes de transport le matin et le soir - des livres ("les Spellman se déchaînent" pour le moment) - de la documentation en anglais - des chercheurs pas vraiment suractifs - une humeur très lunatique.
C'est caractéristique de toutes les fois où je me sens seule : je deviens lunatique. Ou plus exactement je passe mes soirées à osciller entre être chiante, être apathique ou passer ma soirée à pleurer (mais sur les 9/10 de mon temps je suis normale quand même, pas de panique ^^).
Enfin bref, tout ça pour dire que pour le moment j'ai pas forcément envie de parler de Paris, et que pour ça il faudra attendre que j'ai définitivement décider que 1) oui, mon stage est bien ; 2) j'ai eu raison d'en faire un cet été ; 3) à la maison je n'aurais rien fait de mieux et j'aurais sans doute du travailler à l'hôpital ; 4) 2 mois c'est très vite passé, à Nevers, Paris ou Toulouse.

Saturday, June 13, 2009

packed and ready - or not


Donc ce matin j'étais assise à mon bureau, tranquillement, avec comme but fort louable de comprendre le diagramme de Clapeyron. Et au bout de 20 minutes, je me suis rendue compte que je ne savais absolument pas si la création d'entropie d'une transformation réversible était nulle ou pas (la réponse est oui, pour les curieux). J'ai passé plus d'un quart d'heure à penser au week-end prochain et à mon transfert vers Paris, et je continue encore, ce qui m'empêche complétement de travailler.
Plus l'échéance se rapproche plus je me dis que j'aurais du laisser les parents venir me chercher, me ramener à Nevers, et j'aurais pris le train de là. De toute façon, soyons honnête, pour le moment j'ai autant envie d'aller à la boum mousse que de porter un chemisier en polyester (garanti repassage inutile). J'ai refusé leur proposition pour de mauvaises raisons - tellement mauvaises qu'elles ne sont même plus valables maintenant - et parce que d'une fois sur l'autre j'ai tendance à oublier à quel point je déteste voyager toute seule quand il faut que je me traîne des bagages - et aussi à quel point trouver mon chemin toute seule me fait peur.
Et là je vais devoir me traîner ma valise et mon ordinateur portable et mon sac à main (ou une compression des 3 en 2, mais à la fin de la journée j'aurais quand même plus d'épaule à cause du poids du pc). Sans compter que je n'ai aucune idée de la manière dont je vais faire le trajet aéroport-appart. Et que rien que de penser à tout ce qu'il faudra que je fasse avant mon départ et après mon arrivée, ça me déprime. Donner mes plantes en gardiennage, faire ma valise, faire le ménage, m'assurer que tout mon linge sale part avec moi, transférer mes abonnements (au moins celui de Elle), appeler le gars de l'ONERA pour savoir à quelle heure je viens le lundi, imprimer mon billet d'avion (d'ailleurs Air France est beaucoup moins pratique que BA sur ce point). Et ensuite, arriver jusqu'à l'appart, être aimable avec ma logeuse, installer mes affaires, faire une lessive si possible parce qu'en fait j'aurai plus de pantalon propre, faire les courses (et avec quel argent d'ailleurs ? il me reste 15€ sur mon compte), réussir à récupérer un accès internet, penser à ce que je ferai le lendemain avec M., faire le trajet appart-ONERA en prévision du lundi.
Donc non seulement ça fait un mois que je m'empêche d'appeler le gars pour lui dire "ne fait je viens plus en stage chez vous" parce que ça serait passablement lamentable, et pour de mauvaises raisons en plus. Mais en plus depuis ce matin je me retiens de prendre mon téléphone pour dire aux parents "venez me chercher vendredi soir, et je repartirai dimanche en train".
Mais je ne le ferai pas. Non, non, non.

Tuesday, May 26, 2009

there is no sure fact when it comes to perfume

Fait : j’ai un bon odorat.
Fait : je suis sensible aux odeurs.
Fait : j’aime bien associer une personne à une odeur.
Fait : je ne sors jamais sans parfum ; sinon j’ai l’impression de ne pas avoir fini de m’habiller.
Fait : tiens, mon flacon est presque vide, il va falloir que j’aille en acheter un autre.

Ok, j'abuse un peu sur la MAJ, d'autant plus que en fait j'ai déjà acheté mon nouveau parfum. Mais hier j'étais partie à écrire un article sur le sujet, et il fait 2 pages sans être fini, donc va falloir reconsidérer les choses. surtout que j'ai l'impression de m'embrouiller beaucoup dans mes explications.

un intermède publicitaire pour me faire pardonner ^^









et pour finir (bon grès mal grès, parce qu'il y a tellement d'autres), quelques-une de Chanel, à défaut d'avoir ftrouvé celle avec Audrey tautou





Tuesday, May 12, 2009

10 choses sans lesquelles je ne pourrais pas vivre


1. La pluie qu’on entend tomber le soir dans son lit, qui fait des flaques par terre et rafraîchit l’air en été. Le soleil c’est bien pour un temps, mais il faut mieux une bonne averse pour ne pas s’en lasser.

2. Mon mascara Diorshow. Une couche dès que je me lève – et le crayon noir qui va avec. Ni plus ni moins, mais sans je ne peux pas me regarder dans un miroir.

3. Les odeurs. J’imagine mal vivre sans yeux, mais je serais encore plus malheureuse sans nez.

4. La mode, parce que je passe mes journées dans un endroit qui en est tragiquement dépourvu. Les tee-shirts à la gloire des canards vivants c’est bien, les pulls en cachemire c’est mieux. Et aussi juste pour la petite pointe d’autosatisfaction qu’on ressent à reconnaître un 24h de Gérard Darel à 5m.

5. Un chat, parce que quand c’est tellement mieux qu’un être humain pour consoler les petites peines et pallier aux gros chagrins. Et aussi parce que c’est trop choupi-trognon scroutch scroutch.

6. Des maths, pour le plaisir de réussir des calculs et de trouver des résultats cohérents – à petites doses quand même, parce qu’il ne faut pas abuser non plus (des bonnes choses ?).

7. Les livres, tous les livres sauf ceux ayant pour héros un albinos dépressif. S’il n’y avait qu’un seul mérite à leur attribuer, ça serait celui-là : sans eux, je n’aurais jamais connu monsieur Darcy.

8. Des boucles d’oreille, de préférence des grosses qui attrapent la lumière. Une paire de b.o. vaudra toujours mieux que n’importe quel autre bijou (sauf peut-être un diadème). Les prochaines sur ma liste, des swarovsky en forme de toile d’araignée, avec l’arachnide qui se balance à son extrémité.

9. Mes lentilles. Avec elles je peux voir sous la douche, voir à la piscine, voir quand je me maquille. J’ai redécouvert le plaisir de voir plus loin que le bout de mon bras sans lunettes, et c’est génial.

10. La couture, qui me permet d’échafauder une montagne de projets à portée de main. Apprendre à faire des nounours, réussir à me servir d’une machine à coudre, me fabriquer un sac à main, apprendre à faire des vêtements. Et quand j’y pense, c’est le seul moment où je me dis que Grand-mère aurait pu nous apprendre tellement plus.


illustration (sans rapport avec l'article) : Margaux Motin

Saturday, May 2, 2009

Oh, you're supposed to care

Ouais bon je sais, on peut pas dire que je sois sur-assidue à mettre ce blog à jour en ce moment. Mais la vérité, c'est que soit j'ai pas le temps (de m'ausculter le nombril en larmoyant ?), soit j'arrive rien à écrire de valable.
Pour le premier c'est pas ma faute, j'ai un coupable tout désigné pour qui veut se plaindre (et on peut aussi considérer que je me sens pas un besoin d'introspection déprimée trop prononcé).
Pour le deuxième, je suis bien obligée de reconnaître que c'est ma faute ; j'en suis presque à un point où j'ai envie de recycler des vieux articles jamais postés. Genre, ça fait deux mois que j'essaye d'en écrire sur les collants (ahah, maintenant vous regrettez tous que je le fasse pas, hein ? hein dites ?) ; et ben rien du tout. J'ai jamais réussi à dépasser la première phrase. Mais bon, ça devrait changer cet été, j'aurai que ça à faire quand je serai à Paris.

et je vous laisse en compagnie de Lily Allen


Sunday, April 26, 2009

I've got a waterplant !

et un nouveau meuble de salle de bains pour la poser ^^

Sunday, April 19, 2009

10 things I hate about shopping

1. Ne pas trouver comment s’enfile un vêtement : ah non ça c’est une manche ; zut y’a un ruban qui pend ; à ton avis, ça s’attache comme un cache-cœur ?

2. Se tordre quelque chose en enfilant le vêtement. Le cou, le plus souvent, mais ça marche aussi très bien avec les épaules, voir même la cheville dans les bons jours.

3. Après avoir durement bataillé avec une robe bizarrement trop étroite, sortir de la cabine pour entendre la vendeuse dire « vous voulez de l’aide pour remonter la fermeture ? ». Ah, c’était donc ça le secret de l’enfilage facile : la fermeture éclair…

4. Se contorsionner dans tous les sens pour enlever une robe/jupe une taille trop petite, qu’on avait quand même réussi à enfiler. Rester coincée, et devoir demander de l'aide à la vendeuse.

5. Devoir expliquer à la vendeuse qui vient de passer la tête par le rideau que oui oui, tout va bien, mais qu’on apprécierait qu’elle n’ouvre pas grand le rideau quand on est en petite culotte.

6. Trouver la robe parfaite, bonne forme, bonne longueur, bonne couleur, et devoir y renoncer parce qu’il n’y a pas sa taille.

7. Essayer un vêtement, trouver qu’il ne va pas si mal, regarder l’occupante de la cabine voisine qui essaye le même, reposer le vêtement.

8. Voir celle-de-la-cabine-voisine se saisir de la robe qu’on vient de reposer, l’essayer et se pavaner entre deux miroirs.

9. L’écouter expliquer à une copine que « le réglisse, c’est exactement ma couleur, cette saison je ne porte plus que ça ». Lui attribuer plein de qualificatifs en –asse.

10. Malgré tout ça, réussir à trouver la robe parfaite (like, good colour, good length, good form, you name it), rentrer, montrer son achat à sa mère, pour obtenir comme réaction très flatteuse : « y’avait pas la taille du dessus ?»

Sunday, April 5, 2009

Cette fois ce n'est pas Londres

à Florence jusqu'au 15 avril.

Pas d'update d'ici là. Vous me direz, ça change pas grand chose.
Je vous répondrai "zut"

edit : je vous laisse avec une super blague à laquelle j'ai pensé ce matin sous la douche
si j'avais des jumelles, je les appelerai Pucci et Gucci

Sunday, March 22, 2009

Oh c'est trop mignon !!!!!



Ceci est un article qui ne sert à rien, et démontre à quel point passer un week-end sans sortir de chez soi, c'est mauvais pour la santé mentale.
Ne vous plaignez, vous avez échappé à un article très constructif sur le thème "Beth Ditto est moche et je l'aime pas"

Sunday, March 15, 2009

why don't you...

Cette semaine, le blog Coco's tea party (que je ne connaissais pas et qui est pas mal, surtout pour le Hit/Miss of the week) a fait son propre Why Don't You... Qui donne donc ceci :

Why don’t you...
* Dress up as Carine Roitfeld – just for one day...
-- ahahah. Yeah, sure.
* Buy a magazine you never normally do. Good ones to pick up are Plastique, Jalouse, Interview and Tank. I recently discovered I like Rolling Stone.
-- would buy if it was available in France. Instead I’ll decide next time I’ll go to a newsagent.
* Wear a hat all day.
-- Nan !
* Listen to Pull Up To The Bumper by Grace Jones. Loudly.
-- Done. Didn’t find any interest whatsoever.
* Watch your favourite movie of all time. Or watch my favourite: Clueless.
-- Thinking about it, I don’t think I can name my favourite movie. Highly disturbing.
* Splurge on a really good hardback fashion book you know you’ll love forever.
-- Keeping the idea for the next my bank account is healthy.
* Wear leopard print underwear.
-- non, pas trop…
* Make a list of the 5 designers you would most like to design your wedding dress. Even if you are already married/don’t want to get married/ not engaged.
-- Christian Lacroix – Lolita Lempicka – John Galliano – Christian Dior – YSL
Fictionnal, obviously, and no order or preference here
* Refer to everyone as ‘sweetie darling’ Absolutely Fabulous style. But stop when people get annoyed.
-- I’ll do it when I’ll get my new personality. Should be here soon btw, I ordered it last week.
* Rent of buy Marc Jacobs and Louis Vuitton on DVD. It's worth it just for the opening scene of Marc dressed as a pigeon.
-- WTF ?
* Post your own ‘Why Don’t You?’ post.
-- right now.


Donc, le mien

Why don’t you…

* listen to I don’t give a shit by Cocoon. Or que fait la vie by Vanessa Paradis.
* read the March chapter of a girl for all seasons and try and stick to the program.
* try a new cook recipe. One you’ll never have thought of doing because your kitchen is too small, your fridge is empty and you don’t have anyone to share it with.
* pick up the most expensive and daring pieces of clothes in your wardrobe (which does not go very far for some people) and wear it outside for a whole day.
* lie on your bed and look at the color of your hair in the sun.
* seriously think about how to change that room whose furniture you can’t bear anymore (because Ikea is never far from where you live)
* watch again Charmed. Even if it’s only to remember that Cole and Phoebe lasted longer than Buffy and Angel.
* lose one meaningless habit for a day. Don’t check your door one minute after locking it, wait until tomorrow to do the washing-up, and see that the world doesn’t collapse.
* buy a really expensive care cream. Kiehl’s hand cream or Estée Lauder Idealist on top of my list.
* wear a tiara for a whole day.
* do something truly unselfish and ungratifying.

image : Margot Motin

Wednesday, March 11, 2009

where do I stand ?

La première fois que JCC a invité Mareva Galanter chez lui, il lui a acheté un pull en cachemire pour être sûr qu'elle n'attrape pas froid.


James a attendu Elisa et lui a acheté une bouteille d'eau.

where do I stand ?

Tuesday, March 3, 2009

toute chose n'est pas...

alors je te signale que c'est assez injuste et scandaleux de me laisser des messages genre "mais euh je suis toute seule et tu t'occupes pas de moi". Parce que j'ai pas besoin de quelqu'un de plus pour me faire culpabiliser. Et aussi parce qu'on a été élevée par la même, alors moi aussi je sais faire si tu veux jouer à ça.
Alors non je réponds pas aux mails, mais juste parce que par principe je réponds pas aux mails qui contiennent un titre et même pas de corps de texte.
Tes MAJ je commente quand j'ai à dire, mais les épaulettes d'Ana Dello Russo (ou quelque soit l'écriture de son nom) provoque pas vraiment chez moi une loghorrée verbale.
Et je mets pas baucoup à jour, c'est vrai, mais parce que 1) j'ai pas le temps d'écrire les articles que je veux et j'ai pas envie de les bacler et 2) je réfléchis, et parfois ça me prend du temps.
Alors peut-être que je râle à rebours, mais si t'aimes pas les démonstrations d'affection publiques moi j'aime pas les reproches publiques, alors la prochaine fois tu trouveras un autre endroit pour me le dire.
Ceci dit, il y a très certainement un fond de vérité dans ce que tu dis.

Wednesday, February 25, 2009

Treasures & trinkets

Cette semaine, pas de queue au NHM, pas de costumes de tsar au V&A, pas de suicide ferroviaire et pas d'avion raté.
Juste des journées calmes et des soirées toute douces. Et des cours lents, et des td fastidieux, et une recherche de stage qui ne mène pas loin mais me permettra de ne pas trop m'en vouloir quand je travaillerai à la trésorerie cet été. Des recherches pour l'anglais, de la relecture du script des Interclubs, des comptes, des comptes et encore des comptes, pour trouver une preuve mathématique qu'aller en ville samedi, c'est raisonnable. Un frigo très vide qui, combiné aux cours, m'offre le choix entre mourir d'inanition ou mourir d'ennui. Des livres finis, des films regardés, une broderie qui restera inachevée, des boutons coccinelle qu'il faudrait acheter.
Et tout en dessous, l'envie de voir quelque chose de nouveau qui commence à refaire surface.

Friday, February 20, 2009

Lost in Jane Austen, Emma Campbell Webster

Pour quiconque a un jour lu "Pride and prejudice", Mr Darcy est l'homme idéal, et il suffit de se pencher sur le nombre de fantasmes littéraires et cinématographiques qu'il a généré en deux siècles d'existence pour s'en convaincre. En bonne midinette qui se respecte, Emma Campbell Webster a donc écrit le livre permettant à n'importe quelle lectrice de Jane Austen de réaliser son rêve : se glisser dans les robes taille empire d'Elizabeth Bennet et peut-être même obtenir une demande en mariage qui déchire son castor.
Le but de "Jane Austen et moi" est donc d'incarner une jeune fille "dotée d'une beauté passable et de talents modérés", à "l'esprit vif et la répartie facile".

"Vous avez la mission de faire un mariage de raison et d'amour, d'éliminer les prétendants indésirables et d'éviter les scandales de famille qui auraient de grandes chances de ruiner tout espoir d'un parti financièrement avantageux".

Le livre est basé sur le même principe qu'un livre dont vous êtes le héros : avec des choix en fin de page et des compétences à acquérir au fil des pages. A savoir Intelligence, Confiance, Relations et Fortune. Et bien sûr, Talents et Défauts, la première colonne se remplissant lamentablement moins vite que la deuxième. A mon stade de lecture, mes Talents se résument à : habileté à orner un éventail ; très observatrice ; sait plus ou moins jouer du piano. Et j'accumule brillament 18 défauts, dont rancunière ; ni style, ni goût, ni beauté ; sens de l'humour déplacé ; invitée se conduisant très mal. Bref, à ne pas lire si on est en pleine remise en question de ses capacités et talents.
Pour les péripéties en elles-même, je suis complétement incapable de dire si le livre s'adresse exclusivement à des critiques averties de Mr Bingley et ses soeurs. Parce que ne nous voilons pas la face, je ne vois pas pourquoi quelqu'un lirait un tel ouvrage sans avoir lu l'original auparavant. En même temps, le livre est fait de telle manière que si on a une mémoire suffisament performante, on peut coller parfaitement à toutes les péripéties de P&P sans jamais s'éloigner une seule fois de l'intrigue d'origine. Auquel cas oui, on finit par épouser Fitzwilliam, mais en même temps c'est pas très drôle ("oh mais quelle surprise, après mon refus Mr Collins va épouser Charlotte Lucas. Oh ben ça alors"). Bref, j'en ai été réduite à faire volontairement et en toute conscience n'importe quoi uniquement pour aller voir du pays (et accessoirement croiser le héros de Mansfield Park, qui se balade par là pour une raison mystérieuse : "oh pardon, c'est pas la bonne intrigue").
En gros le livre n'est fait ni pour celles qui n'ont jamais lu P&P, ni pour celles qui l'ont déjà lu. Et vaut avant tout pour toutes les fins alternatives où l'auteure a craqué, et pas qu'un peu, du genre

"Mr Elton ne veut absolument pas vous laisser partir, et reste galament sur le chemin de votre voiture, bras écartés, et exige que le cocher s'arrête sur le champ. Il donne une telle frayeur aux chevaux qu'ils paniquent et se cabrent. [...] Mr Elton [...] est piétiné à mort. Tout le monde vous tient pour responsable. Vous êtes jugées et emprisonnées pour avoir sans le moindre remord tué un ecclésiastique."

et encore, je vous épargne celle où Lizzy se romp le cou en glissant, ou celle où elle épouse Mr Collins et le tue à coups de dictionnaire au bout de deux mois de mariage insupportable...

Wednesday, February 11, 2009

Slut, a one word poem

Donc l'INSA fait grève jusqu'à jeudi soir. Mon taux d'intêrét est largement diminué par le fait que je suis malade, et se limite à "chic, j'aurai le temps d'aller chez le médecin demain matin" - ouais parce que j'attends pas d'être à Londres pour me dire "tiens, je devrais peut-être voir un médecin". Et puis 2 jours de suite à 39 de fièvre, je tente pas le diable... Avec un peu de chance la prof de sport aussi fera grève (même si je ne vois pas trop quelle excuse valable elle pourrait trouver pour). Et au pire, je récupère un certificat médical.
Bref, à la place du TP de nano on a eu droit à un magnifique exposé sur"pourquoi on fait grève" - ce qui ne m'était pas forcément superflu, puisque je me suis dispensée de toutes les AG pour nidifier au chaud sous ma couette. Très intéressant, même si ça sonnait beaucoup comme "c'était mal avant, ça sera pas mieux ensuite". Toujours est-il que chaque fois qu'ils parlaient de la recherche fondamentale, je pouvais pas m'empêcher de penser à l'épisode de The West Wing où Toby s'agace contre la représentante de je-ne-sais-plus-quoi, qui veut couper les subventions de certains artistes. Et Toby de conclure qu'on ne peut pas juger de ce qui fera date ou pas.
A part ça j'ai commencé Olivia Joules and the hyperactive imagination ; Twilight c'est tout nul ; et c'est à peu près tout, considérant ma sur-activité des derniers jours.

Tuesday, February 10, 2009

je koalate





Je devais passer ma journée banalisée à chercher un stage (wouhou), repasser (wouhou), râler ici contre certaine personne (ahah) et aller au ciné (^^). A la place je suis restée dans mon lit pour cause de crève carabinée et de 39 de fièvre.
J'ai passé la nuit à délirer, et à me réveiller par intervalle de 2h. Et j'ai fait toute la nuit le même rêve, où je me voyais allongée dans mon lit avec une bulle au dessus de ma tête, comme les rêves sont représentés dans les BD. Sauf que là, la bulle était phgocytée par une espèce d'immonde bestiole avec plein de tentacules, qui l'étouffaient et l'empêchaient de se développer correctement.
Bref, j'ai perdu ma journée et je ne sais même pas si je vais au cinéma ce soir.

image : Koala by cocokun

Saturday, February 7, 2009

thinking outside the box

Petit rappel des faits, pour tous ceux qui ne suivraient pas. Au deuxième semestre, en anglais, on doit choisir un module. Avec la chance qui me caractérise, je n’ai pas eu mon premier vœu, je me suis contentée du deuxième, à savoir Kid stuff. Ou comment convaincre les petits nenfants de retourner jouer dehors pour acquérir des réflexes de survie.

Your challenge: to design new and exciting outdoor environments, games, tree-houses, play structures games and toys so that young people will want to take part in these activities. You will use environmental friendly materials wherever possible. You will be working in team, [] producing a portfolio of ideas to make being outdoor cool again.

Bref, mon amour des enfants concilié à ma passion pour les activités en extérieur, le tout pour 2h30 de pur bonheur hebdomadaire en compagnie d’autres étudiants au niveau d’anglais plus que varié (pour employer un doux euphémisme). Il manque juste un côté tiers-mondiste pour que ma félicité soit totale. Tout ça pour dire qu’au bout d’une demi-heure de cours, j’avais envie de m’ouvrir les veines avec la feuille d’émargement. A la place, j’ai sagement observé mon voisin, qui a passé tout le cours à tirer sur les trois poils qu’il a au bout du menton (ça aurait pu donner : « kid stuff : discovering your facial hair » si la tranche d’âge avait correspondu).

Toujours est-il que la prof a eu l’idée délirante de nous faire présenter notre voisin et une activité créative qu’il avait eue dans sa vie. Et quand je dis « créative », elle tapait très large, parce qu’elle acceptait aussi « j’ai repeint les fenêtres chez mon grand-père ». Ce qui donnait donc à peu près ceci :

Il paraît que dans une réception […] quand on présente les gens les uns aux autres, on signale un ou deux détails sur chacun, pour qu’ils aient un sujet de conversation quand on les quitte. Par exemple : « John vient de Nouvelle-Zélande, c’est un fou de planche à voile. », ou : « Gina a une passion pour le parachutisme, elle vit sur une péniche. »

Le journal de Bridget Jones

Helen Fielding

Ou en version INSA : « This is Brice, and when he was nine he built a boat » ; « this is Thomas and when he was twelve he wrote a novel, but then the computer died and he lost it” (là on tient un bon début de psychanalise) ; “This is Julien and when he was in high-school, he painted a tree” (me demandez pas, je veux pas savoir) ; “this is Sophie, and she redecorated her father’s office” (on dirait la soeur de Rachel dans Friends)… And so on.

Et ensuite on a du s’entraîner à penser “outside the box”, à comprendre que quand on veut imaginer un moyen pour s’asseoir, on doit l’appeler “seating device” et pas “chair” parce que “chair” c’est limitatif et blablablabla. Et donc pour nous perfectionner dans ce genre de raisonnement, on a du répondre à 25 questions du genre :

A woman lives on the tenth floor of a block of flats. Every morning she takes the lift down to the ground floor and goes to work. In the evening, she gets into the lift and, if there is someone in the lift she goes back to her floor directly. Otherwise, she goes to the eighth floor and walks up to flight of stairs to her flat. How do you explain this ?

A cowboy rode into town on Friday, spent one night there, and left on Friday. How do you account for this ?

Sur ces questions trépidantes, je m’en vais faire mon ménage.

Thursday, January 29, 2009

i feel guilty

parce que j'ai partiel d'AN demain et que j'arrive à faire 0 annale
parce que les parents arrivent vendredi, alors que j'ai juste envie de passer un week-end tranquille
parce que je ne fais pas les choses que je devrais faire
parce que je fais celles que je ne devrais pas faire
parce que Vogue m'agace
parce que Juliette Benzoni peut aller se faire voir. Toutes ses consoeurs aussi, d'ailleurs
parce que je ne brode plus
parce que je me pose trop de questions
parce que les personnes que j'ai envie de voir ne sont pas ici
parce que j'ai perdu Clémence
parce qu'il y a trop de choses que je ne sais pas
parce que je suis fatiguée
parce que Mathilde a tort. et Laurène encore plus
parce que j'ai eu tort encore plus souvent et que je m'en veux
parce que s'apitoyer sur son sort, ça n'aide jamais

and because i'm no better

Monday, January 19, 2009

a kiss with a fist is better than none

comme mes révisions me tiendront lieu d'occupation principale pour les 2 semaines à venir (trop crédible...), il va falloir vous passer de MAJ pour encore quelque temps. je sais, trop dur...

Sunday, January 11, 2009

la dure vie d'une journaliste de mode

Ce qu’il y a de marrant dans les journaux féminins, c’est que les articles sur les actrices/chanteuses/mannequins/wannabe-it-girls sont toujours dithyrambiques. La journaliste aura toujours l’air convaincu du bien fondé du régime vanté par l’interviewée (« oh, uniquement des graines non germées à tous les repas, quelle idée fantastique »), même si elle pense le contraire (« non mais quelle freak control, à obliger sa fille de 5 ans à avoir un gâteau d’anniversaire végétalien ». et d’ailleurs c’est quoi, végétalien ? parce que j’étais persuadée que ça se rapprochait de végétarien, en plus strict, mais clairement non, parce que je vois pas trop comment un gâteau d’anniversaire peut être végétarien : « non, non, merci, jamais de lapin dans la tarte au citron pour moi »). Elle s’émerveillera toujours de ce que la mannequin mange normalement (« Maria-Carla qui mange un cake à la semoule, mais c’est fantastique » - à mon avis il faut vraiment avoir envie de montrer qu’on mange normalement pour avaler un truc aussi bourratif), même si elle l’a entendue 10 minutes plus tôt se vanter de peser chaque aliment avant de le manger, même pour le dentifrice et les chewing-gum. Elle compatira chaque fois que la pauvre chanteuse se plaint parce que « tout le monde m’offre des vêtements, j’aimerais bien en acheter moi-même parfois, comme les gens normaux, tu comprends ? », alors qu’elle-même est sur liste d’attente pour avoir l’écharpe imprimé léopard Louis Vuitton (grand mystère aussi, les listes d’attente. Pour un Birkin d’accord, c’est pas comme si il allait se démoder d’ici le mois prochain. Mais trois mois d’attente pour une écharpe ? alors qu’elle sera, selon les critères en vigueur, complètement banale à cette date ?) ou a du renoncer à des vacances à Marrakech pour s’acheter une paire de Manolos.

La journaliste admirera béatement la mannequin qui se vante de continuer à suivre un parcours scolaire normal tout en faisant la couverture de Vogue. Surtout les mannequins anglaises de moins de 18 ans, parce qu’on sait tous que le système scolaire britannique est terriblement accaparant. Ou celle qui ont 19 ans et déclarent avoir « la sensation d’avoir déjà fait le tour de la profession », puisqu’elles ont « défilé à Paris, New-York, Londres et Milan. Alors qu’est-ce qu’il me reste à voir maintenant ? ». Non, elles ont plutôt l’intention de « se consacrer aux autres, à toutes ces pauvres estoniennes (ou une quelconque nationalité de l’Est, pourvu qu’elles soient blondes, grandes et aux côtes saillantes) qui n’ont pas eu autant de chance que moi. Oui, je ressens durement leur malheur, étant passé par là. 18 ans est l’âge de ma maturité, et je veux m’investir dans une association humanitaire ». « Oh, ah » dit la journaliste. Battements de cils modestes de la mannequin : « j’ai accepté de devenir égérie de cette marque de maquillage pour financer mon projet et parce que ma grand-mère a.do.rait cette marque. A chaque achat 20 cts seront reversé à mon association, I Love Poor Ukranian Babies. Je me suis beaucoup investie dans ce projet, de la création jusqu’au photoshoot » - comprendre qu’elle est passé au labo, a déclaré en voyant un échantillon « oh c’est joli comme couleur », le-dit échantillon ayant donc ensuite été choisi pour le fond de teint. Au mieux, on lui aura demandé de décorer les boîtiers – ce qui donne des résultats mitigés, allant du dessin pas si moche à l’imprimé léopard (parce que c’est bien connu, il faut avoir un sens inné de l’art pour recouvrir un poudrier de tissu tacheté).

Parfois, la journaliste doit aussi interroger une It-Girl. La it-Girl étant par définition une fille qui ne fait rien, à par changer de vêtements pour lancer des tendances. Age moyen : 20 ans (la plus vieille étant tout de même Kate Moss, et une des plus jeunes Taylor Momsen). La pauvre enfant se débat dans les affres de sa dure vie (« j’ai rompu avec mon copain, ça allait faire 1 an dans 8 mois qu’on sortait ensemble. C’est tellement dur, je crois que je ne pourrai plus jamais aimer. ») tout en essayant de prouver au monde entier qu’elle ne fait pas la Une des magazines uniquement parce qu’elle va en boîte en petit culotte (ou en jupe et sans petite culotte, c’est selon) ou parce que son père est le chanteur à grosse bouche d’un groupe mondialement connu et sa mère une mannequin exotique (le top du top étant la mannequin égérie du swinging London ayant fait un overdose quand la it-Girl avait 5 ans). La journaliste a alors la tâche exténuante de dissimuler au monde entier la triste vérité, c'est-à-dire qu’une fille de 16 ans, chaussures Balenciaga aux pieds ou pas, ça a pas grand-chose d’intéressant à dire.

Mais jamais, jamais la journaliste n’avouera dans son article qu’elle est verte de jalousie parce que la personne qu’elle interviewe a commencé sa vie en Russie à fouiller les poubelles, est devenue une mannequin mondialement connue qui justifie l’existence de Prada (i.e. Muccia crée des vêtements qui vont effectivement à des personnes), en a profité pour épouser un lord anglais avec qui elle file le parfait amour depuis 10 ans, et a trois enfants sans augmentation proportionnel de son tour de hanche. Et surtout aussi parce que cette mannequin, en plus d’être belle et riche, en plus, en plus, elle est gentille.


et pour ceux qui se demanderaient, c'est pas juste moi qui craque le dimanche après-midi : les anecdotes citées ne sont pas inventées. et pour ceux qui s'ennuient, vous pouvez essayer de retrouver de qui je parle ^^.

Wednesday, January 7, 2009

pagaille vestimentaire

Oui je sais, je MAJ pas beaucoup en ce moment, mais j'ai pas vraiment le temps/la motivation. Et j'ai toujours pas trouvé ce que je fais pour le 400ème post, alors je me presse pas trop. En tout cas, rien de bien intéressant à raconter.
Toujours pas envoyé mes cartes de voeux, c'est pas encore cette année que je te ferai concurrence au rang de Little Miss Perfect. Pas fini mes lettres de motivation non plus ; en même temps j'ai cherché un peu et je trouve zéro renseignement sur la structure des entreprises, alors je sèche toujours pour le paragraphe d'intro.
J'ai reçu Cosmo aujourd'hui et y'a Blake Lively en couverture, ça m'a fait un choc ; presque autant que d'apprendre que Taylor Momsen a seulement 15 ans (quand tu vois comment elle s'habille c'est malsain je trouve ; à 15 ans tu lances pas des tendances en portant la it-dress du moment avec les chaussures Balenciaga - la photo pour ceux qui ne mettraient pas un visage sur son nom).
Et hier j'ai croisé une fille trop mal habillée (oui c'était hier, donc c'est pas juste la couverture de Cosmo...). Elle portait un jogging en polyester rouge avec un manteau en laine rouge, un Pliage noir (comme quoi, la démocratisation des marques a pas que du bon), et un piercing au menton quasiment invisible tellement elle avai le bas du visage dodu...
Oui, ma vie est passionante.

Sunday, December 28, 2008

the ghost of current christmas

Emmenés
  • grille-pain x2, l’un pour être réparé par le MacGyver octogénaire familial, l’autre banalement destiné à être utilisé au petit-déjeuner – parce que MacGyver répare et conserve, même le grille-pain trentenaire avec de l’amiante (d’après M. qui a donc décidé qu’elle ne risquerait plus sa santé à l’utiliser).
  • foie gras / vin / mandarines – pas au cas où on se retrouverait coincé dans la voiture par 3m de neige (puisque de neige point de flocon cette année), juste parce que demander au grand-père de faire toutes les courses de Noël serait réellement un excès d’optimisme frisant la stupidité.
  • couvertures, le grand-père ayant découvert les joies des économies par la méthode du « moins je chauffe la maison moins je paye », et faisant face à nos récriminations de riches surchauffées par l’octroi de couvertures datant facilement de la ruée vers l’or.
  • cadeaux – mais pas trop, hein, puisque comme nous le rappelle P. depuis 10 minutes en gesticulant sauvagement (à son age, vraiment, c’est pas prudent), « y’a plus de place dans le coffre » - mais non, j’ai même pas encore décidé quelles chaussures j’emmène !
  • Elle, pour élever le cœur et l’esprit vers les choses importantes de la vie, en cette fin d’année
  • broderie, tissu rouge à pois noirs, pelotes de laine marron et autre nécessaire à macramé pour hippie débutante – puisque le soir au coin du feu ou l’après-midi a la maison de retraite, il faut bien s’occuper un peu.
  • poly de cours (QFM, microcaract) parce que, malgré le fait que mon partiel le plus proche soit dans 3 semaines, j’ai réellement l’intention de faire croire a quelqu’un que je vais réviser pendant les vacances.
  • tenues de Noel – dont ma robe, à cause de laquelle M. a passé la journée d’hier à me poursuivre partout dans la maison à coup de “lève pas les bras !”.
  • DVD – parce que la broderie ne garde éveillée qu’un temps, et que Mr Darcy garde éveillée bien plus longtemps.
Sorely missing, no matter what : Christmas spirit

Tuesday, December 23, 2008

bobble


Je suis à Nevers, je n'ai strictement rien à faire, M. est mutique et ma soeur vient de gagner la tête d'un épagneul après son passage chez le coiffeur. Bref, je m'ennuiiiiiiiiiiiis ! et j'ai donc entrepris de faire la liste de tous les livres de chick lit' que j'ai un jour lu dans ma vie. C'est donc chose faite dans les 4 articles qui suivent (à noter qu'il faut mieux commencer par le dernier pour respecter l'ordre alphabétique). Que j'ai aussi écrit pour tenter de montrer que si le genre possède, c'es vrai un certain nombre de faiblesse et de clichés, il est quand même suffisament varié et bien écrit pour satisfaire tout le monde.

Lisez bien, il y aura des questions ^^.

petit précis de chick lit' - tome 4

Sykes Plum, Bergdorf blondes – dont la morale pourrait être « Mummy knows better ». Pas vraiment plus de souvenirs, parce qu’il n’y a rien de plus à se rappeler.

Sykes Plum, Débutantes divorcées – le livre qu’il fallait pour répondre à la question qui agite toutes les socialites : quand le divorce est plus à la mode que le mariage, comment rester marier ? surtout quand vous êtes persuadés que votre mari vous trompe au bout d’un mois de mariage ? Plum Sykes répond à la question en 280 pages aussi légères et éphémères que les bulles de champagne que boivent ses héroïnes.

Tessaro Kathleen, Elegance – Ou comment la vie d’une femme effacée, mariée à un homosexuel refoulé, est bouleversée par la découverte de Mme Darriaux et de son « guide to elegance ». L’histoire en elle-même n’a rien d’exceptionnelle, mais se démarque par sa construction originale : chaque chapitre commence par un article de Mme Darriaux, plus ou moins lié aux péripéties prochaines.

Weiner Jennifer, Chaussure à son pied – parce que parfois, les seuls points commun entre 2 sœurs sont une pointure et un chagrin trop lourd à porter toute seule, et que c’est suffisant pour en tirer une bonne histoire. Le premier roman de Jenifer Weiner, très bonne romancière et grande militante de la taille L dans les livres de CL. Très bien ne serait-ce que pour découvrir les poèmes d’Elizabeth Bishop.

Weiner Jennifer, Crime et couche-culottes – un assassinat dans une banlieue idyllique permet à une mère de famille plus qu’imparfaite (mais tellement plus aimante que toutes les autres mères psycho-rigides des alentours, bien sûr) de réfléchir sur le thème « peut-on vraiment être heureuse si on abandonne sa carrière pour ses enfants ? ». Sujet mieux traité que dans « and what do you do ? », avec cependant une fin tout aussi insatisfaisante et triste.

Weisberger Lauren – le diable s’habille en Prada
Weisberger Lauren – People or not people

Zola Emile, Au bonheur des dames – Une héroïne pauvre mais belle et vertueuse, rivale d’une marquise pour les beaux yeux du patron du Bonheur des Dames, qui faisait jusqu’à là le malheur de la gente féminine parisienne par son refus de se marier. Ajoutez à ça une bonne dose de gants en daim, des étalages d’ombrelles chinoises, des avalanches de jupons en dentelle de Calais à chaque étage du grand magasin. Si c’est pas de la Chick’ lit’, je ne sais pas ce qui en est.

petit précis de chick lit' - tome 3

Lisa Lutz, Spellman & Associés – pas exactement un roman de CL à proprement parler, puisque l’héroïne s’habille dans les surplus de l’armée, ne s’épile pas les jambes, et passe ses nuits dans la voiture à décuver. En plus elle est détective privé dans une famille de détectives privés tous plus allumés les uns que les autres, même la petite dernière à laquelle l’oncle a appris à ouvrir une serrure avec une épingle à cheveux pour ses dix ans. Drôle mais pas autant que le promet la quatrième de couverture, avec une intrigue policière un peu bateau, surtout si on a déjà vu Veronica Mars.

McLaughlin Emma & Kraus Nicola, Citizen girl – Une héroïne agaçante, des clichés sur le milieu de la pub et une intrigue des plus crasses : à éviter absolument, ne serait-ce que pour s’épargner la lecture d’un chapitre entier sur le thème : « d’accord, je gagne plein d’argent, mais je vois moins mes parents. Dois-je vraiment garder ce boulot ? et personne ne me comprend ! »

McLaughlin Emma & Kraus Nicola, Nanny, journal d’une baby-sitter – ou comment devenir baby-sitter chez de riches New-Yorkais, et abdiquer toute vie personnelle pour se mettre entièrement à la disposition des lubies de sa patronne, qui se révélera rapidement être une mégère psychotique et dominatrice. Inspiré d’anecdotes réelles.

Morton Camilla, A girl for all seasons – Pour savoir quel est le meilleure mois pour partir à la chasse au solitaire, lire « songe d’une nuit d’été » ou commencer l’apprentissage d’une nouvelle langue. Et si vous êtes capables d’organiser vous-même votre vie, vous pourrez toujours y découvrir tout un tas d’anecdotes sur le Royaume-Uni (saviez-vous que le baiser y avait été banni au 16ème siècle pour prévenir la propagation des microbes ?).

Morton Camilla, A girl’s guide to everything – Si vous ne savez pas vous servir d’un appareil photo, que vous vous demandez comment faire vos courses tout seul ou que vous hésitez à choisir la musique qui accompagnera votre habillage matinale, ce livre est pour vous. Sinon, il y a de jolis dessins, et il peut à l’occasion donner de bonnes idées (à condition d’étudier attentivement la table des matières)

Pearson Allison, Je ne sais pas comment elle fait – le livre qui tente de répondre à l’éternelle question « can you have it all? ». Pas vraiment, si on en juge par l’héroïne, executive woman qui tente aussi d’être une bonne mère/épouse. Très bien écrit, avec en bonus une bonne fin parce que pas totalement rose bonbon pour une fois.

Rennison Louise, Mon nez, mon chat, l’amour et moi – Bridget Jones pour les 14 ans. Vous saurez tout sur la vie de Georgia Nicholson, débordante de « maturosité et féminité », désespérément amoureuse d’un Super-Canon mais brimée par des parents qui l’empêchent de sortir après minuit. Je sais que ça a pas l’air comme ça, mais c’est hilarant (et les 5 tomes suivant aussi).

petit précis de chick lit' - tome 2

Girod de l’Ain Alix, Sainte futile – Ou comment rencontrer Dieu, découvrir qu’il ressemble à Karl Lagerfeld et apprendre que futile rime avec utile. Un roman plein de bons sentiments et de second degré, gentille satire de la presse féminine, écrit par une de ses journalistes les plus connue et les plus drôles.

Harvey Sarah, La cerise sur le gâteau – Grace va épouser un homme qui porte des vestes en tweed et a une raie bien droite en plein milieu du crâne. Ses amis s’unissent pour l’empêcher de commettre l’erreur de sa vie, se débattent dans des problèmes financiers inextricables et trouvent aussi chaussette à leur pied. Les meilleurs clichés du genre en un seul livre. Parfait pour lire à plan ventre sur le tapis du salon, les soirs de Noël où on s’ennuie.

Hochberg Agathe, ce crétin de prince charmant – Parce que les filles ne sont jamais contentes : celles qui sont célibataires aimeraient rencontrer quelqu’un, et celles qui sont casées voudraient bien être célibataire le temps d’une soirée. Ni optimiste ni kitsch, juste un échange de mails très bien écrit sur le sujet.

Karasyov Carrie & Kargman Jill, Chic et choc à New-York – Qui ne sont PAS deux hamsters à New-York, la méprise venant encore une fois de la traduction plus que lointaine du titre anglais. Les humiliations de Mélanie Korn, ex-hôtesse de l’air et nouvelle riche qui tente de s’intégrer aux upper East-Siders sans avoir compris qu’avoir de l’argent n’apporte ni bon goût ni reconnaissance. Rassurez-vous, il y a une morale simpliste. Pas le mieux du genre, je le reconnais.

Kinsella Sophie, les confessions d’une accro du shopping – Un des premiers livres de CL après Bridget Jones. A tout problème Becky ne connaît qu’une solution : le shopping. Clairement, il y a des ennuis financiers dans l’air, et aussi une histoire d’amour (mais ça, on le sait dès la page 20, alors qu’elle ne le découvre qu’à la page 280). Très bon malgré une héroïne parfois légèrement horripilante.

Kinsella Sophie, les petits secrets d’Emma – Emma a peur de l’avion, et déballe tous ses secrets à un parfait inconnu au cours d’un vol mouvementé. Bin sûr l’inconnu ne l’est pas tant que ça, et Emma apprendra à ses dépends qu’on ne raconte jamais ses secrets impunément. Et je vous laisse deviner avec qui elle est à la fin du livre… lu en une journée cet été.

Long Sarah, And what do you do? - Voilà une héroïne qui a réglé l’éternelle question “can you have it all” en se consacrant à ses enfants et en laissant son mari travailler. Mais à l’approche de la quarantaine, elle se désespère de son derrière pachydermique et de ses cheveux ternes. Et découvre un matin que son mari français (et donc volage) a une liaison. Voilà exactement l’événement qu’il fallait pour secouer Laura et faire avancer l’histoire. Ouf, on a cru rester 400 pages sur des problèmes d’au-pair suédoise allergique à la pulpe de tomates !

petit précis de chick lit' - tome 1

Abécassis Eliette, les tribulations d’une jeune divorcée – Déborah a 28 ans, des copines passablement allumées, un amour immodéré de la glace au chocolat et un humour à faire rire Goebbels. Déborah cherche l’amour aussi. Rien de bien exceptionnel, sauf que Déborah est divorcée-deux-enfants, ce qui donne une histoire un poil plus originale que les autres – et surtout, à hurler de rire.

Ahern Cecilia, PS : I love you – Ou comment surmonter la mort de son mari grâce aux lettres qu’il a rédigé durant la phase terminale de son cancer, où il vous conseille d’acheter une lampe ou de s’inscrire au karaoké. Une sorte de «girl for all seasons » (voir plus bas) mortuaire. Bon en livre, insupportable en film.

Austen Jane – la première écrivaine de chick’ lit’, qui a réussi à passer à la postérité en écrivant des livres centrés uniquement sur des intrigues « m’épousera-t-il ? », et à qui on doit un des meilleurs héros qui existe, j’ai nommé Fitzwilliam Darcy. Pour ceux qui n’en auraient jamais lu, jetez-vous sur « Pride and prejudices », ou sur sa brillante adaptation par la BBC.

Brontë Charlotte, Jane Eyre – Jane est pauvre, Jane n’est pas belle, mais Jane est douce, vertueuse et brillante. Elle est envoyée comme préceptrice à Thornhill, domaine du sombre et séduisant M. de Rochester, où se répercute la nuit des cris étranges. Avec un final fantastiquement kitsch et réjouissant, parfaitement rendu dans le film avec Charlotte Gainsbourg.

Bagieu Pénélope, ma vie est tout à fait fascinante – parce que la chick lit’, ça peut aussi être de la BD, et que Pénélope le démontre brillamment tous les jours sur son blog.

Cutler Jessica, sexe au Capitole – Jessica arrive à Washington pour gagner plein d’argent, se retrouve secrétaire parmi tant d’autres dans un bureau sénatorial, se prostitue pour arrondir ses fins de mois et pouvoir s’acheter de la coke, en fait un blog, qui fait scandale et est publié en livre. Acheté et ramené en boutique dans la même journée, tellement la fille est pas intéressante (en plus, elle critique Tiffany’s…).

Daswani Kavita, Mariage à l’indienne – Parce qu’il n’y a pas que les anglo-saxonnes qui, à 30 ans, commencent à s’angoisser à l’idée de ne toujours pas avoir trouvé d’homme idéal. Les indiennes aussi, surtout quand la tradition voudrait qu’elles soient mariées depuis au moins 12 ans.

Fielding Helen, le journal de Bridget Jones – le premier, l’inimitable et le plus drôle. Les tribulations de Bridget, londonienne trentenaire amoureuse de son patron beau et coureur de jupons et que sa mère tente désespérément de caser avec un riche avocat récemment divorcé. Des rebondissements ouvertement pillés à Jane Austen et une écriture sous forme de journal intime hilarante. La suite est bien aussi, et les films rendent justice aux livres.

Saturday, December 20, 2008

happy holiday, that's what I'm aiming at


sorry I didn't update more lately.
back in Nevers so I should have plenty of time to do so - and with many spelling mistakes since I have my sister's english keyboard ^^. 
Anyway, wish you all a happy holiday.

photo :
DreAminginDigITal

Thursday, December 11, 2008

toutes ces questions indispensables auxquelles il faut que je réponde avant Noël

  • est-ce que je porte deux années de suite la même tenue pour les fêtes ?
  • est-ce que je peux raisonnablement achever mon compte en banque pour acheter une nouvelle robe chez Tara Jarmon/Antoine & Lili ?
  • et une paire de bottes aussi ?
  • est-ce que je suis une mauvaise amie et j'offre à Laurène son cadeau d'anniversaire comme cadeau de Noël ?
  • est-ce que je suis réellement obligée d'offrir un cadeau aux grands-parents ? non parce que si ça se trouve ils seront morts d'ici 15 jours
  • ma soeur aimera-t-elle son cadeau ?
  • est-ce que je travaille un minimum avant les vacances ?
  • est-ce que je tente de passer un réveillon un minimum intéressant ?

vous le saurez en lisant les articles suivants...

Monday, December 8, 2008

je vais bien, ne t'en fais pas

Les questions qu'il ne faut pas me poser...

...parce que j'ai toujours envie de répondre n'importe quoi.
Alors, c’est bon ?
Non, y’a trop de sel, la viande est mal décongelée, la sauce est visqueuse et les légumes sont déjà froids. Mais puisque tu es ma grand-mère et que c’est Noël, on va dire que tout est délicieux.
C’est parfait.

T’es là ?
Uniquement corporellement. J’améliore mes activités somnambulistes, et maintenant je peux tenir une conversation à distance sans même être réveillée.
A ton avis ?

T’as fermé les fenêtres ? (ou une quelconque autre tâche ménagère)
Comme la météo annonçait de la pluie, j’ai laissé ouvertes toutes les fenêtres. Et pour minimiser les difficultés des gens qui pourraient vouloir rentrer dans la maison, j’ai aussi laissé la porte ouverte et stabiloté des petites flèches là où il y a des trucs intéressants.
Soupire – hausse les épaules (à ce niveau-là ça mérite même plus une réponse orale)

Quel genre de leader êtes-vous ?
Y’a un personnage politique que j’aime bien pour ses capacités de leader. Vous savez, celui avec une moustache. Non, le grand. Staline, c’est ça. Il avait des idées sympa je trouve. En plus il était bien à l’écoute de ses partisans, et équitable. Oui, si je devais m’inspirer de quelqu’un, je dirais Staline, définitivement.
Euh…

Quel est le dernier livre que vous avez lu ?
« débutantes divorcées », de Plum Sykes. C’est une très bon livre, très profond, où l’auteur nous fait partager avec brio les soucies des ses héroïnes new-yorkaises, aux maris toujours absents et soumises à une pression quotidienne pour porter avant tout le monde le nouveau sac Louis Vuitton.
« Marie-Antoinette », d’Antonia Fraser. C’est un très bon livre, très fouillé, où l’auteur nous fait partager avec brio les tragédies de son héroïne autrichienne, au mari toujours indécis et soumise quotidiennement aux calomnies.

Saturday, December 6, 2008

courses de Noël

Courses de Noël aujourd’hui. En théorie censées amener l’esprit de Noël, avec la neige, les clochettes, les rennes trop kawaï et l’overdose annuelle de rouge, vert, argenté et doré. Et qui en réalité font tout le contraire. On ressort toujours des courses de Noël rouge, échevelé ; on hait le monde entier, les grands-mères qui n’avancent pas et les vendeuses qui tentent à tout prix de te refourguer la carte de fidélité (et font la gueule si tu la refuses) ; et on se promet que la première personne qui fait une réflexion sur les cadeaux qu’on a laborieusement achetés, on ne lui adressera plus jamais la parole.


et une photo pour aérer le pavé de texte qui arrive ; et dire au passage que les déco de Noël sont roses, cette année !

Certes, je suis pas partie avec les conditions optimales : un samedi en début d’après-midi, deux semaines avant Noël. Achats prévus : cadeau pour Lucie ; cadeau pour Mathilde/Laurène/Héloïse ; cadeau pour les grands-parents. Accessoirement aussi, et pour mon usage personnel : une paire de chuassettes (depuis quand ça existe plus en petites tailles, des chaussettes ?) et du mascara (et là il faut être réellement motivée pour aller aux Galeries Lafayette et attendre vingt minutes au stand Dior que la vendeuse te remarque, t’adresse un sourire plein d’espoir, qu’elle efface bien vite quand elle réalise que tu veux juste acheter un malheureux tube de mascara et pas dépenser 100€ pour un coffret-promo-trop-bien-c’est-Noël – tout ça 15 jours avant Noël).

Premier arrêt : Séphora, où y’a des paillettes pour faire festif, et des vendeuses avec des faux cils pour faire peur aux clients. 10cm de poils synthétiques rouges et noirs collés là où ils n’ont pas leur place, c’est assez surprenant quand on s’y attend pas (mais le résultat est sympa, une fois le mouvement de recul initial réprimé). Chercheuhcherche, et trouveuhtrouve – mais pas grâce à la vendeuse-qui-ne-sert-à-rien, celle à qui tu dis « bonjour je voudrais un cadeau pour bidule et comme ça si possible » et qui te montre les galets effervescent pour le bain (c’est pas faux, y’avait « bain » dans ma description ; un mot de retenu dans tout une phrase, c’est pas si mal !). Ensuite emballage du cadeau – et ce qui est merveilleux, c’est de réaliser que le paquet, tu le fais mieux que la vendeuse. Et aussi sentir toute la tendresse de la cliente qui attend derrière toi à la caisse, et qui réalise que tu viens de lui rajouter 10 minutes d’attente parce que la caissière à deux mains gauches et des ciseaux qui coupent pas. Les courses de Noël font vraiment ressortir le meilleur de l’homme.

Balade dans les rues pour trouver les cadeaux suivants, et à défaut d’idées je croise plein de stéréotypes d’êtres humains. La mère et ses sacs cadeaux énormes « la grande récré », qui s’égosille au téléphone après son mari qui n’est toujours pas venu la chercher alors que ça fait ¾ d’heure qu’elle attend au Capitole. Le mari, justement, qui pensait avoir trouvé un cadeau pour ses parents/le voisin/le plombier tout seul, et se fait engueuler parce que ça va pas du tout, mais comment t’as pu acheter ça mon pauvre ami ? Le pauvre enfant brimé qui n’a pas pu avoir le cadeau qu’il voulait, et donc pleure des vrais larmes de crocodile, et finit par se prendre une fessée par sa mère, elle authentiquement désespérée à l’idée que si le jour où Jean-Jacques l’a demandée en mariage, elle avait dit non, son seul souci avant Noël serait de se trouver une nouvelle robe et pas d’acheter un cadeau à belle-maman, un gosse insupportable pendu au bras. Le couple de petits vieux, cauchemars de la vendeuse et du client en recherche de cadeaux : hésitent, bouchonnent tout le monde, font semblant d’être fatigués pour gruger aux caisses, monopolisent trois vendeuses pour finalement décider d’attendre encore un peu.

Bref, après cette petite visite au zoo, direction Kitakay, ma boutique-bouée-de-survie, celle où je finis toujours par trouver quelque chose à acheter, même sans idée. C’est bien simple, il suffit d’avoir envie d’un objet de déco, et il y est !

y'a un côté pas kitsh, aussi, mais la photo est moche.

Et cette fois encore, j’ai trouvé on bonheur et même plus encore – mais la chose fantastique avec les courses de Noël, c’est qu’on peut toujours se dire « bah, je trouverais bien quelqu’un à qui l’offrir ! Au pire je le garderai pour moi ! ». En fait les courses de Noël c’est pas si mal ^^.

Wednesday, December 3, 2008

We've got to do something

Donc, j'ai eu cette chanson dans la tête pendant tout le td de Q-fiabilité. sérieusement, déjà que vu la matière ma concentration est pas optimale, comment je fais avec ça en plus ?



tiré du mémorable film "forgetting Sarah Marshall", de Jude Appatow, à qui on doit également "40 ans, toujours puceau" et "en cloque, mode d'emploi" (tout est dit avec les titres, je crois).
Sinon il se passe pas grand chose dans ma vie. Aujourd'hui j'ai trouvé une pomme de pin. Et ouais. et je l'ai posée sur ma commode avec les autres. De mieux en mieux. Mais bon, c'est pas faute si j'ai pas la vie d'une héroïne de série télé, non plus (en même temps, au moins j'ai pas les cheveux gras de Meredith, c'est déjà ça). Je devrais tenter, un jour - la vie d'héroïne, pas les cheveux gras !

Saturday, November 29, 2008

free associations

Sleepy :: Ichabod Crane
Thanksgiving :: turkey
Fifteen :: première
Bangs :: my baby shot me down
Curled :: up
Surprised :: not in a long time
Mistake :: and a big one

Handle it :: you're a big girl now
Spit it out :: or shut up
Shadow :: Rebecca
Database :: internet
Kate :: Moss
Boobies :: mine
Please stop :: annoying me

Sweet as :: can be
Mad about :: the boy
It’s over :: move on
Blame :: on me
Jefferson :: US president
Heartless :: trying to be
photo : b-e-c-k-y

Sunday, November 23, 2008

Mon beau sapin



Mon Beau Sapin : des BD pour la Croix Rouge !


Recommandé par des Influenceurs



et une fois que vous aurez lu la trépidante et hautement philosophique critique de film que j'ai écrite dans l'article suivant (et pour laquelle j'ai renoncé à repasser, on appréciera tous le sacrifice), cliquez sur l'image au-dessus pour un super effet deux-en-un !